Cerastes vipera photographié par Michel Aymerich
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Voir également la page : Exposé & Débats

27. A propos de "l'aventure humaine" (celle de "Ceux-qui-prennent")
Par Pallida et Jeapi
26.
L'hypothèse Gaïa... (Echange de mails)
24. La femme avec le serpent (commentaire d'une photo de Paul Outerbridge). Par Michel AYMERICH.
23.
Echange de mails sur le thème de l'effroyable surpopulation humaine.
22. Réflexions d'un autre type : De la signification et des conséquences du massacre des serpents sur les hommes. 26 juin 2007. Par Michel AYMERICH.
21. Une tribu indienne vierge de tout contact avec les barbaries contemporaines. Juin 2007. Par Michel AYMERICH.
20
A Propos du texte :  "AVIS DE TEMPÊTE A L'AUBE D'UNE NOUVELLE ERE Energies fossiles et climat, réagissons!". Remarques de Pierre RASMONT.
19. Le pays de la corrida cachait une autre horreur : l'enfer des galgos.
Par Michel TARRIER.

18. A propos des cobras et autres serpents des places de Jemaa-El-Fna et d'ailleurs... Par David OUDJANI.
17. Cher Michel Tarrier (en guise de réponse à deux de ses contributions sur le FORUM du GEOS) Par Hassan DOUZI.
16. Le faucon que mes yeux ont rarement aperçu... Par Belkacem K.
15.
Hommes de ma patrie,  par Saïd.

14. Venez très nombreux faire du bruit le 16 décembre à Merzouga : Méga concert sous l’égide de l’UNESCO d’un artiste au grand cœur ! par Michel TARRIER.
13. Rira bien qui rira le dernier... par Michel TARRIER.
12. À quand le grand Sit-in Place Jemaa-El-Fna des stars amies de Marrakech ? A propos de Julia Roberts et des spectacles indignes de Marrakech, par Michel TARRIER.
11. Le grand jeu de l'Île de Pâques, par Michel TARRIER.
10. Observations naturalistes au Sénégal, par Olivier LEBLANC.
9. Echange de mails autour d'un "Petit compte-rendu non exhaustif de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet".
8. Esculape, dieu romain de la médecine. Association REPT.

7. La vie dans la haie. Association REPT.
6. Avis aux promeneurs et aux jardiniers. Association REPT.

5. Si utiles, tant mal aimés. Association REPT.
4. Un rapport secret sur le prochain choc climatique. Michel TARRIER. Egalement lien vers le rapport traduit en français...
3. Exhortation contre le spécisme. Michel TARRIER.
2. Réactions et discussions autour  du texte de J. Bousquet, Pourquoi l'agriculture biologique est-elle un facteur de survie ?
1. Texte de J. Bousquet : Pourquoi l'agriculture biologique est-elle un facteur de survie ?

27. A propos de "l'aventure humaine"
(celle de "Ceux-qui-prennent")

De : jeapi

Date : 4 octobre 2007 18:35:01 GMT+02:00

À : J. D.

Objet : re: Ceux-qui-laissent et ceux-qui-prennent ...

Cher Jean,

J'ai longtemps réfléchi à l'analyse des oeuvres de Quinn par M. Aymerich et mes conclusions sont encore plus misanthropes et pessimistes !

En effet : tant que l'espèce humaine est restée au niveau "chasseur-cueilleur", elle n'a rien fait d'autre que ce que faisaient toutes les espèces animales qui lui étaient contemporaines. Tuer ou cueillir pour manger et manger pour vivre.

L'agriculture lui a permis de se sédentariser .... et c'est là que le bât a commencé à blesser car elle est passée de la notion de simple subsistance à la notion de production excédentaire et donc d'expansion !

L'Homo que l'on dit sapiens va disparaître de la planète du fait de l'acquisition suprême qu'est son intelligence ...

Pour moi, pas de notion religieuse derrière tout ça, mais le constat amer que le point de non-retour a hélas été dépassé du fait de la course aux profits à laquelle est intimement liée la "société de consommation" ...

L'animal, qui ne possède pas l'intelligence, n'a aucun désir de conquête, aucune méchanceté réfléchie, aucune rancoeur mais un INSTINCT DE SURVIE ......... que l'Homo sapiens a perdu !

Continue donc à rendre la vie douce aux péliades dans ton plat pays car, là est la vérité : le respect de la VIE qui nous entoure, tout simplement.

Je suis un "mauvais citoyen" car je consomme peu (encore trop mais il est impossible de renoncer à la civilisation) et je dois t'avouer que lorsque je réfléchis un peu, j'ai parfois honte d'appartenir à l'espèce humaine ...

Allez, bonne soirée mon ami, je souhaite que l'avenir me donne tort .... mais je crains beaucoup d'avoir raison !

 **Un livre à lire (très ardu) : "Et si l'aventure humaine devait échouer" de feu Théodore Monod - Editions Grasset.

From: Pallida

To: Aymerich Michel

Subject: RE : Fwd: Ceux qui laissent et ceux qui prennent ...

Bonjour Michel,

En vous remerciant sincèrement de tous vos courriers auxquels, hélas; je ne prends pas le temps de répondre du fait d'un emploi du temps débridé et aussi mea-culpa de ma négligence.... Je viens de lire cet ultime message et suis heureux de savoir que quelque part existe mon alter ego de pensée!

Je me permet de "pousser" plus loin le commentaire sur l'instinct de survie qu' Homo sapiens aurait perdu en disant qu'au contraire celui-ci est tellement présent qu'il l'a poussé à devenir le dominant de la chaîne vivante de toutes les espèces (animales, végétales) en oubliant ce qu'il a été il y a peine 10 000 ans.

Mieux encore, de part son "intelligence" Homo sapiens est devenu le conquérant que l'on connaît, le manipulateur, le créateur pour s'assurer de la pérennité à n'importe quel prix! On sait les souffrances, les horreurs et le cortège de destructions irréversibles (avec leurs réactions en chaînes) dont il n'était même pas conscient ou préférerait taire qui ont été engendrés par sa  soit-disante supériorité.

Je suis certain que l'évolution a fait un couac en le dotant de cette dernière et que toute merveilleuse qu'elle puisse être, elle n'en est pas moins une arme de destruction massive dans sa finalité!

Nous sommes pris dans un engrenage et ne savons plus comment freiner la machine, trop de choses, trop vite... Il serait grand temps que cela s'arrête!... Pas pour nous! Non! Loin de là (nous ne faisons que passer et quelques milliers d'années ne pèsent pas lourd ) mais pour tout ce qui vit et pour la boule bleue qui nous sert de vaisseau spatial et temporel et qui ne peut pas contacter de base de lancement pour appeler:

"AU SECOURSVIRUS  DESTRUCTEUR  A  BORD  DETECTE  NOM DE CODE: HOMO SAPIENS SAPIENS !"

... ce n'est pas de la science-fiction... nous y allons à grands pas!

Que ne sommes nous restés à l'état de grands singes!

Tout est si vrai hélas dans cette analyse "au couteau" et comme le dit si bien votre ami Jeapi: j'aimerais tant avoir tort!

Mon épitaphe était, est et restera : "Le véritable crime de l'homme, c'est d'être né!" ...

A méditer en toute humilité et loin de toutes pensées et croyances politico-religio-humano-sectaires! simplement avec la vision de l' Orang-Outang ou du Chimpanzé! ...ce ne devrait pas être trop difficile pour nous qui sommes SI BIEN !

Le roi des pessimistes...

Cordialement.


26. Une discussion sur le thème du devenir des espèces et sur "Ceux-qui-prennent" et "Ceux-qui-laissent"

PALLIDA a écrit :

Bonjour, je viens de lire vos pages et je peux vous affirmer que je suis consterné devant l'ampleur des dégâts (connus et inconnus) que nous infligeons tous (y compris moi) à notre petite sphère bleue.

Je pense sincèrement et ceci sans catastrophisme que devant tant de profits, d'individualisme, l'homme (puisqu'il s'agit bien de lui et de lui seul) est bien la seule espèce de mammifère qu'il faudrait voir en voie d'extinction (c'est terrible de devoir penser ainsi!)mais du paysan indien au génie scientifique, qu'est-ce qui justifie, qui excuse, une telle prétention?

Nous sommes ici par le grand jeu de la Nature, par une merveilleuse alchimie, un assemblage génial de molécules, d'atomes, etc. qui a fait de nous ce que nous sommes et qui nous a inscrit dans le grand Jeu de la Vie et rien de plus... et c'est pure folie que de se croire autre chose que ce que nous sommes!

Dans la grande machinerie de l'évolution, de la simple poussière d'étoile d'il y a 14 milliards d'années à nos jours, comme disait un philosophe: "Le véritable crime de l'homme, c'est d'être né!" Il faudra m'expliquer pourquoi nous sommes la seule espèce (douée d'intelligence, ce dont je doute profondément) à nous sentir si supérieure?

Peut-être DOIT-il en être ainsi...encore pendant quelques milliers d'années avant de retourner au néant...?

Nous ne sortirons pas vainqueurs de toute cette désolation que nous semons. Au mieux nous allongerons notre "temps de passage" mais à quel prix pour tout ce qui nous entoure?

Je suis natif d'un coin de campagne et ai pas mal voyagé et partout je n'ai rien trouvé qui me réconcilie avec la nature humaine. La seule confiance que j'accorde sans restriction va à la Nature qui, bien avant nous, a su gérer son évolution et à son rythme. Le constat (sans animosité aucune) est que je ne crois plus en l'Homme. Amer savoir que je tire du voyage! Pour reprendre une expression lourde de conséquences: L'homme a programmé sa propre solution finale.

Laissons le facteur temps agir... nous y arriverons!

Je reste pétri d'admiration devant des personnes comme vous qui vous battez au quotidien pour faire savoir, reconnaître et essayez de sauver ce qui peut l'être!  Respect à vous tous de par le monde car même devant le constat d'échec où nous courons vous aurez eu le mérite d'avoir essayé et d'y avoir cru. Admiration sincère.

Un habitant de la planète.

----- Original Message -----

From: michel aymerich

To: PALLIDA

Sent: Sunday, May 20, 2007 2:28 AM

Subject: RE : Commentaires

Bonjour ou bonsoir (il est tard),

Tout d'abord, merci de votre soutien moral.

 Je vous comprends, mais je ne peux me permettre d'adopter votre pessimisme ou même toute forme de pessimisme ou bien alors à la manière d' Antonio Gramsci lorsqu'il conseille : "Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté"

Que faire d'autre, sinon?

 Je ne pense pas que l'homme en tant que tel soit la cause du problème. Les peuples de chasseurs-cueilleurs, tels les Indiens d'Amazonie, les Aborigènes d'Australie, les Bushmens du Kalahari et bien d'autres ne se sont pas comportés et ne se comportent pas, lorsqu’ils sont eux-mêmes et non acculturés, comme des "terminators", des exterminateurs subjectifs ou objectifs de toute vie, y compris humaine...

Le problème vient d'un type de civilisation que l'auteur américain Daniel Quinn qualifie de "Ceux-qui-prennent" par opposition à "Ceux-qui-laissent" (les peuples cités ci-dessus). Ce type de civilisation trouve sa source dans la révolution agricole commencée il y a dix mille ans, une révolution dirigée contre les peuples de chasseurs-cueilleurs et contre toutes les espèces sauvages et ce jusqu'à aujourd'hui...

En ce sens, on ne peut désigner l'homme en tant qu'Homo sapiens comme étant coupable. Comme s'il l'était génétiquement.

 Je vous envoie ci-joint copie d'un texte (* Voir lien ci-dessous) que j'avais adressé à mon ami Michel Tarrier dans lequel à sa demande je résumais brièvement, très brièvement, trop brièvement la pensée de D. Quinn dont je conseille vivement la lecture de ses ouvrages, tout particulièrement son "Ishmael".

 [...]

Meilleures salutations,

Michel Aymerich

----- Original Message -----

From: PALLIDA

To: michel aymerich

Il est évident que votre commentaire est on ne peut plus juste. Homo sapiens n'est par-lui même LE responsable direct de cette hécatombe de plus en plus visible puisqu'il s'inscrit au même titre que tout ce qui  fait de la Terre ce qu'elle est dans la merveilleuse machinerie  de l'univers, mais je ne peux concevoir dans une évolution dite "normale" (avec tout ce que cela implique, disparition de certaines espèces au profit de nouvelles, périodes de désertification, de glaciation etc.) pourquoi, soudain, une étincelle que je nommerai "intelligence" (puisqu'il faut des mots pour nous comprendre) est venue gripper la machine et que l'homme soit de ce fait l'être tel que je connais?

Y a-t-il eu erreur dans la programmation de l'évolution? Le facteur "intelligence" est-il l'élément anarchique (un mal) nécessaire afin de passer à autre chose? L'homme est-il un "moyen" pensé et prévu par l'évolution et inéluctable pour accéder à l'étape supérieure et surtout sans lui?... j'en doute fortement...

Ou alors serait-ce le seul et unique "couac" de l'évolution? je le pense malheureusement...

Sur les millions d'espèces de notre planète, nous sommes la seule à ne jamais vivre pour vivre.

Depuis que nous nous sommes doués d'intelligence, nous avons créé autre chose: la grande quête du plus, du mieux qui engendre gratuitement égoïsme, individualisme, esprit de supériorité, création de besoins (même s'ils ne sont pas justifiés), goût de la possession, du pouvoir, de la gloire... Nous défions les lois élémentaires de la vie: manipulations génétiques, fission de l'atome pour nous assurer suprématie et pérennité! Nous piétinons allègrement la merveille qu'est la Vie sous toutes ces formes.

Lutter, se battre pour survivre et rester inscrit dans Le Grand Livre est une nécessité naturelle depuis la nuit des temps (certains y sont parvenus, d'autres ont disparu ou évolué)mais vivre pour gâcher, éradiquer, anéantir, modifier les bases de ce qui existe et vit. NON! Aucune espèce n'a jamais été programmée pour cela. Pour qui nous prenons nous?! Nous nous sommes octroyés le droit de décider au nom de la sacro-sainte intelligence. Ce n'est pas de notre compétence. Nous sommes si insignifiants, seulement de passage et même avec tous les savoirs mis en commun, nous sommes à des années lumière d'égaler "CE" qui a fait que nous sommes là. 

Depuis votre commentaire, je me suis permis de rectifier la pensée (qui n'est pas de moi) dont je vous faisais part: Le véritable crime de l'homme c'est d'être né! en "Le véritable crime de l'homme c'est d'être né pour être "intelligent"!

Je ne crois en aucun dieu et pas en l'homme, en revanche compréhension, respect et humilité resteront les mots qui m'aideront à terminer mon passage sur la planète bleue.

Ne m'en veuillez pas trop de tant de noirceur.

Cordialement.

Guy.

----- Original Message -----

From: michel aymerich

To: PALLIDA

Bonsoir,

 Je fais la distinction au sein des Homo sapiens, car je pense que la question est culturelle (historique) et non génétique (une tare propre à l'espèce, en l'occurrence l'intelligence).

 La preuve EST l'existence de cultures très différentes, et même tout à fait opposées, c'est à dire antagoniques en ce qui concerne leur rapport aux autres espèces et aux écosystèmes. Ce qu'on appelle la Nature.

En accusant l'espèce tout entière et en faisant par conséquent fi de ces nombreuses preuves apportées par les faits démontrant l'antagonisme en question, on commet une erreur de méthode qui conduit évidemment au pessimisme sur l'espèce.

Ceci étant dit, je ne pense pas que la solution soit un simple "retour" au "passé", un passé, précisons-le tout de suite, qui n'est pas un passé pour tous les peuples, mais l'est pour nous...

 Je pense plutôt qu'il nous faut accomplir une formidable révolution de nos modes de pensée et d'action sur la Nature (et donc aussi  vis à vis des peuples de chasseurs-cueilleurs qui en sont une partie constituante et intégrée), ce qui touche par conséquent à nos modes de production et de consommation, à notre culture, à nos rapports sociaux, etc.

En ce sens, je pense qu'il nous faut démontrer bien plus d'INTELLIGENCE et non moins de celle-ci face aux défis posés.

 J'observe qu'il est bien plus aisé de parler et conscientiser en matière d'écologie les personnes formées et lettrées qu'illettrées et ignorantes, même si rien n'est totalement mécanique et que des nuances soient à apporter à ce propos.

 Nous avons besoin de bien plus qu'une « étincelle » d'intelligence, afin d'opérer le tournant nécessaire, ou bien alors de ce type d’étincelle de laquelle jaillit la flamme !

 Là où je peux vous comprendre/rejoindre partiellement, c’est lorsque vous émettez un doute productif sur une forme d'"intelligence", une forme inadéquate, destructrice et en fin de compte historiquement et pratiquement idiote, si ce n'est la plupart du temps criminelle... 

A quoi bon accumuler des connaissances dans des domaines qui ne mènent qu'à plus d'aliénation face à la Nature et à toujours plus de destructions, mettant en péril toutes les espèces, y compris la nôtre.

Oui, je pense que "l'aborigène", comme on l'appelle, possède ou possédait une intelligence culturelle moyenne largement supérieure à celle moyenne des citoyens de nos cultures, oui supérieure à celle de beaucoup de nos scientifiques.

Je n'écris toutefois pas tous...

Car je n'oublie pas l'intelligence remarquable d'un T. Monod.

Ces hommes et ces femmes (les aborigènes, par ex.) possèdent un savoir ininterrompu, hérité depuis des millions d'années, et non un savoir "traditionnel" âgé au plus de quelques milliers d'années, marqué par le stigmate de la rupture conduisant à l'ignorance qu'a été la "révolution" néolithique (l'affirmation de plus en plus totalitaire de l'agriculture...)

Affiche du film: Le pays où rêvent les fourmis vertes
Vidéo avec représentation de l'affiche du film de Werner Herzog :
Le pays où rêvent les fourmis vertes, exposant à travers une histoire particulière l'antagonisme entre deux cultures: celle "blanche",  vorace et autophagique qui structurellement s'oppose aux équilibres dynamiques de la Nature contre celle "noire" et autolimitatrice qui vit depuis des temps immémoriaux en symbiose avec toutes les autres espèces animales et végétales.

 Aujourd'hui l'écologie et la philosophie écologiste redécouvrent ce que ces hommes "savent" et en redécouvrant cela, nous apprenons à être de plus en plus modestes et à douter jusqu'à nos capacités d'explication, phénomène tout à fait dialectique qui fait que plus on sait, moins on a le sentiment de "savoir".

C'est pourquoi ces guillemets, car je pense parfois qu'il s'agit moins chez ces peuples d'un "savoir" au sens intellectuel que nous prêtons au mot que d'un savoir-vivre, lequel est caractérisé par une espèce de "science" immédiate, comparable dans le meilleur sens du terme à celui que possède toutes les autres espèces animales sauvages (nous sommes aussi des animaux, plus précisément des primates, plus précisément encore des grands singes...).

En fin de compte, que devons-nous savoir pour vivre? Une des réponses est : jamais oeuvre humaine ne dépassera ni même égalera "l'oeuvre", si le terme est permis (employons-le à titre de procédé littéraire), de centaines de  millions d'années d'évolution des espèces et des écosystèmes étroitement liés.

 Nous devons être humbles, apprendre à l'être toujours plus et apprendre à protéger, à respecter, à admirer, à servir la Nature (espèces et écosystèmes et non jardins à la française), oui à la servir et non plus à la piller, à l'exploiter, à la ruiner, à la détruire...

Il nous faut donc une nouvelle civilisation qui pour moi ne peut être que la société sans classes de la décroissance, tant populationnelle qu'économique, basée sur la plus haute démocratie et constituée d'individualités authentiques (hautement formées et qualifiées, cultivées, responsables). Une décroissance, donc, dans le sens de moins, mais mieux…

 BUT: Quelques centaines de millions d'humains à l’échelle mondiale. Combien exactement? A « calculer » en s'inspirant du passé, puis à voir empiriquement en fonction de la réalité...

Pourquoi la société sans classes?

Parce que le capitalisme est foncièrement incompatible avec la solution de la crise écologique.

A ce sujet, celui du capitalisme et non de ce type de société, je recommande fortement la lecture du livre de Michel Tarrier*...

Meilleures salutations, Michel Aymerich

*Un pavé dans la mare écologique! 
Un nouvel ouvrage de Michel TARRIER:

"2050, Sauve qui peut la terre!"

*Liens vers le texte dont il est question ci-dessus : Lire
& vers quelques autres réflexions sur le thème de "Ceux-qui-laissent" et de "Ceux-qui-prennent" : Lire


26. L'hypothèse Gaïa...
(Echange de mails)


From: michel aymerich

Sent: Friday, July 06, 2007 2:09 AM

Subject: L'hypothèse Gaïa...

 L'hypothèse Gaïa...

"De concert avec le célèbre biologiste Lynn Margulis, James Lovelock a conçu une hypothèse scientifique permettant de considérer que les systèmes vivants de la terre appartiennent à une même entité régulant l'environnement de manière à préserver les conditions favorables à la vie : tel est le sens de l'hypothèse Gaïa, nom Grec de la déesse de la terre. Il s'agit de reposer la problématique de l'histoire de la vie et de la terre. Notre "monde vivant", étonnante anomalie au regard de la planétologie comparée, ne foreme-t-il pas un système, un "tout" comparable à un organisme auto-régulé dont il nous resterait à comprendre ce que Lovelock appelle la "géophysiologie" ?

http://www.ecolo.org/lovelock/lovebiofr.htm


De:       "PALLIDA" <snaky25@orange.fr>

À:        "michel aymerich"

Objet:  Re: Guy

Date:    Fri, 6 Jul 2007 19:19:38 +0200

Bjr Michel et encore merci de vos courriers.

Il va sans dire que si vous souhaitez utiliser mes écrits, vous avez toute mon approbation mais je doute qu'avec mes lacunes dans de nombreux domaines ils ne vous soient d'un grand poids dans la balance... mais s'ils pouvaient seulement faire réfléchir quelques uns ou donner l'envie à d'autres de vouloir savoir... vous m'en verriez très heureux!

J'adhère totalement à l'hypothèse dont vous me parlez et en ce sens elle rejoint la vision que j'ai de la globalité du monde vivant.

La Vie est unique et si fragile! Depuis la fusion des 2 premières poussières d'étoiles après le BIG BANG...  l'Histoire s'est mise en marche... La nôtre viendrait beaucoup plus tard... poussières, fusion, gazs, magma, refroidissements, roches..., des millions d'années... et puis l'EAU... et le Miracle (au sens littéraire du terme) qui ne pouvait jamais se produire... et voilà la cellule, la Vie à l'unité...  Nous appellerons la suite  Evolution, dérive des plaques... puis assemblage et puis à nouveau le chaos... à plusieurs reprises... mais toujours la Vie qui s'accroche, qui se transfome, qui résiste, végétale ou animal, qu'importe, elle est là et malgré les pires cataclysmes, il faut compter avec. On est ici dans le Merveilleux!

D'une seule cellule, des milliers d'espèces vont se créer, des millions d'êtres vont se succéder dans une harmonie réglée par une loi fondamentale: la survie: "à tous prix"... mais sans l'intervention d'un être dit supérieur. Fatalisme? Non je dirai respect d'un tout!... et puis voilà une espèce a developpé ce que nous appellerons "Intelligence"... pure vanité!

Devions-nous apparaître dans ce monde du vivant pour anéantir, tranformer ce qui ne devait pas l'être ou seulement naturellement (atome, génétique etc...)? pour imposer notre dictat?

Est-il "normal" que cette planète avant de retourner au néant (puisque c'est la Loi cosmique) passe à une accélération de sa propre destruction du fait de la présence de cet apprenti-sorcier qu'est l'homme puisqu'il lui faut un nom de nomenclature... ou est-il logique, est prévu que cet être soit le moyen pour Gaïa de passer à une autre étape? La victime qui consciente du danger crée son propre bourreau.

Géophysiologie?
J'aime beaucoup.

Cordialement.

Guy


25. La femme avec le serpent
(commentaire d'une photo de paul Outerbridge)

Par Michel Aymerich

La femme et le serpent
Woman with Snake, 1938. Photo Paul Outerbridge

Ici, le serpent et la femme, avec l'arbre pour cadre naturel, représentent une unité fructueuse unifiant la procréation, la naissance, la mort et une nouvelle vie.  L'ophidien est porté tel un nouveau né par une femme aux traits et à l'expression franchement féminins qui l'observe - quelque peu soucieuse - avec une responsabilité maternelle. Ses écailles ventrales segmentées, ses anneaux formant un cercle et sa couleur noirâtre suggèrent les entrailles de la femme. La langue dardée nous rappelle qu'il s'agit bien d'un serpent. La partie terminale de son corps descend, longe les formes féminines  jusqu'à se confondre avec celles-ci en en épousant les contours et semble discrètement à la façon d'un long phallus vouloir aller rejoindre le vagin dans un acte prometteur de vie. Ici, point d'absurde phobie, point de diabolisation, point de consternant "péché",  point de contrition aussi autodestructrice que destructrice du vivant, mais une érotique nudité assumée sans complexes au Paradis constitué de la forêt et de ses habitants, et formant une totalité vitale aux parties interdépendantes...


24. Echange de mails sur le thème de l'effroyable surpopulation humaine
Réponse à un mail qui a servi de base au texte publié sur ce site: "Réflexions d'un autre type:
De la signification et des conséquences du massacre des serpents sur les hommes
" (Voir ci-dessous)

De : Jacques

À : michel aymerich

Envoyé le : Dimanche, 24 Juin 2007, 4h23mn 51s

Objet : Re: Introduction au Diaporama sur les serpents du Maroc

Je pense que dans les milieux naturalistes (j'en fait partie), il y a des gens qui, malheureusement, se satisfont souvent de leur petit fond de commerce (spécialiste de ceci ou de cela..) et dans les associations des "militants" qui se satisfont de leur petit rôle (responsable de ceci ou de cela)... Leur rafraîchir la mémoire - à eux aussi - concernant la surpopulation humaine ne peut pas faire de mal ! Vous avez bien fait de mettre les pieds dans le plat ...

Ceci dit, bravo pour votre combat marocain, vos observations de terrain et bravo pour votre site, vos prises de positions et vos infos... et bon courage pour la suite.

Jacques, membre de diverses organisations d'étude et de protection de la nature et quelque peu irrité par l'inertie de la plupart des défenseurs de la faune sauvage..

Original Message -----

From: michel aymerich  

Sent: Tuesday, June 26, 2007 2:25 AM

Subject: Tr : Introduction au Diaporama sur les serpents du Maroc

Merci de votre mail encourageant...

J'ai également fait partie pendant des années d'une association d'écologistes et fréquenté un certain nombre de naturalistes, comme j'ai également connu des militants qui pour beaucoup d'entre-eux correspondent exactement au portrait que vous en avez donné...

Bien sûr, il y a les autres, il y a toujours quelques exceptions, mais dans l'ensemble, hélas, je pense que vous avez raison!

C'est consternant... C'est aussi pourquoi j'écris comme je le fais et c'est aussi pourquoi Michel Tarrier écrit et intervient de manière multiple comme il le fait...

Merci de nous montrer que l'inertie constatée vous irrite également, surtout concernant cette question taboue de la surpopulation humaine.

Encore une fois, de tels mails comme le vôtre sont encourageants...

Meilleures salutations, Michel Aymerich

PALLIDA  a écrit :

De nouveau Guy, je regardais dernièrement une émission sur la population terrienne et d'éminentes personnalités affirmaient que vers 2050/2070 nous serions environ 10 milliards et que par un "automatisme de masse", cette population cesserait par-elle même de s'accroître du fait du manque d'approvisionnement en matières vitales (eau, nourriture, place...) et que même avec un diagnostic alarmant, l'humain trouverait manière de vivre dans l'adaptation qu'il aura fait de son milieu!. Il est évident que je me suis rangé du côté des "idiots".

C'est à hurler! Comment peut-on imaginer un instant (et sans avoir fait Sc.Po. etc...) léguer une planète "saine" (et ce n'est déjà plus le cas) avec le constat que nous pouvons en faire dès aujourd'hui!

Adaptation! Oui mais en quoi et COMMENT? Si elle est naturelle et s'inscrit dans l'ordre et le déroulement de la vie d'un milieu, rien à dire... mais puisqu'aujourd'hui adaptation passe par sciences (toutes ou presque) comment ces érudits peuvent penser que leurs sciences (souvent de l'inutile) pourront permettre au genre humain (le divin!) de continuer le massacre (à tous les niveaux) sans un jour se retourner contre lui!

C'est folie et prétention!... regardons simplement le mal engendré sur les cent dernières années. Quelle preuve faut-il de plus?

"Il n'est pire aveugle que celui qui... " et comme les aveugles sont la plupart du temps des décideurs, les producteurs, les législateurs... et les profiteurs!

Que peut-on dire à un malade que les médecins ne veulent pas réellement soigner QUAND CELA EST ENCORE POSSIBLE?

... qu'il faut attendre encore?... que ce n'est pas si grave?... jusqu'à l'acharnement thérapeutique?

OUI et APRES ??????

Il faut refuser de se contenter d'un: "Désolé, nous ne savions pas, nous n'avions pas prévu, nous sommes humains et donc faillibles, nous nous sommes trompés..."

Nous devons garder à l'esprit que nous n'aurons pas deux essais en ce domaine! Triste et effrayante constation!

Amicalement.

Guy


23. Réflexions d'un autre type : De la signification et des conséquences du massacre des serpents sur les hommes

"La loi de la majorité n'a rien à dire là ou la conscience doit se prononcer." ( Gandhi)

Par Michel AYMERICH

    Face à la profonde barbarie - il n'y a pas d'autre adjectif objectif - multiforme et omniprésente qui caractérise selon mes observations quotidiennes les "cultures" (beau mot pour caractériser d'insoutenables pratiques) dominantes et leur culte du machisme, du sexisme, du racisme, du spécisme (discrimination envers ceux qui sont sans plus de réflexion qualifiés d' "animaux" en opposition à l'Homme!) et de la violence structurelle qui en est la cause et le corollaire, l'envie me démangeait depuis longtemps de porter un coup moral aux tueurs de serpents (venimeux ou non).

Innocente couleuvre fer à cheval tuéeInnocente couleuvre fer à cheval tuée pendant sa digestion    Serpent inoffensif (couleuvre fer à cheval) tué au Maroc pendant la digestion d'un agame, dont les pattes lors du processus de décomposition du serpent ont traversé la peau de ce dernier.
©Photo Michel Aymerich

    C'est pourquoi j'ai décidé d'introduire un petit texte en guise d'introduction dans le diaporama de présentation des serpents du Maroc, visible sur ce site (voir lien ci-dessous)- une présentation rappelons-le qui n'avait jamais eu pour but en soi de montrer des images de serpents et de m'autosatisfaire de la présentation de toujours plus d'espèces de ce pays...

    L'attitude envers les serpents est pour moi une pierre de touche morale, logique et éthique, car ils représentent, notamment avec les araignées et les scorpions, les animaux mal aimés sans lesquels le respect authentique et conséquent de la Nature est impossible. Cette dernière ne peut en effet être privée d'une partie importante sinon essentielle de ses composantes, d'après les critères arbitraires habituels gouvernant les sociétés caractérisées par l'état d'agression contre la Nature commencé depuis le néolithique et devenu actuellement un état de guerre permanent contre celle-ci. [...]

 Cliquez-ici pour lire tout le texte.


Interview avec Bernard Werber

http://www.terre.tv/indexvod.php?case=1&ref=00030

Après avoir visionné cette interview qui dure quelques minutes, où le thème de la surpopulation humaine est abordé, vous pouvez également cliquer sur le lien du site www.terre.tv se trouvant en haut à gauche. Ensuite vous pouvez de nouveau cliquer sur un autre lien vers une seconde interview avec Bernard Werber (Pensées de terriens, Bernard Werber) tout aussi intéressante sinon plus encore que la première... Ce second lien se trouve sur la droite, parmi une série d'autres liens...

 Tous les commentaires sur ces deux interview sont les bienvenus. Ils pourraient même, éventuellement, être publiés sur le site du GEOS, lequel tente d'apporter sa pierre à l'édifice d'une nouvelle civilisation qui réconciliera la majorité de l'espèce humaine à laquelle nous appartenons avec les autres espèces (la Nature).


22. Une tribu indienne vierge de tout contact
avec les barbaries contemporaines

Tous les hommes n'ont pas été "exclus" du paradis

    Va t'on chercher à les « civiliser » (leur inculquer notre barbarie), les christianiser, les islamiser, les prolétariser, les complexer en matière de sexualité, leur faire croire qu'ils doivent cacher leur corps (car ce serait « honteux » d'être nu!),  leur inculquer un  prétendu « savoir » qui fasse d’eux des êtres ne sachant plus comment vivre, en faire des consommateurs avides de « biens » superficiels (et surtout aussi  inutiles que nuisibles chez eux et ailleurs), leur faire manger des tomates et autres fruits et légumes sans saveur produits sous serre, leur faire croire que parce qu'ils sont des hommes ils sont et doivent être par nature (sic !) en opposition avec les autres espèces et les écosystèmes (la Nature en général), en faire des pollueurs vivant au milieu de leurs déchets en plastique, leurs canettes en aluminium, leurs piles contenant du mercure, les emprisonner entre quatre murs avec fenêtre donnant sur d’autres murs, etc., bref, faut-il leur faire croire qu'ils ont commis le péché d'Adam et Eve et que pour cela ils doivent être exclus du paradis pour nous rejoindre emmurés dans notre enfer terrestre?

    Michel Aymerich

Mon, 4 Jun 2007 21:04:54 +0200

Cher Michel, je ne partage pas tes craintes, c'est à dire que je ne me fais aucune illusion!!

Dans notre monde de connards, cette tribu n'a continué de (sur)vivre justement QUE parce qu'elle n'était pas repérée

Elle l'est maintenant?

Adieu, donc....

Karim A.

Mon, 4 Jun 2007

Bien sûr que oui ! Et vite fait !

Au mieux il seront prostitués pour l'écovoyeurisme culturel et, MIRACLE, leurs objets seront commerce EQUITABLE...

Le temps de cet échange de messages et les plus jeunes arborent déjà des tee shirts fluos MacDo et Las Vegas.

Michel Tarrier

Mon, 4 Jun 2007 21:04:54 +0200

Ils ont eu le grand malheur de rencontrer des hommes appartenant à notre civilisation, celle du marche ou crève, détruits et fais des profits pour détruire encore plus et toujours.

Nous ne sommes même pas capable de laisser ce patrimoine humain, si merveilleux, tranquille et nous allons nous empresser de leur donner des Tee-shirts Coca cola et autres, qui vont les dénaturer à jamais.

Michel, nous faisons parti d’un monde inhumain, galvanisé par la bêtise et le « moi » !

Ne t’inquiètes pas, nous allons bientôt les voir à la télé avec leurs sauveurs, nous n’avons plus de femme à barbe à montrer dans nos cirques, nous avons mieux. Ce n’est pas la première fois que ce genre d’annonce me fait bondir, foutons leur la paix, pauvres hommes, ils n’avaient pas besoin de nous, non vraiment pas !

 Amicalement,

 Joël

Sat, 9 Jun 2007 19:24:20 +0200

Bjr, aucun commentaire à ajouter de ma part, vous avez écrit ce que je pense...
[...]

Guy (Pallida)

Une tribu indienne vierge de tout contact (juin 2007)

Enfants du Paradis
"La tribu Metyktire, qui n'a jamais eu de contact avec la civilisation occidentale, a été localisée par hasard dans la forêt amazonienne.
 Une tribu indienne qui n'avait jamais eu de contact formel avec la civilisation occidentale a été découverte dans une région reculée de l'Amazonie, ont annoncé les autorités fédérales brésiliennes, vendredi 1er juin.
    La tribu Metyktire, qui compte quelque 87 membres, a été découverte la semaine dernière dans une zone rendue difficile d'accès par la forêt dense et l'absence de rivières à proximité, à environ 2.000 kilomètres au nord-ouest de Rio de Janeiro, a déclaré Mario Moura, un porte-parole du Bureau fédéral indien.
    Un sous-groupe des Indiens Kayapo.
    Cette tribu est un sous-groupe des Indiens Kayapo et vit sur les 4,1 millions d'hectares que couvre la réserve indienne Menkregnoti, a-t-il précisé. Les Indiens Kayapo n'avaient pas eu de contact significatif avec les Metyktire jusqu'à l'apparition inattendue de deux Indiens Metyktire dans un village Kayapo la semaine dernière, a-t-il ajouté.
    "Nous ignorons la raison pour laquelle ils ont décidé de rentrer en contact maintenant... seul le temps le dira. C'est un processus très lent", a-t-il observé. Les tribus isolées sont généralement découvertes quand des bûcherons ou des cow-boys empiètent sur leurs territoires.
    Un mode de vie traditionnel respecté.
    Patrick Cunningham, du Groupe de soutien à la culture des peuples indigènes, basé à Londres, qui participe à une expédition dans cette région, a indiqué dans un e-mail que les membres de cette tribu parlent une ancienne version de la langue Kayapo et vivent nus. A l'image de nombreux membres moins intégrés des Indiens Kayapo, les hommes portent le pénis en fourreau et certains ont des plateaux dans la lèvre inférieure, a-t-il indiqué. Les femmes se rasent le haut de la tête.
    Environ 700.000 Indiens vivent au Brésil, la plupart en Amazonie. Quatre cent mille d'entre eux vivent dans des réserves où ils tentent de préserver leur culture, leur langue et leur mode de vie traditionnels. (AP)"

     A Propos du texte : 
    "AVIS DE TEMPÊTE A L'AUBE D'UNE
NOUVELL
E ERE
    Énergies fossiles et climat, réagissons!" [1]

   
Bidonville à Agadir...
©Photo Michel Aymerich

Remarques de Pierre RASMONT  

"L'explosion de la population humaine est un résultat de l'utilisation massive des ressources fossiles pour produire des engrais.  Selon ces spécialistes, sans intrants agricoles azotés, la population humaine "tenable" de la planète est d'environ 2 milliards d'habitants (au lieu de 6 milliards actuellement)." Extrait du texte ci-dessous...
 
   Salut à tous, Voici un texte intelligent.

    Grosso modo, il reprend à peu près tout ce que je dis à mes étudiants.


    Les infos techniques de son auteur sont à peu près correctes et c'est TRÈS RARE.


    Je diverge à propos du nucléaire. Les infos de l'auteur sont basées sur la seule filière actuelle (à neutrons lents). Il existe aussi la filière à neutrons rapide qui a les avantages

1) d'avoir un rendement nettement meilleur (10 à 100* meilleur);

2) de générer beaucoup moins de déchets (1% des déchets de la filière actuelle);

3) de consommer les déchets actuellement accumulés en guise de combustibles.


    Je diverge aussi sur l'Airbus A380 et sur les compagnies Low-cost.  Le premier est le fruit d'un pari intelligent sur le fait que toutes les compagnies aériennes seront en    faillite d'ici une dizaine d'années, tout au plus. Les seules qui subsisteront seront celles qui feront du transport intercontinental.  Leur concurrence sera avec le transport par bateaux.  Airbus 380 consomme un tiers de la consommation des meilleurs avions actuellement dispos.  Le bateau met 1 semaine pour faire Le Havre-New-York, avec un long manque à gagner et un coût d'hôtellerie énorme, l'avion une seule journée avec un manque à gagner réduit et aucun frais d'hôtellerie.


         En ce qui concerne les compagnies low-cost, elles sont DEJA le signe du déclin de l'aéronautique.  Elles se sont montées en rachetant tous les zincs d'occasion des compagnies en faillite, et en engageant des pilotes chômeurs (j'ai des copains qui ont été dans cette situation).  Elles ont tiré au maximum sur les normes de sécurité dans les contraintes d'entretien périodiques. Et elles se sont installées sur les aéroports marginaux de régions frappées par la récession économiques où les élus étaient à l'affût du moindre emploi nouveau.  Bref, les low-cost sont déjà en train de se repaître des cadavres de l'aéronautique.

    Mais pour le reste, le gars a presque tout bon.


    Je pense que l'auteur est aussi un peu trop optimiste sur un point.  L'épuisement des ressources pétrolières (à partir de 2008 selon les estimations les plus précises et up-to-date des milieux de l'investissement pétrolier) aura un corollaire que tout le monde oublie.  Sans INTRANT pétrolier, les rendements agricoles estimés vont chuter de 3 fois.  En Belgique, par exemple, le rendement actuel du froment est de 100 Q/ha.  Sans intrants pétroliers, ce rendement chutera aux environs de 30 Q/ha.  Le même calcul peut être fait pour à peu près toutes les cultures du monde.


    Par un autre calcul réalisé par les spécialistes en Azote (c'est une spécialité marginale pour moi), l'explosion de la population humaine est un résultat de l'utilisation massive des ressources fossiles pour produire des engrais.  Selon ces spécialistes, sans intrants agricoles azotés, la population humaine "tenable" de la planète est d'environ 2 milliards d'habitants (au lieu de 6 milliards actuellement).  Vous remarquerez que le ratio 2/6 établis de cette manière correspond à peu près au ratio 30/100 que je viens de vous présenter à propos du rendement du froment en Belgique. 

    Le Peak-Oil est prévu en 2008, le Peak-Coal vers 2050.  D'ici là, la population humaine mondiale devrait passer de 6 milliards d'hommes à 2 milliards d'hommes. 

    On peut grignoter quelques centaines de millions de rescapés ici et là, on peut tenter de gagner une ou deux décennies mais inexorablement, c'est vers ça qu'on va.  On peut aussi faire le calcul par d'autres voies mais on arrive toujours au même résultat.

    Cela fait froid dans le dos.


    A une échelle belgo-belge, le débat "sortie du nucléaire" est, au minimum dérisoire.  Prenons en compte qu'il faut 15 ans pour construire une centrale dont on connaît les plans, et probablement 30 ans pour une centrale pour une nouvelle filière (neutrons rapides, en l'occurrence).  Si les décisions prises MAINTENANT impliquent de se priver d'une telle nouvelle source d'énergie alternative, elles pourraient être simplement criminelles.


    A tout hasard,  je vous file aussi un petit texte d'anticipation sur la vie en 2043.  Il est très exagérément optimiste, à mon sens, mais il est juste sur de nombreux points.  Il est optimiste sur le fait suivant: en 2043, on ne se préoccupera plus des rejets intempestifs de CO2 mais bien de dégotter les moindres parcelles d'énergie disponibles.  Si notre civilisation est capable de supporter le choc, cela ressemblera un peu à ce  texte.  Si notre civilisation implose, alors, cela ressemblera à la Bosnie, à l'Irak ou au Darfour...


    Bye, Pierre

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Prof. Pierre Rasmont
Laboratoire de Zoologie
Université de Mons-Hainaut
Avenue Maistriau, 19
B-7000 Mons (Belgique)

 21/02/2007 Michel Aymerich a écrit :

    Bonjour Pierre,

    Je pense que tu voulais écrire 9 au lieu de 2 milliards!!!
"Le Peak-Oil est prévu en 2008, le Peak-Coal vers 2050. D'ici là, la population humaine mondiale devrait passer de 6 milliards d'hommes à 2 milliards d'hommes. "

    A propos, m'autorises-tu à publier ton mail dans le Forum de GEOS?

    Mes meilleures salutations, Michel Aymerich

Pierre Rasmont a écrit :

    Non,  je voulais bien dire 2 milliards d'homme vers 2100.


   Dès lors que la fabrication d'engrais dépend presque exclusivement des combustibles fossiles, au fur-et-à-mesure que ceux-ci vont s'épuiser, les rendements agricoles vont chuter.


    Sans engrais, grosso modo, la portance de la terre se balade aux environs de 2 milliards d'hommes, status quo ante l'invention des engrais azotés de synthèse.


    J'ai déjà tourné et retourné ce problème sans y trouver d'autre issue: de la même manière que la population humaine, dopée par les combustibles fossiles, est passée de 2 milliards à 6 durant la deuxième moitié du 20ème siècle, elle repassera inexorablement de 6 à 2 milliards d'hommes durant ce siècle.

    Le texte que tu nous a transmit contient cette idée sans oser l'exprimer. N'ayons pas peur des chiffres.


    Mais ceci éclaire le nucléaire et TOUTES les recherches sur les énergies alternatives SANS TABOU, d'un œil nouveau. Les erreurs d'orientation se solderont par des millions de morts.


    Dans ce sens, la position de la France est extraordinairement favorable par rapport à tous les autres pays d'Europe. Elle dispose d'un expérience considérable en énergie nucléaire et elle a un très gros staff de recherche et développement.


    Il reste qu'il NE FAUT PLUS CONSTRUIRE de centrales de la filière actuelle (dont le but premier, ne l'oublions pas, était de fournir le plutonium des bombes, l'électricité n'était qu'un by-product).


    IL faut investir EN MASSE dans le développement des centrales à neutron rapide qui génèrent 100 fois moins de déchets.

    Je te passe 2 PDF à ce sujet [1].

    Bien évidemment, IL FAUT développer les énergies alternatives, dont je ne vois d'ailleurs qu'une seule bien palpable: l'éolienne. Nos aïeux l'avaient bien compris, qui parsemaient les paysages de moulins à vent. Par contre, l'erreur est de connecter les éoliennes au réseau électrique. Il serait BIEN PLUS intéressant de construire les industries énergivores (engrais azotés, par exemple, production d'aluminium, autre exemple), DIRECTEMENT AU PIEDS d'un parc d'éoliennes. Ce qui supprimerait le problème du transport et de l'inclusion dans un réseau à demande permanente d'une énergie par essence intermittente. On passerait ainsi à une organisation industrielle par phase: y du vent, on produit; y en a pas, on manutentionne et on transporte.


    Le deuxième texte que j'ai transmis hier contient une idée intéressante: la nécessité d'investir MASSIVEMENT dans la recherche agronomique. Il n'y aura plus de pesticides, il faudra donc que des armadas de biologistes découvrent et utilisent les agents de lutte biologique. Et, lors des crises de pullulation, on réquisitionnera les habitants pour écraser les ravageurs dans les champs, comme cela a été le cas en 1937 en Belgique avec les doryphores.


    L'idée de cultiver le colza ou la canne-à-sucre pour produire des carburants est une HÉRÉSIE agronomique. Toutes les terres seront, comme par le passé, monopolisée pour la production vivrière.


    On continuera de produire du bois d'œuvre et à recueillir les houppiers et les taillis pour le bois de chauffage, comme par le passé. Mais cela ne fera qu'une fraction de l'énergie dispo.


    Pour résumer, je vois le paysage comme ça :

  • nucléaire neutrons rapides pour le réseau électrique
  • éoliennes pour la production industrielle
  • bois de chauffage
  • divers bricolages locaux à base d'hydroélecrique, géothermique, etc... sans jamais  transporter l'électricité
  • disparition TOTALE et rapide de l'aéronautique continentale (subsisteront les transports VIP intercontinentaux).
  • en ce qui concerne le transport de passagers continentaux, c'est l'autocar qui est le mieux placé plutôt que le train électrique, moins souple et plus énergivore.
  • à petite distances, c'est la BICYCLETTE qui fera la révolution.
    A titre indicatif, les pays scandinaves ont déjà pas mal intégré ces perspectives dans leur plans de développement.

    Bye, Pierre

Prof. Pierre Rasmont

Laboratoire de Zoologie

Université de Mons-Hainaut

Avenue Maistriau, 19

B-7000 Mons (Belgique)


[1] Deux documents PDF : Déchets nucléaires: quels scénarios de production? Par Benjamin DESSUS; Réacteurs à neutrons rapides. Par W. HANNUM, G. MARSH, G. STANFORD.

22/02/2007. Michel Aymerich a écrit :

    Bonjour Pierre,
    
    Merci pour ta réponse, mais la phrase ne contenait pas la date de 2100.


    " Le Peak-Oil est prévu en 2008, le Peak-Coal vers 2050.  D'ici là, la population humaine mondiale devrait passer de 6 milliards d'hommes à 2 milliards         d'hommes. "

    D'où une difficulté à bien l'interpréter...

    Toutefois, je réitère ma question: puis-je publier sur le site du GEOS dans la rubrique FORUM ton mail auquel j'ajouterai après quelques menues corrections ton second mail et les documents PDF joints?

    Je pense que tout échange d'idées et d'informations sur ce sujet méritent d'être portés à la connaissance du plus grand nombre...

    Amicalement, Michel

Pierre Rasmont a écrit :

         Salut,

J'ai du mal de dire si 2050 ou 2100 sont des moments clef.

Soyons logique, on peut assez facilement prévoir quand une denrée sera à sa production maximale (Peak Oil, Peak Coal).  Après ce moment, la courbe de demande décroche irrémédiablement de la courbe de demande.

On rentre alors en situation de pénurie.

C'est la pénurie de combustible fossile qui entraînera la décroissance de l'effectif de l'humanité.

La pénurie commencera vers 2008 (Peak Oil) mais, bien entendu, il y aura assez rapidement une reconversion vers le charbon, avec une grosse série de bouleversements stratégiques.

Le Peak Coal étant vers 2050, là, les choses vont s'empirer sérieusement puisqu'il n'y a plus d'alternative fossile.

En fait, je ne sais pas comment exprimer mon idée.  La régression de l'humanité va commencer très vite (2008) et, par une dynamique pénible, va retomber un de ces jours à 2 milliards.  La dynamique sera pénible dès 2008, elle deviendra très très pénible (atroce?) après 2050.

Donc, je réécris la phrase de cette manière, à la fois plus exacte et moins déterministe.

 Le Peak-Oil est prévu en 2008, le Peak-Coal vers 2050. Durant cet intervalle, la population humaine mondiale va commencer de décroître. A la fin de cette dynamique récessive (date non connue et non prévisible), elle devrait être passée de 6 milliards d'hommes à 2 milliards d'hommes.

Intéressant ce type d'échange. Merci d'avoir noté mon incohérence, ou plutôt, d'avoir perçu mon hésitation.

[A propos de la publication sur le FORUM du site du GEOS ]  Le plus simple est que je te laisse faire.  Du moment que tu ne tronque pas mes idées.  Je suis prof. de Zoologie et d'Écologie mais, vis-à-vis du nucléaire, notamment, je suis en faveur d'une marche en avant résolue, ce qui n'est pas "politically correct" par les temps qui courent. 

Je crains aussi de laisser des commentaires trop "belges" ici ou là.

Bye, Pierre

[1] "AVIS DE TEMPÊTE A L'AUBE D'UNE NOUVELLE ERE Energies fossiles et climat, réagissons!" Par Michel JAY (août 2006). Voir le document PDF.


Le pays de la corrida cachait une autre horreur : l'enfer des galgos


L'indignation légitime contre la corrida ne doit pas servir à cacher d'autres pratiques et traditions qui ne sont pas davantage à l'honneur d'un État de notre communauté.

Un secteur traditionnel de chasseurs espagnols, les galgueros, pratique la chasse avec lévriers.

D'autres lévriers courent dans des épreuves non officielles avec des paris engagés.

Après ses jeunes années (2/3 ans), le chien cesse d'être "utile" et en aucun cas les propriétaires n'envisagent d'assurer à leur compagnon une retraite heureuse. Qui plus est lorsque le brave chien a "déshonoré son maître" par son inaptitude à courser le lièvre ou par un mauvais score lors des compétitions. Nous sommes au pays de l'honneur !

Absolument dépréciés en Espagne, nullement considérés comme chiens de compagnie, les lévriers sont relégués au rang de matériel jetable, ils sont bons à éliminer quand jugés... en fin de course. Même les refuges ne peuvent les proposer à l'adoption et s'ils les recueillent, c'est en qualité d'anti-chambre de la mort. Alors, les « utilisateurs » de galgos les fusillent, les brûlent, les mutilent avant de s'en débarrasser sur une décharge, les pendent, les balancent dans des puits ou les abandonnent massivement (10.000 abandons annuels).

Il est difficile de comprendre que l'on puisse abandonner son chien, mais qu'on lui impose des tortures raffinées et des sévices sadiques auparavant relève alors d'une psychopathie collective, pour ne pas dire toute nationale. Et pourtant, d'innombrables lévriers sont retrouvés éborgnés, pendus les pattes frôlant à peine le sol afin que la mort tarde, ou agonisant sur des bords d'autoroutes avec une patte volontairement brisée.

Telle est, en Espagne, la mort cauchemardesque des lévriers, ces non-chiens dont la courte vie peuplée de brutalités "inhumaines" aura été un pénible purgatoire. Ici, les hommes ont promulgué l’apartheid dans le monde canin.

© Greyhounds In Need : cadavre de Galgo pendu
© Greyhounds In Need : cadavre de Galgo pendu

La pendaison selon la méthode “du pianiste” fait durer sciemment l'agonie du galgo : en effet, les doigts des pattes arrière frôlent à peine le sol et le chien est obligé de sautiller sur place en “pianotant” pour soulager sa suffocation inéluctable. Les galgos pendus ainsi souffrent durant de très longues heures. Ce chien a été également battu très violemment après avoir été pendu : les nombreux hématomes et contusions présents sur l'abdomen et les autres parties du corps montrent qu'il était vivant lors de l'administration des coups. Autre raffinement cruel : les chiens sont pendus deux par deux, dos à dos, afin que la douleur les pousse à s'agresser entre eux et s’entre-déchirer...

Des images insoutenables de ces pratiques habituelles en Espagne :

http://www.levriers77.org/galgoplight_c_F.html

Informations :

http://www.levriers.net/notreexperience.html

Propositions, soutiens, adoptions :

http://www.levriers.net/

Pétition à signer :

http://info.nature.free.fr/articles/galgo.html


A propos des cobras et autres serpents
des places de Jemaa-El-Fna et d'ailleurs...

Par David Oudjani


Cobras exploités et voués à une mort certaine
Grand Hôtel à Agadir, un spectacle indigne de notre temps
caractérisé par l'insensibilité, à l'heure de la grande extinction des espèces...
Décembre 2006 ©Photo Michel Aymerich


    Bonjour,


    Suite à ma constatation de l'ignorance et de la désinformation régnantes dans le domaine concernant les conditions de santé des reptiles exploités dans les spectacles traditionnels du Maghreb, je vous envoie l'argumentation qui suit. Mon expérience est essentiellement basée sur mon séjour professionnel en Tunisie, bien que j'ai eu dernièrement l'occasion d'observer que les conditions sont les mêmes au Maroc.

    Je ne suis pas vétérinaire, mais diplômé Bac+4 en Biologie (orienté Zoologie et Écologie), j'ai des bases pratiques de la médecine vétérinaire chez les reptiles et une bonne connaissance du droit de l'environnement en ce qui concerne la protection des espèces.


    Concernant deux questions fréquemment posées, relatives au prétendu intérêt des serpents pour la musique et à leur intégrité physique (question liée à leur état de santé et à leurs chances de survie) dans le cadre des spectacles de "charmeurs" de serpents, je réponds ceci:

    -Les serpents sont TOUS sourds. Ils n'ont pas de tympans. Et même s'ils n'étaient pas sourds, on ne charme pas un serpent, c'est aberrant! Les seuls sons perçus sont des sons de très basses fréquences (chocs sur le sol), de la même manière qu'un humain sourd ressent sur son estomac le "boum boum" des boîtes de nuits.

    -Les crochets sont enlevés dans 90% des cas, pour ne pas se faire envenimer. Quelques personnes pratiquent avec des serpents non déglandés, mais ce n'est pas la majorité. La pratique traditionnelle des Aissaoua se fait avec des serpents non déglandés, mais l'appel d'air provoqué par le tourisme dans ce domaine a conduit de nombreuses personnes à exercer cette activité SANS ÊTRE membres de cette confrérie. Ces personnes ne connaissent pas les animaux, et pratiquent avec des animaux cousus ou mutilés.

    Pensez qu'à Djerba (Tunisie), il y a environ 140 hôtels touristiques, avec en moyenne deux spectacles de "charmeurs" par semaine par hôtels.... je n'ai pas de chiffres sur Marrakech et Agadir (sans compter les autres villes et villages...), mais c'est du même ordre.... La place Deemma El Fna n'est que la partie la plus visible d'un iceberg immonde! Faites le calcul, les "charmeurs" traditionnels qui opéraient ne suffiront jamais à fournir tous les hôtels et touristes en spectacles (tourisme à Djerba de l'ordre de quelques MILLIONS d'européens par an! + Marrakech, Agadir, etc.!).

    En fait la majorités des spectacles sont des IMPOSTURES!

    En Tunisie, les charmeurs reçoivent les serpents avec la gueule cousue, ou bien les crochets arrachés sauvagement à la tenaille. Nous avons soigné plusieurs dizaines de cobras,  des Cerastes, et des Macrovipera deserti que j'ai pris sous mon aile. Les plaies sont sur-infectées et les lèvres postérieures et inférieures sont collées, à cause du pus qui s'accumule. Les serpents sont fortement déshydratés. Ils sont très difficilement récupérables, et voués à la mort sur place lorsqu'on ne dispose pas d'antibiotiques et de petit matériel.

Couleuvre de Montpellier déshydratée
Couleuvre de Montpellier du Maroc buvant. 
Cet exemplaire a été sauvé de la déshydratation
à laquelle il était condamné.
©Photo Michel Aymerich


    Il faut découdre, enlever le pus petit à petit en faisant saigner le minimum pour éviter les septicémies, nettoyer les plaies avec une solution pour bain de bouche, procéder à une antibiothérapie à l'Enrofloxacine par voie IM, et éventuellement inciser (sous anesthésie locale à la Xylocaine) pour enlever les abcès qui sont fréquents. La réhydratation se fait par injection de sérum physiologique en petites quantités par voie sous-cutanée. Lorsque le serpent va mieux, il faut le faire boire et le laisser au calme.

    Souvent l'ensemble des dents tombe, et repousse lentement, surtout lorsqu'on récupère un serpent ayant un stade avancé de stomatite.

    Si le serpent vit toujours, il ne peut souvent plus s'alimenter, à cause d'une lyse partielle de la musculature du tube digestif.

    Ces animaux poikilothermes, capables de jeûnes prolongés, utilisent les protéines structurales de leur organisme lors de privations de nourriture extrêmes, afin de se maintenir en vie et d'assurer le métabolisme basal.
Passé un certain cap, les fonctions digestives sont touchées: lyse de la musculature digestive, et absence de sécrétion d'enzyme digestives.

    Il convient donc de procéder à une cure d'acides aminés en soluté injectable (injections IM diluées), pendant une durée assez longue. Le serpent pourra être gavé après quelques mois de traitement. Dans le cas contraire, la nourriture ne peux pas être digérée (pas d'enzyme, péristaltisme impossible),
ni régurgitée en général (musculature faible), et le serpent meurt avec une proie en décomposition dans le ventre!

    Beaucoup de manipulations donc........
........Le tout sans se faire envenimer, par des espèces dont le venin est particulièrement toxique!!!!!

    Par là, j'essaie de montrer à quel point les animaux sont maltraités, et pourquoi, même si les "charmeurs" prétendent les relâcher lorsqu'ils s'adressent à des touristes touchés par le sort des reptiles, cela n'est pas crédible. Pour que ces animaux survivent, et puissent repartir, il faut qu'ils passent dans des mains bien équipées. Mais même là, étand donné leur état général, tel que décrit plus haut, les chances de les sauver ne sont pas grandes...

    Enfin, un point sur la réglementation internationale:

    BON NOMBRE des espèces exploitées en concomitance avec les serpents, que ce soit les fouette queue, les caméléons, et les tortues sont des animaux PROTÉGÉS par la des règlements internationaux, dont le MAROC est signataire, comme la quasi totalité des pays de la planète.

    Le règlement le plus connu est
la Convention de Washington. Les reptiles cités plus haut sont en annexe 2 de la CITES, ils sont donc protégés car menacés d'extinction à long terme. Encore plus grave, le Varan du désert, Varanus griseus, est en ANNEXE 1 de la CITES: cela implique que ces animaux sont ultra protégés et qu'il sont menacés d'extinction à court terme. Quelques autres espèces animales en ANNEXE 1 (donc bénéficiant du même statut): le Panda, le Chimpanzé, le Gorille, le Koala, l'Éléphant, de nombreuses Baleines, les Lamantins...

    Le parallèle est assez frappant, non?

    Le statut est le même, la loi est la même!!!!

    Alors pourquoi trouve t'on des Varans du désert MORTS et séchés à vendre.... dans des cadres pour touristes au sein même de.... l'AÉROPORT DE DJERBA????

    Nid de douanier et de policiers, censés observer les règlements internationaux!!!!!!! Où l'on peut bien sur acheter un varan séché.... alors pourquoi pas de l'ivoire, ou des pattes de singes? Tout simplement parce que ça ne vit pas dans le Maghreb???


    J'essaie par là d'attirer l'attention sur un fait scandaleux: on laisse faire, bafouer des lois sur lesquelles on est par ailleurs si strict (singes, etc.).

    Pourquoi? Parce que ce sont des reptiles et parce que nous sommes dans le Maghreb!

Peaux de varan gris et autres espèces vendues impunément à Marrakech
Peaux de varan gris et autres espèces vendues impunément
sur la Place Jemaa-El-Fna à Marrakech

©Photo Michel Aymerich

    Mais la disparition d'espèces, que ce soit une espèce de varan ou de singe, a la même gravité écologique!



David OUDJANI
31200 TOULOUSE
FRANCE

Appel au boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées sur la maltraitance animale et l'exploitation de la biodiversité au Maroc
Appel!
pour l'adoption de mesures de protection en faveur de la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus)
L'APPEL DE MARRAKECH
(adopté à l'issue du Premier Congrès Méditteranéen d'Herpétologie)

Pour plus d'informations sur les abominations
de la place Jemaa-El-Fnaa et du souk de Marrakech, voir:

et http://geres-asso.org/forum_tribune.html
et http://geres-asso.org/dossiers.html

Plus d'informations sur les cobras du Maroc
Plus d'informations sur les vipères heurtantes du Maroc http://geres-asso.org/fiche_vip%E8re%20heurtante.html
Plus d'informations sur les couleuvres de Montpellier du Maroc



Cher Michel Tarrier

(En guise de réponse à deux de ses contributions sur le FORUM du GEOS)

   
       Cher Michel Tarrier,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos réactions dans le Forum de GEOS intitulées :  "Venez très nombreux faire du bruit le 16 décembre à Merzouga" et "À quand le grand Sit-in Place Jemaa-El-Fna des stars amies de Marrakech ? A propos de Julia Roberts et des spectacles indignes de Marrakech ".

    Je suis tout à fait d’accord, sur le fond, du problème, de la dégradation de la nature en général au Maroc, que vous avez soulevé et l’urgence de prendre des initiatives pour préserver la nature sachant qu’une partie des dégâts causés sont irrémédiables.

    Mais permettez moi d’avoir des réserves sur la méthode que vous préconiser pour combattre ce fléau.

    Par exemple lorsque vous donner des citations du genre : "J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien.   Et cependant quelque chose rayonne en silence..." (Antoine de Saint-Exupéry)

    ou "Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ?" (Théodore Monod)

    Certes ce sont des citations très belles très poétiques et très justes d’ailleurs. Mais dans le contexte où elles sont citées, j’ai l’impression que vous préfériez que le désert reste en marge de tout développement humain pour qu’on puisse toujours venir admirer son beau coucher de soleil.

    Je crois que l’homme aussi fait partie de cette merveilleuse Nature depuis plusieurs millions d’années. Les gens qui vivent dans cette région doivent aussi prendre leur part du développement humain et ça serait criminel de les laisser en marge du développement.

    Le concert de Merzouga quoi qu’on puisse lui reprocher  on est obligé de lui concéder qu’il participe quelque part à faire sortir la région de son isolement. Certes ce développement humain est souvent accompagné de dégradation grave de la Nature mais ce n’est pas une raison pour le refuser. Il faut par contre s’ingénier à trouver des solutions qui associent développement et promotion de la Nature.

    Je préfère  le terme de promotion de la nature à celui de sa préservation car en fait la Nature n’est pas un milieu statique et l’archéologie nous apprend que le désert était un milieu tempéré il y quelques dizaine de milliers d’années.

    La Nature est de toute façon en changement perpétuel et la vie dans ce milieu ne cesse d’évoluer voir changer radicalement. Il fut un temps ou les dinosaures régnaient  sur la planète entière puis ils ont complètement disparus pour laisser la place à un autre mode de vie.

    Aujourd’hui c’est au tour de l’homme de dominer sur le règne animal et végétal ; il ne faut pas à mon avis se dresser systématiquement contre cette domination. Il faut plutôt lui trouver un cadre harmonieux et équilibré.

    Un autre point de discorde, pour moi, dans votre discours à propos du Maroc, c’est votre méfiance envers toute personne irrespectueuse de la nature. Je crois qu’on ne peut pas systématiquement en vouloir à tous les charmeurs de serpents de Jemaa-El-Fna y compris ceux qui les maltraitent affreusement.

    Je crois que je suis bien placé pour comprendre que tout ceci relève aussi de l’ignorance de ces personnes de beaucoup de mauvaises habitudes ancestrales (Depuis le moyen âge c’était toujours comme ça à Jemaa-El-Fna)  et aussi d’une certaine idée d’une Nature inépuisable et généreuse.

    Je crois qu’on ne peut  ni décréter ni obliger les gens à respecter la Nature mais on peut par contre essayer de les convaincre et de les éduquer. Il est trop facile de dénoncer des comportements irrespectueux de la Nature, surtout au Maroc, où les exemples de transgression ne manquent pas et où la sensibilisation aux enjeux de la Nature est à son balbutiement.

    Par contre il est beaucoup plus difficile de proposer des alternatives qui réconcilient la promotion de la Nature et activité économique et touristique. Je ne trouve pas dans votre intervention des proposition adressées à ces charmeurs de serpents de Jemaa-El-Fna qui leur permet de garder leurs métier qu’il ont hérité depuis plusieurs générations (c’est aussi une sorte de préservation de la nature[1]) tout en respectant scrupuleusement les autres formes de la vie.

    J’espère que ma modeste intervention contribuera à enrichir le dialogue sur la meilleure façon pour promouvoir le respect de la Nature au Maroc. 

    Hassan Douzi,

    Faculté des Sciences d'Agadir, Maroc.

[1] Au sujet de ce point de vue lequel nous paraît totalement infondé, nous invitons les lecteurs à lire le remarquable témoignage ci-dessus de David Oudjani: "A propos des cobras et autres serpents des places de Jemaa-El-Fna et d'ailleurs..." [Note du Webmaster]


L'hécatombe de Jemaa-El-Fna


Vipère morte, cobras mourants...
©Photo Jean Delacre
  
     Mise en scène macabre: la vipère heurtante à gauche est morte, mais on fait croire au badaud gobe-tout qu'elle avale un oeuf (chose qu'elle ne fairait même pas vivante), les cobras sont mourants.

    Ici nul art, nul charme, nulle préservation des espèces, mais des pratiques totalement destructrices et dénuées de respect pour les espèces qu'elles quelles soient...



Le faucon que mes yeux ont rarement aperçu...
Par Belkacem K.
(Enseignant à la Faculté des Sciences d'Agadir)


Faucon crécerelle
Faucon crécerelle,
©Photo Michel Aymerich

Le faucon que mes yeux ont rarement aperçu ;

est-il possible que geos l'est voulu ;

par quel moyen le message est reçu ;

je ne pense plus.

 

meilleurs voeux ;

a bas les noeux

animaux et lieux

que des enjeux

 

Aymerich michel

merci pour les nouvelles

Bien que rebelles

sur le courriel.

 

A bientôt

Belkacem !!


HOMMES DE MA PATRIE...

Par Saïd

En guise d'introduction:

Nous avons reçu du Maroc le mail ci-dessous avec un grand plaisir, mais aussi une certaine consternation. Plaisir, car il témoigne d'une grande conscience de la part d'un "homme du peuple" et ceci dans un double sens du terme: conscience dans le sens de prendre ses responsabilités face au scandale comme dans celui de prise de conscience de l'état de la planète, de l'état des écosystèmes, de l'état du rapport complètement faux qu'entretiennent de nombreux hommes aux animaux sauvages (et pas seulement!). Consternation, car bien qu'il révèle une révolte des plus saines, celle-ci confine toutefois au pessimisme face à l'idiotie répandue, à l'ignorance aveugle face aux autres espèces (particulièrement les prétendues espèces "dangereuses" et "nuisibles"), face à l'arrogance destructrice et objectivement suicidaire de l'homme moyen envers ceux qui passent à ces yeux pour de dérangeants "donneurs de leçons" (coulons dans le moule et disparaissons dans la grisaille est leur conseil... ), face à ses mauvaises habitudes et son mauvais goût. Puisse Said que nous connaissons bien trouver un peu d'optimisme en sachant qu'il n'est pas seul au Maroc et dans le monde et que sa voix trouve un écho de sympathie dont ne bénéficieront jamais ceux qu'ils ridiculisent à si bon droit... Mais après tout son cri de colère est en soi un témoignage d'optimisme pratique [1], car seuls de parfaits "je m'en foutistes" et d'authentiques pessimistes peuvent garder le silence en ces temps où il faut crier haut et fort! (M.A., pour le GEOS)

[1] Gramsci parlait du "pessimisme de la connaissance [qui] n'empêche pas  l'optimisme de la volonté".

PS: Ce mail n'a pas été écrit par un professionnel de l'écrit. Il comportait de nombreuses fautes, nous l'avons corrigé en nous efforçant de respecter le plus intégralement possible style et contenu...

    Les écosystèmes, la planète, la terre n’appartiennent à personne puisqu'un jour on va tous mourir, mais hélas en même temps ces écosystèmes et cette planète sont entre de mauvaises mains, eh oui, les hommes, ils ont mal fait leur choix de mettre leur vie entre les mains de l’Homme. L’homme, il est tout petit devant cette Nature, cette planète. Ce mot "homme" me fait rire parce que nos hommes si on part du dicton qui commence par « si tu es un homme... »  ne sont des hommes que s’ils sont face à une femme soumise, leur « esclave », ou face à un écosystème, face à un arbre de plusieurs années, voire plusieurs siècle, face à une couleuvre « dangereuse » (je vois pas où est le danger?), face à tout ce qui peut piquer, tout ce qui mord, et le meilleur mordeur c’est cet homme lui-même.

Oued pollué au nord du sahara marocain
"Ces écosystèmes et cette planète sont entre de mauvaises mains..."
©Photo Michel Aymerich

"L’homme", un éclat  de rire quand j’entend ce mot, je cherche où elle est cette personne, ce personnage, cette créature, cet esclavagiste qui roule sa moustache (certains se rasent pour faire cool, cool) et ne s’intéresse qu’à l’apparence, qu’à la gourmette et qu’au parfum et à sa montre dorée qu’on voit briller sur son bras sorti de sa voiture.

Il ou ils (les hommes) s’intéressent  à leur voiture allemande, je veux dire leur mercedes.

A leur  cigarette américaine, je veux dire Marlboro, leur cravate et leur costume mal lavés.

Cet homme - ou ces hommes hypocrites - ce menteur et profiteur qui prend l’autre pour un con. Si tu lui parles, il te donne l’impression que c’est du sérieux et tu nages dans une piscine de mensonges, tu lui (leur) dis : « on protége », il(s) te répond(ent) : « oui, on ne vous a pas attendu, on l’a déjà fait » ou « on est entrain de le faire ». Ben oui, ils font vraiment du gargarisme, il parle le speaker, pour ne rien dire, et si tu tombes dans le piège et deviens leur ami, là tu vas tout apprendre sur l’autre, sa jalousie, son hypocrisie.

Tu veux parler à ces hommes, qui ne s’occupent que de leur couleur de cravate, de voitures, de gourmettes et de costumes ou à d’autres qui ne s’occupent que du nettoyage et de l’astiquage de leur voiture et de leurs chaussures (si au moins il s’occupaient de leur nez plein de merde, ça serai mieux !). Tu veux leur parler de la protection de la Nature, d’un cèdre, d’une couleuvre, d’un oiseau ? Tu veux leur parler de la désertification ? Tu leur parles, ils t’écoutent, mais puisque c’est eux les coupables, alors ils se retournent contre toi, et tu sera pris pour un fou, oui pour un fou ! toi qui tombe par terre pour filmer et photographier par amour un petit insecte, un animal rare pour leur montrer qu’il va disparaître à cause d’eux. Oui, ils te prendront pour un fou, toi qui sent l’odeur du bois par amour, par tendresse, toi qui vit si l’arbre continue à vivre. Oui, ils te prendront pour un fou, toi qui montre à ces gens là qu’eux même ils sont vraiment dangereux à la différence d’une petite couleuvre inoffensive. Vous êtes tous des fous, y a qu’eux qui sont normaux, eux qui veulent tout tuer, tout casser tout mettre en l’air. Tout finir et rester à se regarder.

Moulay Idriss tenant une inoffensive couleuvre de Schokar
Psammophis schokari ©Photo Michel Aymerich
Martina tenant une inoffensive couleuvre-diadème du Maghreb
Spalerosophis diadema
©
Photo Michel Aymerich
Brahim tenant une inoffensive couleuvre de Montpellier
Malpolon monspessulanus ©Photo Michel Aymerich
"Tu veux leur parler de la protection de la Nature, d’un cèdre, d’une couleuvre [...] tu sera pris pour un fou..."

A l'ombre protectrice d'un pistachier de l'Atlas survivantSous un des derniers cèdres
Sous un Pistachier de l'Atlas ©Photo Michel Aymerich.          Sous un Cèdre de l'Atlas ©Photo Michel Tarrier
"Oui ils te prendront pour un fou, toi qui sent l’odeur du bois par amour, par tendresse, toi qui vit si l’arbre continue à vivre, oui ils te prendront pour un fou toi qui montre à ces gens la qu’eux même ils sont vraiment dangereux à la différence d’une petite couleuvre inoffensive."

Victime innocente de l'ignorance barbare et autosuffisanteBiodiversité sacrifiée au souk de Marrakech
Couleuvre décapitée ©Photo Jacques Franchimont         Genettes, rapaces, gazelles, etc. Une biodiversité saccagée
©Photo Michel Aymerich
"Vous êtes tous des fous, y a qu’eux qui sont normaux, eux qui veulent tout tuer, tout casser tout mettre en l’air.
Tout finir et rester à se regarder."

Oui encaisser de l’argent, c’est normal. Ils ont des voitures à entretenir, des lacets de chaussure à serrer et des enfants à envoyer apprendre des langues étrangères dans des pays étrangers.

Mes amis, mes cousins, je vous aime bien surtout les vendredi quand vous êtes habillés en blanc (je ne peux pas dire comme des cigognes parce qu’elles sont plus intelligentes que vous) pour aller prier à la mosquée, pas pour dieu, pas pour vous, bien sûr, mais pour l’autre, toujours pour l’autre. Je vous aime bien, surtout qu’après vendredi, y à samedi, waouuu samedi… « si  tous nos jours étaient des samedi… ».

Vous allez dans des bars obscurs et puants pour rencontrer l’autre, pour vous saouler la gueule avec l’argent de l’autre, pour prouver que vous êtes des hommes supérieurs à vos esclaves de femmes qui sont à la maison. Mes amis, mes cousins, je vous aime surtout le dimanche matin quand vos yeux sont gonflés et que vous êtes énervés. Je vous comprend, parce que il y a lundi qui arrive. Le jour que vous détestez. Je vous aime bien. Continuez comme ça, continuez à fermer la bouche à celui qui vous donne des conseils, à celui qui vous parle sérieusement, continuez comme ça …... vous m’avez vraiment donné une raison de vivre et d’aimer la vie, une raison d’exister et de fêter mon anniversaire tout les ans. Je vous remercie beaucoup…...

L’HOMME ? BEURK !

Saïd, le 12-12-2006


Venez très nombreux faire du bruit
le 16 décembre
à Merzouga :

Méga concert sous l’égide de l’UNESCO d’un artiste au grand cœur !

Par Michel Tarrier

 Les concerts géants de Jean-Michel Jarre sont bien connus pour attirer les foules : « Le musicien qui a déplacé des centaines de milliers à Hong-Kong, Londres, Pékin, a été capable de drainer trois millions de spectateurs à Moscou (Russie). Ses concerts sont à chaque fois des rendez-vous magiques, avec des sons et des lumières très dépaysants. »

 Un article à lire pour ne pas mourir idiot :

http://www.aujourdhui.ma/culture-details50462.html

 Concilier l’inconciliable : Merzouga n’est pas la Tour Eiffel !

 « Ici plus qu’ailleurs peut-être l’équilibre naturel est précaire. »

(Yves et MauricetteVial)


« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable.

        On ne voit rien. On n’entend rien.

        Et cependant quelque chose rayonne en silence... »

        (Antoine de Saint-Exupéry)

 

« Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui,

et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ? »

(Théodore Monod)

 

« Homme, il faut savoir se taire pour écouter le chant de l’espace,

qui affirme que la lumière et l’ombre ne parlent pas. »

(Poème touareg)

Une jolie couleuvre de Schokar
Le respect pour la vie dans la merveilleuse multiplicité de ses formes:
ici une jolie Couleuvre de Schokar
©Photo Michel Aymerich


In memoriam l’Erg Chebbi

 
Sculpture du vent, écriture du sable, solitude sonore, gisement de silence, révélation spontanée, plénitude du vide, paysage intérieur, source d’effrois et d’épreuves, ...à l’origine était l’inconnu et ce jour est intemporel..., les clichés surexposés ne manquent pas pour traduire l’émotion envoûtante de cette terre de dépouillement, de la soif et de la faim. La tradition perpétrée veut que le désert trempe les âmes fortes et soit le cadre privilégié de la contemplation, de la méditation.

Dunes à Merzouga, un monde vivant et fragile
Dunes à Merzouga, un monde vivant et fragile
©Photo Michel Aymerich

Scincus albifasciatus
Scincus albifasciatus, un habitant de droit de ces lieux
©
Photo Jacques Franchimont

Coucher de soleil, lever de soleil, caravanes de Land-Rover cassant les pistes à vive allure, poubelles, Tokyo-Erfoud-Tokyo le temps d’une photo et d’un tour à dos de Dromadaire, tout le monde fait auberge traditionnelle, l’Erg Chebbi n’est plus qu’un tas de sable pour touristes en culotte courte, le seul désert sonore du Maroc. La façade orientale reste peut-être fréquentable.

 L’écotourisme massif n’est plus de l’écotourisme. Le lien à la beauté et à la dimension ressourçante du désert sont des choses essentielles qui ne tiennent justement que par une fréquentation bien en deçà du seuil de tolérance.

 Les régions d’Erfoud et de Zagora furent au Maroc les « arénapoles » pionnières de l’affairisme saharien. Ce sont maintenant des écosystèmes posthumes. Après avoir eu la douleur d’assister à la longue détresse des gens de Merzouga, victimes démunies des inondations du dernier printemps et trop longtemps abandonnées à leur sort, on a du mal à penser que les populations tirent vraiment quelque chose du succès de leur région. Même pas les infrastructures de prévention et de sauvetage adéquates.

 Surfréquentation, loisirs menaçants, dunes défaites et jonchées d’immondices, ces sites sont livrés sans la moindre retenue aux « marchands du temple » et aux faux-guides (pas toujours incompétents...). De leur capital écosystémique, il ne reste pas grand chose, l’appauvrissement faunique est extrême, l’érosion culturelle est manifeste et cette promotion n’a même pas su mettre les casbahs et les ksour à l’abri de l’enlaidissement du parpaing. Les populations sont niées ou asservies, les enfants transformés en mendiants. Si c’est cela la source d’inspiration et l’exemple à poursuivre, voire à amplifier !

 La pression d’un tourisme de masse a su écarter la totalité d’une faune perturbée par les caravanes de voitures, de tout-terrains, de camions, de camping-cars hors gabarits (chacun valant bien le prix de tout un douar présaharien...), de motos grosses cylindrées, maintenant de quads aux performances sonores, en une formation linéaire ininterrompue, chapelet routier rehaussé de rallyes d’aventure et de néfastes Paris-Dakar de toutes sortes. De quoi faire avorter la dernière gazelle ! Au milieu de cette grande parade se rendant à la curée des dunes, on devine parfois l’ombre héroïque et militante d’un couple d’écotouristes vrais en tandem. Ils y avaient cru mais on ne les reprendra plus.

 Au sein du saharien tempéré, cet erg qui doit l’essentiel de ses misères écologiques à sa renommée touristique, est formé de plusieurs massifs s’élevant à plus de 100m au-dessus d’un reg très âpre, ponctué de rares Acacias et Tamaris. Au niveau de Merzouga, il est mitoyen du seul point d’eau de la région : le Dayet Tamezguidat (ou Srji). Quand il est en eau, ce lac temporaire constitue un précieux relais pour quelques espèces d’Oiseaux migrateurs et le spectacle des Flamands roses est du plus bel effet dans ce décor de reg noir rehaussé du sable d’or des dunes majestueuses qui s’y reflètent. L’aspect floristique de l’Erg Chebbi est nul mais celui du lac assez notable lors des années pluvieuses, avec notamment une ceinture de Cypéracées vivaces (Scirpus holoschoenus). Le Chat des sables, espèce absolument remarquable, a pris la tangente eu égard à la formidable pression anthropique et la Gazelle dorcas ne donne plus signe de vie.

Gazella dorcas
Gazelle dorcas ©Photo Michel Aymerich

Le charmant Fennec, sévèrement persécuté, voit ses derniers sujets en sursis. Entre autres présences aviaires, le Moineau blanc, bien adapté aux conditions extrêmes, y est ici l’objet d’observations ornithologiques assidues. Le cortège reptilien n’est plus celui qu’il était il y a un siècle (assertion documentée par la bibliographie) et l’on peut encore citer quelques présences, déjà hypothétiques pour la plupart, qu’il serait judicieux de sauvegarder. C’est le cas entre-autres de la Tarente du désert, du Gecko d’Oudri, du Gecko à écailles carénées, de l’Agame changeant, du Fouette-queue, du Varan du désert, de l’Érémias d’Olivier, de l’Érémias à gouttelettes, de l’Érémias à points rouges, de deux ou trois espèces d’Acanthodactyles, du Seps ocellé, du Sphénops de Boulenger, du Poisson de sable, du Scinque fascié (grosse espèce répandue au sud du Sahara et contactée pour la première fois au Maroc à Taouz), du Leptotyphlops macrorhynque, de la Couleuvre algire, de la Couleuvre-diadème du Maghreb, de la Couleuvre de Moïla, de la Couleuvre de Schokar, de la Vipère à cornes et de la Vipère de l’erg.


Couleuvre de MoïlaVipères à cornes
Couleuvre de Moïla et Vipère à cornes ©Photos Michel Aymerich

Théodore Monod, dans "Méharées", écrivait non sans quelque légitime ironie, à propos des serpents qu'il pouvait parfois rencontrer dans les régions sahariennes : "Couleuvres, inoffensives et blondes, vipères [...]. Mais de grâce, n'oubliez pas d'ajouter "à cornes", c'est tellement plus terrifiant pour votre public, car il s'imagine que ce diabolique appendice, arme supplémentaire, ajoute encore à la nocivité du reptile.[...] Les   vipères sahariennes, qui sont des cerastes, ont [...] plus peur de nous que nous d'elles, ce qui n'est pas peu dire."

    Un peu plus loin le village de Taouz marque la fin de la descente au Sud, avec non loin la Hamada du Guir et l’Algérie. C’est un peu le coin des paléontologues car les découvertes d’ossements de Dinosauriens et de Crocodiliens dans ce haut fond du Crétacé y ont été nombreuses. Là, il suffit de se baisser pour ramasser des fossiles. Et si la chaleur insupportable tenaille, des gravures rupestres d’Herbivores sont là pour rappeler le temps du Sahara humide et frais... En direction sud-ouest, une piste audacieuse tente de suivre le cours ensablé de l’Oued Ziz et de ses lagunes évanescentes. Attention ici aux ensablements fatidiques dus au fech-fech, une « farine » de sable pulvérulent qui recouvre le sol, dépôt alluvial qui masque la mince croûte superficielle et qui cède sous le poids du véhicule.

Gerboise, Jaculus jaculus
Gerboise, Jaculus jaculus
©Photo Michel Aymerich

Comme la faune ne se manifeste que de nuit, c’est en bivouaquant qu’au crépuscule ou à l’aurore on pourra apercevoir non sans émotion un Fennec, un Fouette-queue, une Gerbille ou une Gerboise, ou avec plus de chance suivre la ballade en quête de proie d’une merveilleuse Vipère à cornes, d’un Scorpion ou d’un Solifuge.

Un petit monde qui n'est pas là pour systématiquement
piquer les innocents humains...


Scorpion du désertSolifuge sur main: inoffensif, mais craint!
Scorpion du désert, Androctonus amoreuxi et Solifuge saharien sur main ©Photos Michel Aymerich

Autant de "créatures" que nous respecterons inconditionnellement en nous inspirant de la recommandation suivante de Lanza del Vasto:
« Tu traiteras avec les mêmes courtoisies serpents, scorpions, tarentules et toutes espèces de bêtes nuisibles. Nuisible, tu l'es toi-même plus que la bête :
est-ce toi-même que tu voudrais punir en elle ? Laisse-la partir, et tes malices
avec elle.
»


Percevoir le jappement du Chacal serait la récompense suprême. Avant de retrouver Zagora par cette piste et avec le talent de ne pas se perdre, de n’avoir pas sombré dans l’océan aréneux, ni supporté une fatale tempête de sable mettant un terme à toute mobilité durant deux ou trois jours, il ne faut pas négliger la petite oasis d’Hassi-Remlia, là où le Ziz et le Rheris assemblent leurs eaux pour donner naissance à l’Oued Daoura qui entaille la région des Kem-Kem, puis disparaît dans le vide, vers Tindouf. Non loin à l’ouest, les fins d’hivers aux pluies providentielles, La Daya El-Maïder est un site remarquable pour l’observation naturaliste.  D’ordinaire, une chape de plomb recouvre cette mer sèche et couve quelques millions de semences qui feront le fugace tapis florifère d’un jour. Leçon de patience, de résignation, mais aussi de fuite des quelques familles qui avant survivaient dans quelques douars isolés. Avant, il pleuvait plus souvent... Maintenant qu’il ne pleut que sporadiquement, il y a risque d’inondations, dites « catastrophes naturelles ». En remontant en amont et vers les bassins versants des oueds sahariens, on comprend pourquoi la pluie est devenue tant meurtrière.

 Alors, pourquoi pas un petit concert de plus, une incantation sonore qui traînera dans son sillage des milliers d’automobiles de pèlerins, et laissera derrière elle son habituel poubellien supérieur. La musique de l’homme n’adoucit pas la biodiversité, elle la dérange. Surtout celle-là.

Merci Jean-Michel Jarre de ne pas rater de surfer sur la vague de l’écologisme et de repousser en musique les affres de la désertification.

 Extraits de presse :

 « Le spectacle est destiné à sensibiliser sur la nécessité de la préservation des ressources en eau sur la Terre. Nous voulons que ce concert permette de tirer la sonnette d’alarme. Que les gens réalisent combien l’eau est précieuse et combien il est important de prendre soin de ce que nous possédons, a déclaré l’artiste, également ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco. Le choix du désert de Merzouga, située au sud-est du Sahara marocain, donnera plus de relief à ce message. »

 Imaginons l’effarante quantité d’eau que va faire couler cet évènement, rien qu’au niveau des hébergements hôteliers. Un touriste reste au moins une heure sous sa douche, surtout lorsqu’il a du sable dans les cheveux…

 « Issu de l’univers de la recherche électro-acoustique, il a inventé une musique où les sons évoquent des bruits de navettes spatiales, des créatures marines comme les manchots, les méduses, les dauphins, les algues… Il en fera peut-être autant avec le bruit des palmiers de Merzouga. »

 Passe pour le « bruit » des méduses et des algues ( !), mais pas celui des navettes spatiales dans le crépuscule magique des dunes de Merzouga. La connerie n’a plus de limites.


Rira bien qui rira le dernier...

par Michel Tarrier.


2025 : cheminement régressif du Maroc dans une humanité en péril par tarissement des ressources.

"Le Maroc sera en pénurie d’eau et le couvert végétal pourrait être réduit de 600.000 hectares de forêts."

http://www.lopinion .ma/spip. php?article14015

Région déboisée et aridifiée autour de Taliouine
Une des nombreuses régions déboisées et aridifiées ©Photo Michel Aymerich

Que faites-vous actuellement, sinon vous préoccuper de changer votre téléphone mobile par un dernier modèle, et faire en sorte qu'un joueur de football reçoive 100 millions d'Euros en quittant un club pour un autre...?

Le salaire mensuel d'un chercheur, quand il obtient un poste, est de combien ? 4 ou 5000 DH ?

Nous sommes tous responsables de ce monde écervelé, aux valeurs inversées.

Rira bien qui rira le dernier...


À quand le grand Sit-in, place Jemaa-El-Fna,
des stars amies de Marrakech ?

A propos de Julia Roberts et des spectacles indignes de Marrakech

par Michel Tarrier.

Exploitation, assassinat des serpents et mensonges
Vipère heurtante morte à qui on a placé un oeuf dans la gueule (sic!), serpents
mourants
(vipères heurtantes, cobras...) sont la conséquence d'un tourisme irresponsable et de "charmeurs" hilares
sans foi ni loi qui s'enrichissent au détriment de la biodiversité et dans la souffrance de ses représentants!!!

©
Photo Jean Delacre

Je rapportais hier l'opposition véhémente de l'actrice Julia Roberts à l'égard de la sordide exploitation animale destinée au tourisme gobbe-tout.

On trouve néanmoins des brèves présentant  l'actrice comme en accord avec ces exhibitions (en fait il n'en n'est rien !) parce qu'elle posa souriante pour une photo avec l'un de ces singes prisonniers sur sa tête :

http://www.celebwar ship.com/ wp/?p=350

Il en résulta une levée de boucliers de la part de nombreuses associations, mais plus intéressant et prometteur d'une pression porteuse pour l'avenir : l'engagement de l'éditeur des Guides Lonely Planet contre ce misérable attrape-touristes (et attrape-tout le monde puisqu'on retrouve charmeurs de serpents et tortionnaires de singes dans tous les souks marocains).

Rappelons que Lonely Planet est présentement le premier guide touristique auquel se réfèrent les visiteurs du Maroc. Nul doute que le Routard va emboîter le pas.

Les "People frivoles" peuvent faire beaucoup plus bouger les choses que les très sérieux mammologues, herpétologues et autres zoologistes, trop occupés à leurs savantes études pour se soucier du sort et de la destinée des espèces. La science est une discipline glacée.

Guide Lonely Planet Maroc :

http://www.lonelyplanet.fr/_htm/catalogue/index.php?mode=notice&param1=978284070267 2

"En tournage à Marrakech, la star de Hollywood Julia Roberts a évidemment sacrifié à l'inévitable visite de la place Jamaâ El Fna. Mais moins que le spectacle des mendiants ou des enfants des rues, c'est celui de singes, enchaînés et exhibés par des dresseurs peu commodes, qui a scandalisé la star américaine. Celle-ci serait en effet entrée dans une colère noire, invectivant les dresseurs qui s'attendaient plus à des pourboires généreux qu'à une leçon d'écologie."

TELQUEL, par Abdellatif El Azizi
http://www.telquel- online.com/ 247/maroc3_ 247.shtml

Singe Magot
Un des derniers Singes magot encore en liberté.
Pour combien de temps?
 ©
Photo Michel Aymerich

Les Serpents et nos petits cousins les Magots ne sont pas des légumes ou des papillons.

Leur système nerveux fait qu'ils connaissent bien-être ou souffrance comme nous.

Pour moi, qui suis "fou", les Singes sont des personnes, ils ont une même âme (si tant est que nous en ayions une !), sauf qu'ils n'ont pas inventé la douleur.

Foetus de Macaca et d'Homo "sapiens" 
- Foetus de Macaca ( à gauche ) après 44 jours de gestation,
et d'homme ( à droite ), après 49 jours.
  [ d'après SCHULTZ 1969 ]

Tous sont protégés par divers textes, mais les premiers font peur aux crétins, les second sont déclarés "persona non grata" par le même gestionnaire qui détruisit son habitat, la forêt.

Qu'ils fassent peur ou qu'ils fassent rire, c'est donc dans la tradition (*) de les persécuter, de les exploiter, de les détruire. Quand l'Homme monothéiste 1] ne tue pas, il s'emmerde !

 (*) Tradition :« La tradition, c'est le droit de vote accordé aux morts. » Gilbert Keith Chesterton.

 Merci Julia Roberts !

À quand le grand Sit-in, Place Jemaa-El-Fna, des stars amies de Marrakech ?

Les autorités s'acharnent à fermer les yeux sur ce qu'elles pensent être un respectable et rentable rituel qui appelle les touristes alors, que selon notre enquête, la persistance de telles exhibitions et détentions sont regardées comme d'un autre âge et constituent l'un des motifs de non retour des touristes, lesquels ont déjà fort à faire chez eux pour lutter contre leurs propres barbaries (corrida, gavage des oies, animaux de cirque et j'en passe)

1]
NDLR: Théodore Monod écrivait: " Beaucoup d'exégètes ont élaboré cette idée que l'homme avait été placé par dieu au centre du monde à titre de gestionnaire, non pas pour abuser de son pouvoir, car roi ne veut pas dire nécessairement tyran, mais pour faire fonctionner l'ensemble du système en respectant les uns et les autres. C'est peut-être une très haute idée de son rôle, mais ce qui compte surtout, au-delà de l'idée qu'on se fait de l'homme, c'est la façon dont il s'est comporté. Or nous ne savons que trop comment il traite et ses semblables et tant d'autres êtres vivants. Pourtant nous sommes des primates comme les autres. Si nous avons peut-être des choses en plus, nous en avons aussi en moins, et au point de vue de la phylogénèse, de l'évolution biologique, les autres Primates ne sont jamais que des cousins. Parmi tous ces Pères de l'église, certains ont cependant réfléchi différemment au rôle de l'animal, et c'est ainsi qu'au VIème siècle Isaac de Nivine a dit qu'il fallait prier pour les animaux, ajoutant "même pour les reptiles", ce qui est tout à fait inhabituel. Voilà un homme qui avait compris qu'il existait une unité, que dans l'univers tout se tenait et  plus encore à l'intérieur de la vie organique, du monde vivant, et que cette communion à tous les niveaux devait entraîner une solidarité et un respect mutuel entre l'homme et l'animal*." in Isabelle Jarry, Théodore Monod, Petite bibliothèque Payot, 2001, pp. 237,238.
* Nous tenons à préciser que nous considérons le concept d'"animal", distinct et opposé à celui d'homme comme étant d'origine purement idéologique et fondamentalement faux!
"J’en viens enfin au chapitre que je prendrais le plus de plaisir à écrire, parce qu’il emprunterait le chemin le moins frayé mais à mes yeux parmi les plus décisifs dans la lecture à venir d’Adorno. Il s’agit de ce qu’on appelle, d’un singulier général qui m’a toujours choqué, l’Animal. Comme s’il n’y en avait qu’un. [...] j’essaierais de montrer (j’ai déjà tenté de le faire ailleurs) qu’il y a là des prémisses à déployer avec une grande prudence, les lueurs au moins d’une révolution pensante et agissante dont nous avons besoin, dans la cohabitation avec ces autres vivants qu’on appelle les animaux. "Jacques Derrida, Philosophe et écrivain (1930-2004).

Bébés gorille
Bébés gorille. L'homme ne descend pas du singe, l'homme est un grand singe aux côtés
des bonobos, des chimpanzés, des gorilles, des orang-outangs et même des gibbons...
Arbre phylogénétique des grands singes

Pour plus d'informations sur les abominations
de la place Jemaa-El-Fnaa et du souk de Marrakech, voir:

http://geres-asso.org/forum_tribune.html

et http://geres-asso.org/dossiers.html

Charte du respect des espèces et des écosystèmes

L'APPEL DE MARRAKECH
(adopté à l'issue du Premier Congrès Méditteranéen d'Herpétologie)


11. Le grand jeu de l'Île de Pâques
par Michel Tarrier.

Jouez avec nous au grand jeu de l’Île
de Pâques !

Vivre dangereusement, comme des imbéciles…

L’animal humain est joueur devant l’Éternel…, d’autant plus joueur qu’il est conscient des hauts risques. Question d’adrénaline sociétale, peut-être… Et les jeux nocifs,  fatals à l’environnement ne manquent pas dans ce nouveau bazar dont il n’y a plus que les vitrines et les discours-camelots qui soient encore « verts ».

Un jeu des interdépendances comme « l’effet-papillon », celui des derniers survivants sur un espace en déperdition comme « le syndrome du Titanic », sont désormais distractions courantes aux quatre coins du Globe. On s’est également bien accoutumés au « grand bingo contre l’Afrique », et « échec et mat sur l’Amazonie » nous tient encore en haleine. Mais le kit « peuples premiers et leurs terres à jouer au poker » reste le divertissement le plus ancien, le plus vendu, le plus rentable aussi. Loin du jeu de hasard, sans grande patience, il ne dépend que du rapport de force.

Une soucieuse éducation aurait pu institutionnaliser « le jeu de l’oie »… L’oiseau annonçant symboliquement le danger au fil d’un parcours en spirale, en labyrinthe initiatique, les joueurs apprendraient ainsi à bien connaître le Monde, à l’aimer pour mieux le respecter, plutôt que de l’anéantir à coups de dés. Il n’en fut rien et c’est Terminator qui servit de modèle éloquent à une multitude de jeux de rôles. Quand il s’agit de choisir un guide, ce seront donc partout et toujours des gens du type Arnold Aloïs Schwarzenegger qui recevront l’assentiment démocratique, tandis que des érudits, humanistes et pacifistes de la trempe d’un René Dumont seront systématiquement renvoyés à la case départ.

Le jeu de « l’Île de Pâques », un vrai jeu de cons 

C’est ainsi que sur l’échiquier de la Terre, le jeu écologique estimé le plus drôle est bien celui de « l’Île de Pâque ». C’est presque un plaisir des dieux et il ne requiert pas obligatoirement un écosystème insulaire. Universel et intemporel, il peut se jouer sur mer comme sur terre. Un littoral, une montagne, une vallée, une forêt, voire même un désert, peuvent parfaitement faire l’affaire, sous toutes les latitudes, sous tous les bioclimats, à tous les étages de végétation. C’est comme un grand mikado des écosystèmes, un puzzle avec le damier de la biodiversité, dont on use et abuse, Il n’est même pas nécessaire de demander l’autorisation, laquelle n’est jamais refusée si elle implique l’intérêt d’une grande quantité de joueurs. Les cartes truquées sont acceptées. C’est pour ça que c’est un jeu sympa, qui rencontre actuellement un énorme succès un peu partout dans le monde !

En dépit des apparences, ce n’est pas un jeu éducatif. Ce n’est même qu’un jeu d’argent pour opportunistes, où l’on doit miser, par exemple, sur des régions encore riches en biomasse forestière, ou potentiellement favorables à l’agriculture productiviste, ou bien mieux encore sur les derniers territoires d’or noir. Le jeu de « l’Île de Pâques » ne se joue pas qu’en famille, ou entre amis, il peut être d’un usage étatique. Le Nouveau Monde organise actuellement des tournois permanents, en plusieurs manches, et leurs « réussites » font dire que l’équipe Bush détiendrait la martingale. Grand croupier du casino mondial, le capitalisme à masque démocratique pousse le jeu jusqu’au massacre dans cette grande marelle planétaire, où les pays ayant en gage une dette extérieure à vie jouent désespérément leur va-tout.

Les premiers joueurs (deux ou trois maximum) sont nommés « découvreurs de l’Île de Pâques » et, tant ils sont polis et bien cravatés, semblent venir d’un autre Monde, d’une planète « savante ». Ce n’est hélas qu’un vernis universitaire, une apparence conventionnelle et diplomatique. Ils s’affrontent à une série de pions « sauvages », appelés « oreilles fines », qui ne cachent que leurs « parties honteuses » et qui vivent plus ou moins en autarcie sur leurs terres pourtant modestes, en harmonie avec les éléments ambiants, et qui croient voir des esprits partout. Cette première partie de jeu n’est certes pas très divertissante.

C’est quand, dans la foulée des « découvreurs », les colons schizophrènes importent une « vraie » religion, une toute autre morale, de nouvelles maladies (grippe, syphilis, variole), des plantes et des animaux allochtones, un semblant d’instruction, de bonnes manières, des projets de société agrémentés d’exportations d’esclaves, et un zest techno-scientiste, qu’ils parviennent enfin à changer les « oreilles fines » en « oreilles dures », que l’espace ludique s’anime vraiment, que les spectateurs applaudissent. Jugés ignorants et païens, les membres de la tribu des « oreilles fines » sont ainsi cruellement battus quand ils refusent de se rallier à la raison du plus fort.

Le bon joueur est celui qui fera feu de tout bois et parviendra à effacer implacablement tout ce que les « oreilles fines » avaient stupidement préservé. Tous les coups sont bons pour faire table rase, pour aboutir au chaos apocalyptique, ce n’est qu’une question de rapidité dans le jeu : déforestation habile sur tous les fronts, défrichage pernicieux, anéantissement des paysages, désertification, agriculture intensive pour les uns, organisation de famines pour les autres, éviction du monde animal, massacre du vivant jusqu’à extinction massive des espèces, minage kamikaze des ressources, mainmise sur l’eau, bétonnage obsessif, infrastructures mégalomanes et constructions pharaoniques, catastrophes industrielles, marées noires, pollution de tous les milieux, brouillards polluants chargés d’ozone, réchauffement et autres dérangements climatiques. Et beaucoup, beaucoup de bruit !

Il existe une variante où, pour finaliser, on utilise des pions moutons pour couper l’herbe sous le pied à l’adversaire, et vaincre le tapis vert. D’abord inaugurée par les Chiliens et les Anglais aux dépends des restes de l’Île de Pâques, cette version obtient actuellement un succès fou sur les terres fragiles du monde musulman.

Les contaminations et empoisonnements seront cyniquement volontaires. Ne même pas renoncer à l’agent orange sous couvert de guerre, à l’amiante pour vaincre les pions ouvriers, à la vache folle ou à la dioxine pour les méchants humains carnivores, aux pires potions agrotoxiques, engrais et  biocides fulgurants pour contaminer le consommateur végétarien qui se croit plus malin, aux organismes génétiquement modifiés pour troubler la pollinisation et nous concocter des salades de tomates aux gènes de poisson, de virus, de bactérie, de scorpion et d’humain.

Pour accélérer le jeu, une stimulation au lapinisme est exercée sur les « oreilles sourdes », quitte à lever les tabous sur le stupre et la fornication, afin d’obtenir l’appui d’une démographie galopante. Il fallait des petits pions pour la guerre, il en faut maintenant pour le consumérisme écervelé.

Pris au piège d’un jeu de dupes

Dans ce grand jeu pathétique, le but escompté en allant droit dans le mur, est la destruction globale, précédée d’une vie invivable durant quelques siècles. Dans ce déclin, et tout en jouant à la bataille, la recette est d’atteindre en moins d’un demi-siècle 10 milliards d’Homo sapiens economicus ayant accès au mode de vie occidental et nécessitant alors l’équivalent de 12 planètes en termes de ressources. C’est vraiment là que nous allons trouver le jeu désopilant.

Une fois le terme atteint, les joueurs survivants se poseront l’intéressante question de savoir vers quels solstices, vers quel équinoxe étaient orientés tous ces gratte-ciel dépeuplés, toutes ces rampes d’autoroutes mortes, tous ces aéroports vides, toutes ces zones industrielles désertées et autres vestiges du temps du pétrole, témoignages accablants d’un haut niveau d’accomplissement intellectuel.

La croissance économique de l’Inde et de la Chine, le lancement d’Airbus colosses chaque fois plus générateurs de dommages collatéraux pour la biosphère, l’hyper croissance de la lèpre touristique, l’exode de hordes de réfugiés de l’environnement, le tout prochain choc pétrolier, seront donc des astuces de jeu bienvenues… pour mettre de l’huile sur le feu. À toute chose malheur est bon : remercions au passages ces guerres, ces catastrophes dites « naturelles » et ces nouvelles maladies, susceptibles d’un écrémage substantiel et sans lesquelles nous atteindrions 12 milliards et 15 planètes à piller !

Comme à tous les jeux, il y a un principe : la Terre est une île ; et une morale : détruisez l’environnement, et l’environnement vous détruira.

Le Monde n’est-il pas un grand cercle de jeux ? Seul la variante hétérodoxe « Qui perd gagne » est à effet nul.

Amusez-vous bien, sachez tricher tout en vous montrant politiquement correct ! Mais ce n’est qu’une illusion et, simple citoyen, notamment du Sud, vous n’avez plus le moindre joker : « Messieurs, les jeux sont faits ! ». C’est la grande loterie du malheur terrestre qui joue sa dernière partie, perdue d’avance.

Avertissement ! Il n’est pas vraiment nécessaire de perdre du temps à discutailler, à gesticuler, à se réunir pour tergiverser, pour faire semblant de prendre des résolutions. Cette version de jeu, connue sous le nom de développement interminable, est restée au rayon des invendus des grands magasins de jeux de société. Il faut être « brefs et couillosifs. »

Cette fable pascuane, tout aussi ludique que métaphorique, est inspirée du livre de Clive Ponting, « Le viol de la Terre » (« A green history of de world »), Nil édition, Paris, 2000. Histoire d’une société qui s’effondre faute d’avoir su modérer sa consommation des ressources limitées d’une île. Le destin de l’Île de Pâques a valeur de symbole pour l’ensemble de la Planète.. 

« Une vérité qui dérange » : vers le grand sursaut mondial ?

         5-4-3-2-1-0.

Il y a urgence planétaire les amis ! Et un cri se fait entendre, États-unien comme d’habitude, mais peu importe puisque l’Occident roupille. C’est celui de l’ex-futur président Al Gore, dont le discours était trop lucide pour être électoraliste. Inspiré de son livre « Une vérité qui dérange », un film sort, un film catastrophe qui pour une fois n’est pas un amusement puisqu’il annonce… une catastrophe. Une catastrophe à laquelle - si nous n’assisterons pas - il est désormais de toute évidence que nos enfants en seront les acteurs et les victimes. Bonne chance les petits ! Maman, Papa et leurs sempiternels élus plus nullards et opportunistes les uns que les autres, vous ont préparé une belle surprise ! Traité à grand renfort d’images choc, d’effets hollywoodiens et d’une bande sonore on ne peut plus pompier, le mauvais goût assurera à cette production le succès qu’elle doit avoir pour réveiller les masses citoyennes mollement installées dans leurs prières antalgiques, leur consommation calorifique, leur habitudes égoïstes et leur lobotomie « scathodique ». Engageons-nous à « supporter » ce film, qui dérange un peu, beaucoup… On est prié d’éviter Mac Do en sortant de la salle !

http://www.uipfrance.com/sites/uneveritequiderange/
http://www.uipfrance.com/sites/uneveritequiderange/trailer/

« Le plus grand danger pour la planète est pratiquement ignoré par nos médias.
Non seulement il n’est pas très à la mode, mais en plus il se situe trop loin dans le temps. »
(Anatol Lieven)
 

« Il y a corrélation, à l’échelle planétaire, entre le niveau de dommage environnemental et la tyrannie que vit un pays donné. »

« La détérioration environnementale est source de déficit : nous chargeons nos enfants de payer pour la prospérité de notre génération. »
Robert F. Kennedy Jr., avocat du Natural Resources Defense Council.

Michel R. Tarrier
(spectateur, acteur et responsable)
tarrier@ctv.es / www.tarrier.org



10. Observations naturalistes au Sénégal
 
"Il faut résister contre cette dégradation de la dernière beauté de la terre et de l'idée que l'homme se fait des lieux qu'il habite. Est-ce que nous ne sommes plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, qui n'a pas de rendement, pas d'utilité, pas d'autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ?" Romain Gary, Les Racines du ciel

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9. Echange de mails autour d'un "Petit compte-rendu non exhaustif de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet"

From: michel AYMERICH
Sent: Friday, January 20, 2006 3:55 PM
Subject: petit compte-rendu de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet
 
 Bonjour,
 
     Hier soir la conférence-débat avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet s'est terminée très tard. Au début, mon frère et moi, nous ne pouvions rentrer car la salle était déjà trop pleine. Il y avait déjà plus de 700 personnes (environs 760 personnes) et 300 autres attendaient dehors.  Pour des raisons de sécurité, les organisateurs refusaient l'entrée de nouvelles personnes. Finalement après une demi-heure d'attente, alors que beaucoup étaient partis, ils ont acceptés de laisser entrer encore une cinquantaine de personnes... Ce fut donc un franc succès pour les organisateurs, un succès et une surprise comme l'a concédé D. Voynet qui craignait que la salle ne fut trop grande.
   
    Nicolas Hulot est un très très bon orateur qui aborde de façon passionnante des sujets très intéressants et vraiment cruciaux, Dominique Voynet, sénatrice du parti vert, parle beaucoup moins bien,  elle n'est pas inintéressante, mais tend à restreindre son sujet à quelques problématiques "écolo" franco-françaises.  Ce qui distingue Hulot, c'est  sa capacité et sa volonté de présenter les sujets abordés accompagnés d'une réflexion générale, une réflexion philosophique sur nos responsabilités, notre mode de vie, nos modes de production et de consommation, etc. C'est sans doute cela qui attire beaucoup de personnes venues écouter et voir d'abord Hulot.

    Hélas pourtant, le débat qui s'en est ensuivi était en comparaison inintéressant et même bien ennuyeux. Les questions venues de la salle étaient trop liées à des problèmes immédiats et largement secondaires en comparaison des grands problèmes auxquels l'humanité et toutes les espèces sont confrontés. C'est dommage que le public ou plutôt la partie du public qui a pris la parole, car il y en avait d'autres qui semblaient un peu frustrés, n'ait pas eu la capacité de  voir plus loin que les limites de la ville de Montpellier. Pour parler de Montpellier et de la région, ils auraient dû aller à une autre conférence ou plutôt à un meeting des verts de Montpellier. Les occasions ne manquent pas. Le sujet était pourtant : "État de la planète, État de l'écologie". Cela n'aura pas été le contenu du débat, hélas, hélas, hélas!
 
    Il y a encore largement une incapacité à lier et articuler théoriquement et pratiquement le global et le local. Presque tout le monde se débat dans des contradictions insurmontables. C'est grave. La croyance que par quelques petits gestes quotidiens (qui diffèrent  d'ailleurs d'une personne à l'autre) le problème pourra être résolu sert plus à donner bonne conscience qu'à prendre le chemin de la résolution globale des problèmes. Car pour résoudre les problèmes et agir en connaissance de cause, il faut les connaître et les nommer. Connaître les causes et s'y attaquer à une échelle et à une autre... Il semblerait que nous soyons très loin du compte, y compris et surtout dans les têtes. Pourtant, il est indéniable qu'une certaine volonté existe, la preuve en était la participation. Mais dire aux gens: "agissez, agissez vous-mêmes", comme si le mouvement et la bonne volonté étaient en soi suffisants, alors que pour agir il faut savoir comment agir et dans quelle direction, c'est finalement délayer sa propre responsabilité. Hulot s'est plaint, à juste raison à mon avis, de la démission des philosophes, des penseurs, des intellectuels, des politiques et d'autres qui devraient eu égard à l'urgence tirer la sonnette d'alarme, informer, proposer une alternative. Nous en sommes loin.
 
    Quand je suis entré dans la salle, Nicolas Hulot citait un penseur roumain (il n'a pas donné son nom) qui disait en substance: "L'homme est un animal qui a oublié qu'il en est un, l'histoire se chargera de le lui rappeler".  A la fin du Débat, Hulot a relaté son dernier voyage au Congo et au Gabon où il a été voir ceux qu'on appelle "les grands singes", c'est-à-dire en Afrique les Bonobos, les Chimpanzés et les Gorilles (auxquels précisons-le, en passant, s'ajoutent pour les scientifiques débarrassés du préjugé de l'existence d'une téléologie[1] les hommes eux-mêmes). Il a expliqué que ces dernières années les primatologues avaient démontré que ce qu'on croyait être une spécificité de l'homme existait chez les autres grands singes. Hulot a ainsi parlé de la bipédie, du rire, de l'amour, de la conscience de soi et de l'autre, la conscience de la mort, du travail, etc. qui existent chez nos proches cousins. Il a aussi donné l'exemple de grands singes (Bonobos, Chimpanzés ou Gorilles, il ne l'a pas précisé) qui confectionnent des sandales pour monter aux arbres...
 
    A la fin, et ce fut sa dernière phrase, il a conclu en substance par ceci : "Aujourd'hui, nous ne savons plus très bien ce qui nous distingue des autres grands singes, peut-être est-ce le fait qu'à la différence de ceux-ci, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis". 
 
    Michel Aymerich

1) Le mot "Téléologie" se rapporte à l'idée de finalité, en d'autres termes ici à l'idée ou plutôt au préjugé selon lequel l'Homme serait le produit final de l'évolution. Cette dernière aurait donc obéi à un dessein allant de l'inférieur au supérieur, du simple au complexe. L'Homme et l'homme, donc, étant le résultat de cette évolution... Selon moi, cette conception là de l'évolution est idéologique, elle part du préjugé selon lequel l'espèce humaine, puis l'homme blanc, étaient nécessairement contenus dans les formes dites précédentes de l'évolution...

 

From: "Marylise Pompignac Poisson"
To: michel AYMERICH
Sent: Saturday, January 21, 2006 1:07 AM
Subject: réponse conférence
   
    Monsieur,


    par ce courrier, je tiens à vous remercier de votre compte-rendu, relatant la triste réalité dans laquelle nous sommes immergés.
   
    Je serais brève car il est tard, et je rentre moi-même d'une conférence psychanalytique sur la mutation du lien social ou la mutation du discours du sujet en discours de la technocratie.
       
    Je suis tout à fait d'accord avec la conclusion de Nicolas Hulot, montrant
du doigt les agents et penseurs en sciences humaines. Comme je le notais dernièrement en réponse à la pétition pour le respect des écosystèmes, je déplore la non-implication des penseurs contemporains, quoique concernant la pétition pour la sauvegarde des grands singes de nombreux philosophes, bien sûr pas suffisamment pourtant, se sont engagés dans ce combat. En effet, aucun psychanalyste de mon entourage, sauf monsieur Moglia de Paris, rencontré par Internet !, ne se soucie de l'avenir de l'humanité. Soit disant qu'ils militent pour le développement et la survie de la psychanalyse. Mais ne croyez-vous pas que sans air pour respirer, sans eau pour boire et sans vie végétale ni animale pour s'alimenter, l'homme ne peut survivre ? Alors sans vie, à quoi sert le psychanalyste rescapé ? Pourtant, Charles Melman, éminent psychanalyste de l'Association Lacanienne Internationale a dit et écrit ceci : " nous sommes les seuls animaux au monde qui acceptent de vivre au milieu de leurs déjections". Selon moi, cette phrase est lourde de sens.
       
    De nombreux philosophes se sont opposés aux thèses cartésiennes rejetant le concept de l'homme comme maître et possesseur de la nature, comme Spinoza, Nietzche et Bergson, entre autres. Aujourd'hui nous évoluons dans un monde où seule la jouissance prime. C'est tout, tout de suite, moi d'abord.

    Lorsque les médias alarmaient le public du réchauffement climatique, j'ai entendu des gens s'exclamer avec ironie : " j'm'en fout. J'srai plus là !"
   
    Voilà où nous en sommes. Le désir est tué dans l'oeuf. Le système capitaliste gave le consommateur avant qu'il n'éprouve de l'appétit. Cela représente la métaphore du gavage des oies : au moins la bouche pleine ils ne peuvent rien dire. De plus, l'éducation n'encourage aucunement les citoyens à penser par eux-mêmes. Encore une fois, on les gave de "savoir", de connaissances toutes faites. Surtout ne réfléchissez pas. Schopenhauer avait analysé cette faille humaine qu'est le manque fondamental, lieu originaire du désir, en soulignant que déjà au début du XIX, l'homme, soit s'ennuie, soit déprime. Alors, la révolution industrielle "tombait bien". Les gens s'investirent dans la production. Et de fil en aiguille, les (nous) voilà au mode de la consommation, après avoir régressé sous le modèle paternaliste, histoire de commencer d'abord par retirer toute responsabilité au sujet. Nietzche, à la fin du XIX ème siècle disait que " Dieu est mort". Il avait raison, nous avons tué le symbolique, le sacré, ce signifiant que l'on n'atteint jamais. Plutôt que cultiver ce manque, que je nommais précédemment, le capitalisme a permis à chacun de prendre la voie la plus courte, celle qui assure le plaisir, celle qui comble. La société individualiste est créée : Dieu, cet absolu, c'est le sujet. Sans vouloir
partir dans la digression, je pense que les problèmes actuels de terrorisme exposent par des mises en acte, cette fracture entre le discours capitaliste et la discours religieux. Les capitalistes ne pensent plus, ils avalent sans faim/fin. Ils ne croient plus en rien, qu'en leur jouissance. Tout est possible, surtout sans responsabilité, ni culpabilité. Les valeurs se noient dans le grand bal de la consommation : "si mon portable n'est pas assez puissant, ou pas assez beau. Tout va bien ! J'en rachète un ! Si j'écrase une couleuvre ? C'est pas grave. Il y en a d'autres !" Voilà ce que la majorité de nos concitoyens pensent. Observer la nature, le cycle de la vie, la durée d'une construction de nid, l'investissement éducatif des parents animaux, etc. Pour beaucoup, c'est une perte de temps, et surtout un défaut d'intérêt : il y a les courses à faire, le match de foot à la télé ou star Académie à ne pas manquer.
   
    En effet, nous, associations devons continuer à informer, à éduquer et à
revendiquer le droit indiscutable de tout être vivant à être respecté et protéger en tant que vivant, comme nous et sur la même planète. La loi de la nature fait respecter la loi du plus fort, alors nous, Hommes, qu'attendons-nous pour nous différencier par la culture et mettre de "l'humain", le vrai, celui qui assure l'équilibre, qui temporise cette loi naturelle, dans nos comportements et nos mentalités ?

    Le sujet étant loin d'être clos, je m'y engage, pour le moment, j'arrêterais
là.
   
    Veuillez agréer, monsieur Aymerich, ma sincère considération.

   
    Marylise.


From: t.polter
To: michel AYMERICH
Sent: Saturday, January 21, 2006 10:12 AM
Subject: Re: petit compte-rendu de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet

    SALUT MICHEL,

    C'est avec une grande attention que je l'ai lu ton compte rendu de la soirée avec Nicolas Hulot, 670 personnes succès total rien à dire, je vais jeter un coup d'oeil dans la presse pour voir s'il passe sur Paris.

    Mon regret est toujours le même, je me dis qu'il serait passionnant et très utile, y compris pour ton site et tous ceux qui le visitent, si tu avais la possibilité d'enregistrer ce type de soirée (vidéo ou audio). Ainsi en créant un forum de discussion sur ton site  tu pourrais recueillir l'avis d 'autres personnes qui à mon avis se lâcheront plus par Internet que lors d'une conférence-débat.

    La petite phrase de la fin de Nicolas Hulot[1] est fantastique, dommage que ce ne soit pas enseigné dans les manuels scolaires, cela nous rendrait plus enclin à respecter cette chère "mère Nature" et à conscientiser les esprits.

    Merci pour le compte rendu .... à bientôt

    Thierry-Laurent P.

[1] NDLR : "Aujourd'hui, nous ne savons plus très bien ce qui nous distingue des autres grands singes, peut-être est-ce le fait qu'à la différence de ceux-ci, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis". 

From: slimane
To: michel AYMERICH
Sent: Friday, January 20, 2006 4:55 PM
Subject: Re: petit compte-rendu de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet

    Hehoo Michel, j'y étais!! Et j'ai eu la chance de suivre les speach de Nico et Dominique!

    Tu étais où dans la salle?


    C'est vrai que Nico parle bien, mais il a une approche quelque peu plus philosophique que Voynet, donc plus sympathique pour le commun des mortels. Par contre, Voynet est plus politicienne et je trouve qu'elle parle tout aussi bien, et c'est normal qu'elle ait une vision plus franco française que Hulot, qui a visité, quant à lui, la planète entière et donc a une vision plus généraliste!

   
    Qu'est-ce que tu fais ce soir?

  
     Slimane

From: Haanpsam 
To: aymerich.michel
Sent: Saturday, January 21, 2006 11:50 PM
Subject: Re: petit compte-rendu de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet

    "A la fin, et ce fut sa dernière phrase, il a conclu en substance par ceci : "Aujourd'hui, nous ne savons plus très bien ce qui nous distingue des autres grands singes, peut-être est-ce le fait qu'à la différence de ceux-ci, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis"."

    Cette branche, hélas, est probablement aussi celle de pratiquement toutes les autres espèces vivant sur la planète terre.

    Michel, merci de votre compte-rendu.

    Hulot est en effet très fort et lucide, pour moi il est un géant, le seul vrai saint possible, un type formidable, mais je crains qu'il ne soit aussi impuissant contre "Homo sapiens" que Ghandi, Agnelli, Monod, Nader, Cousteau, Aymerich, Voynet, 760+300 Montpeliérains chez Hulot & Voynet. [...]
   
    Avec mes amitiés,
   
    Cornelius

From: Loic Bazalgette
To: michel AYMERICH
Sent: Thursday, January 26, 2006 12:10 PM
Subject: Re: petit compte-rendu de la soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet

    Merci pour cet intéressant compte-rendu.
       
    Cordialement.

   
    Loïc BAZALGETTE



8. Esculape, dieu romain de la médecine

   Les couleuvres atteignent leur maturité sexuelle, donc la possibilité de se reproduire qu’aux alentours de leur 5ème année de vie. A la naissance, l’été, les serpenteaux mesurent environ 20 cm, pour atteindre, une fois adultes entre 80 et 180 cm.
     Sur notre commune, nous bénéficions de la présence de deux espèces d’ophidiens tout à fait PACIFIQUES et INOFFENSIVES:
    La couleuvre à collier, avec barrettes ou collier blanc, jaune ou/et noir,


couleuvre à collier

la couleuvre d’esculape, qui, au péril de sa vie, aime la présence humaine.

Couleuvres d'Esculape

Cette superbe couleuvre à la livrée tachetée de minuscules paillettes bleutées et, au dessous jaune/vert, fut dans l’antiquité et encore de nos jours dans la région romaine, vénérée. Son symbole illustre depuis, le caducée de la médecine.  A maintes reprises, quelques enfants de la commune ont pu constater avec émerveillement, leur quiétude.


    QUIZZ : Sur cette photo, est-ce une vipère ou une couleuvre ?

coleuvre vipérine

    Il s’agit d’une couleuvre vipérine, surnommée l’aspic d’eau, ne sachant absolument pas mordre, même si en cas de danger, elle prend des postures d’intimidation. Sa seule défense réside dans sa ressemblance chromatique avec la vipère. 

        La crainte est un phénomène naturel, mais « lorsqu’on sait, on ne peut plus faire comme si on ignorait ».

A noter : Centre de soins de la faune sauvage : 02.40.68.77.76

Association REPT – 02.40.77.42.77.
 Rappel : La loi du 10 juillet 1976, renforcée en 1995, les protège (tout contrevenant s’expose à une amende allant de 91 à 915 euros).


7.La vie dans la haie.
 
   
La majorité des petits oiseaux construit son nid à moins de 1 mètre du sol, voir directement à terre entre les herbes hautes, les racines, dans un mur de pierres sèches ou sur un lit de feuilles mortes (nidification d’avril à août). Ainsi nichent entre autres, le rouge gorge, le rossignol philomène, la fauvette grisette, le troglodyte mignon et le tarier pâtre. Aussi, souvent les petits quittent le nid avant même de savoir voler, attendant leurs parents sur une branche. Si vous trouvez un oisillon au sol : sans le déplacer (si possible), mettez-le hors de portée des prédateurs en lui confectionnant un abri avec, par exemple une tuile ronde. Les parents viendront là le nourrir.
     Nos haies et espaces herbacés leur sont donc indispensables non seulement pour leur habitat, mais également pour leur nourriture, car les oisillons, comme les jeunes serpents, se nourrissent EXCLUSIVEMENT d’insectes : le coucou gris se régale des chenilles processionnaires, les mésanges, les moineaux et les fauvettes, par exemple, alimentent leur couvée de chenilles, d’araignées ou de sauterelles. Respectons les cycles biologiques ; la pérennité de notre faune en dépend.
     Pour découvrir ensemble la nature, l’association REPT est à votre disposition au 02.40.77.42.77.

Association REPT

6. Avis aux promeneurs et aux jardiniers


     Avec le printemps, nous retrouvons le plaisir des promenades, au cours desquelles nous longeons paisiblement les talus et bords des routes de nos campagnes. Nous sommes ainsi amenés à croiser de nombreux petits animaux.

    Aujourd’hui, il nous paraît important de vous rappeler que les talus, les haies ainsi que les vieux murs abritent bon nombre d’espèces animales dont la plupart sont menacées, comme les batraciens et les reptiles. Or, ces espèces sont protégées par la loi de 1976 et de 1995.

    Si vous croisez leur chemin, ou leur habitat, merci de les respecter. Espèces pacifiques, prenez le temps de les observer, mais sans jamais les toucher, (encore moins avec un bâton car vous risqueriez de les blesser). Elles participent à l’équilibre de nos campagnes, en se nourrissant entre autre d’insectes et de petits rongeurs.

    Pour rappel : les couleuvres (pupilles rondes, 9 « grandes » écailles sur la tête) et les lézards sont TOTALEMENT inoffensifs, et les vipères sont devenues rares.
Surtout, ne vous fiez pas à leur couleur, car certaines couleuvres, par mimétisme défensif, ressemblent à une vipère ;
Celle qui est nommée « l’aspic d’eau » est une couleuvre vipérine  inoffensive.

    Pour répondre à vos interrogations, l’association REPT se tient à votre disposition, au 02.40.77.42.77.

« Pour pouvoir apprécier notre environnement, prenons-en soin ».


    L’association REPT
    La maison du Naturaliste (Langon)



5. SI UTILES, TANT MAL AIMES.

     La majorité d’entre nous est effrayée à la vue d’un reptile. Saisis par la peur, certains réagiront par la fuite, d’autres par leur destruction. Or, tous les serpents d’Europe sont protégés par la Loi depuis 1976, leur extermination, capture, utilisation, vente, achat et transport exposent le contrevenant à une amende allant de 91 à 915 euros.. De plus, la plupart de nos serpents sont inoffensifs.
     Effectivement, ce sont des animaux à protéger car leur présence sur nos sols contribue à l’équilibre du milieu naturel. Prédateurs efficaces de rongeurs, autres reptiles, batraciens, ils sont eux-mêmes la proie d’autres espèces, tels que rapaces, échassiers, hérissons… Victimes de la destruction des haies, des zones humides, des fauchages, leur population ne cesse de décroître. Arrêtons le massacre et apprenons à cohabiter.
     Qui ne regarde pas à droite et à gauche avant de traverser une rue ? Même à la campagne respectons certaines règles de prudence.
     Combien sommes nous à nous être fait mordre par un chat ou un chien, et combien par un serpent ?
     Utilisons notre intelligence à bon escient et observons les. Respectons notre milieu naturel ( loi de 1976, renforcée en 1995, sur la protection de la nature, et, art.29-5 de la convention internationale des droits de l’enfant) et ses différentes espèces de faune et de flore.
    Distinguons les couleuvres, qui ont les pupilles rondes, inoffensives ( la couleuvre à collier ne sait pas mordre), des vipères aux pupilles fendues, des orvets, lézards sans pattes. Ne nous fions pas à leur robe, le mimétisme de la couleuvre vipérine, inoffensive, ressemble à s’y méprendre à la vipère ( seule la pupille ronde fait la différence).
     Observons les et souvenons nous que la nature est notre patrimoine mondial avant même les monuments historiques, prenons en soin.

Association REPT
Tel : 02.40.77.42.77

 4.Un rapport secret sur le prochain choc climatique

par Michel Tarrier


    Un récent rapport du Pentagone sur le futur choc climatique, péremptoirement réfuté par le président conservateur Bush, prétendait informer le Bureau ovale des risques apocalyptiques encourus face au changement de climat pour les vingt ans à venir. Ce dossier, politiquement gênant, serait resté secret si fin février 2005 la presse (notamment The Observer et Fortune) ne l’avaient pas dévoilé, publiant des extraits de l’étude rédigée par Peter Schwartz et Doug Randall, du cabinet Global Business Network. Le travail prospectif avait été commandité au cabinet Global Business par un stratège influent de l'état-major de l'armée étatsunienne, Andrew Marshall, proche collaborateur du secrétaire de la défense Donald Rumsfeld. Prévisible dès aujourd'hui, le modèle climatique de 2020 représente une véritable impasse pour le futur, en engendrant un bouleversement majeur ressenti par des millions de personnes. Le sujet mérite d’être élevé au delà d'une discussion scientifique et de rejoindre le thème ultra prioritaire de la sécurité nationale des Etats-Unis. Ce rapport, aussi sérieux que tragique, met en scène un futur angoissant sous forme d’un cataclysme global coûtant des millions de vies lors de guerres nucléaires et d’une suite hallucinante de cataclysmes en chaîne. Le document averti que d’ici 2020 bien des métropoles européennes seront sous le niveau de la mer, que l’Amérique ne sera plus qu’un désert, que la Grande-Bretagne sera soumise à  un climat à caractère sibérien, que le Bangladesh sera inondé, que la population terrestre atteindra un chiffre que la Terre ne pourra pas supporter, que l’approvisionnement en énergies fossiles touchera à sa fin, que les stocks d’eau et de nourriture connaîtront une carence insurmontable, que se produira un effondrement de l’économie mondiale, que les affres d’une implacable sècheresse engendreront la famine, des émeutes planétaires, des migrants par millions et une anarchie globale, le tout risquant de recevoir comme réponse dissuasive un conflit nucléaire final. Les experts indiquent aussi que la menace du terrorisme sera énorme et imprévue. Et de conclure que le conflit sera un dispositif endémique à la survie, que la guerre définira une vie humaine devenue chaotique.

    Ce phénomène a bel et bien débuté. Des gaz d'hydrate de méthane s'échappent du permafrost et la courbe des températures risque de s'emballer d'année en année, le dégel de l’Arctique s’accélère, une forte diminution des glaciers des Andes et de l’Himalaya est constatée, on assiste à une lente translation latitudinale et altitudinale de la flore et de la faune, les records de chaleur viennent d’être battus et 1998 aura été l'année la plus chaude depuis 1000 ans. Des milliards de milliards de tonnes de C02 sont lâchés dans l'atmosphère à chaque minute, laquelle commence a rejeter les hydrates de méthane gelés qui viennent à leur tour renforcer l'effet de serre. Le champ universel de la nature est rompu. L'humanité a ainsi réussi à bouleverser le climat et à contrarier de ce fait sa propre destinée. Nos futures générations devront apprendre à survivre dans une forme abiotique de désert.  

    Mais l’administration fondamentaliste Bush nie la réalité du changement climatique et Bush lui-même, très sensible au tout puissant lobby pétrolier, n’a pas apprécié cette étude qu’il a reçue avec scepticisme et rejetée. La Maison Blanche tente ainsi d'enterrer cette menace mais les climatologues pensent parvenir à convaincre les Etats-Unis de la véracité des prédictions et de l’urgence de signer les traités globaux susceptibles de réduire les causes du réchauffement. L’actuelle équipe de la Maison Blanche est connue pour manipuler l'information scientifique émanant de ses propres services lorsqu’elle ne va pas dans le sens de ses objectifs politiques. C’est aussi dans cette ligne que tant la théorie de Charles Darwin sur l'origine et l'évolution des espèces que son alternative « le dessein intelligent », subissent aux quatre coins des Etats-Unis les assauts de la droite religieuse, désireuse de réintroduire à l'école la thèse de l'origine divine du monde.

Pour lire la version traduite en français du rapport intitulé:
"
Le scénario d'un brusque changement de climat et ses implications pour la sécurité nationale des Etats-Unis, octobre 2003",

    

3. Exhortation contre le spécisme

par Michel Tarrier


«  Assez! Assez!
crient les gorilles, les cétacés Arrêtez votre humanerie Assez! Assez!
crient le désert et les glaciers,
crient les épines hérissées,
déclouez votre Jésus-Christ Assez! Suffit. »
(Claude Nougaro)

Un Bonobo...
Un représentant des Bonobos, une espèce qui devrait selon des scientifiques débarassés
des préjugés religieux être classée dans le genre Homo...

         A l’heure où il est question d’intégrer pleinement la biodiversité dans une logique telle que le développement durable, il devrait être à l’ordre du jour de réconcilier l’ensemble des espèces, et notamment celles animales, et pas uniquement les plus proches taxinomiquement, à l’animal humain. Loin d’être une vertu superflue dont témoignerait une marge excentrique de notre population, ou un « supplément d’âme », cette attitude égalitaire entre espèces ne serait rien moins qu’une exigence. Celle de modérer notre ambitieuse et dangereuse domination anthropocentrique en accordant à toute forme vivante la place qui lui revient sur cette Planète et en rendant le territoire moral et spatial que nous usurpons depuis d’avènement des religions monothéistes. Si les combats contre le racisme et le sexisme sont loin d’être gagnés, il est grand temps d’y associer la lutte contre le spécisme. C’est en sauvant les autres espèces, du bonobo à la clématite, que l’Homo sapiens se sauverait lui-même.
(Extrait du manuscrit L'Impasse du futur)
Voir également d' autres extraits en cliquant ici

 2. Réactions et discussions autour du texte de J. Bousquet, Pourquoi l'agriculture biologique est-elle un facteur de survie?

From:  Christophe Girod
To: "aymerich.michel"
Sent: Friday, April 15, 2005 5:36 PM
Subject: Re:Envoi d'un message : texte_Bousquet

    Bonjour Michel

    Ca fait longtemps (plus d'un an) que j'ai pas pris de nouvelles. J'espère que ça va bien. De mon côté tout va bien. Je suis quand même de temps à autre ce qui se passe sur le site internet du GEOS.

    Par contre je veux réagir vivement au mail que tu as transmis. Il est profondément malhonnête et potentiellement dangereux parce qu'il incite les gens à ne pas faire attention à de nombreuses choses. L'argument principal du texte a déjà été battu en brèche par toute la science; c'est un peu celui qui est cité par Rupert Sheldrake dans son livre "Une nouvelle biologie de la vie", summum de la fausse science qui prétend masquer un discours faux et abscon derrière un galimatias pseudo-scientifique et incompréhensible (même avec une dizaine d'Efferalgan).

    De plus, lorsque ce texte parle des vaccins il est complètement hors sujet et faux. Par exemple les virus ne sont pas des éléments endogènes mais bien des parasites cellulaires obligatoires, ce qui n'empêche pas qu'ils peuvent vivre à l'extérieur de leur hôte, protégé. De plus les non-vaccinations par exemple contre la polio ont entraîné une augmentation dramatique du nombre de décès dans les pays tels que l'Inde alors que cette maladie avait presque été éradiquée.

    Je pense donc que tu as simplement transmis ce message en confiance sans le relire.

    Cordialement et à la prochaine

    C.G.

From: "michel AYMERICH"
To: "christophe girod"
 Cc: "michel tarrier"
 Sent: Saturday, April 16, 2005 1:18 PM
 Subject: Re: Re:Envoi d'un message : texte_Bousquet

     Bonjour Christophe,

     J'ai mis ton mail (ta réaction à l'article de Bousquet) sous la rubrique FORUM (avec tes initiales et sans ton E-Mail afin que tu ne sois pas dérangé... ).
    J'ai également averti le lecteur éventuel de l'article de Bousquet qu'il existait une réaction à cet article. Par contre, je ne le supprime pas, car je suis d'avis qu'il comporte des idées et jugements intéressants, malgré certains défauts, dont quelques-uns  relevés par toi (vaccins, par ex., tendance à sortir du sujet).
    Je pense que les scientifiques habituels ou, exprimé autrement, les tenants de la "science" traditionnelle ou officielle sont souvent incomparablement plus dangereux et sont les tenants bien moins de "LA" science que d'une idéologie dite scientifique.             Affirmation gratuite?
    Loin de là!
    J'ai des exemples et des arguments à la pelle, que dis-je, des tonnes d'arguments !     Des arguments reposant, avant-tout, sur la constatation des dévastations considérables que provoquent nos modes de production et de consommation.
    Les "scientifiques" ne peuvent se retrancher derrière l'excuse qu'ils ne seraient pas les décideurs, qu'ils ne seraient que les exécuteurs de commanditaires, lesquels ne seraient pas des scientifiques, etc. Je regrette la comparaison, mais l'excuse est aussi connue que lâche, elle a été celle des "petits" et moins petits nazis qui arguaient de leurs innocence en disant : " Je ne faisais qu'obéir".
    La science dite neutre n'existe pas, l'affirmation de sa neutralité est une affirmation idéologiquement déterminée. Il en va de même de l'histoire écrite et des historiens. Là aussi, nulle neutralité, mais en grande partie, et ce dans une mesure déterminante, une construction idéologique.
    J'en sais quelque chose, j'ai vécu en Allemagne de l'Est, plus précisément en RDA. Impossible de reconnaître, malgré des vérités éparses, ce que j'ai vu et vécu à travers ce qu'écrivent des historiens  français, ouest-allemands, etc. qui parfois sans  avoir mis les pieds là-bas affirment les choses de telle façon qu'on pourrait les croire, mais seulement après avoir subi une lobotomie...

     La question est toujours quel instrument utiliser et dans quel but? Une fois le but déterminé, on peut choisir ou bien trouver les meilleurs moyens d'y parvenir. Dans cette mesure, il est possible de parler de moyens scientifiques. Ceux mis au service d'un but déterminé. Bien-sûr, il y a des inégalités. Tous les moyens dits scientifiques ne se valent pas. Les arguments racistes pseudoscientifiques des Gobineau et consorts ne valent pas les arguments antiracistes des scientifiques. En ce sens la science existe (bien qu'en tant que tentative). Mais pour exister, il lui faut toujours s'efforcer radicalement de sortir du carcan du conformisme social et idéologique dicté ou suggéré (fortement, très fortement...) par ceux qui financent : "celui qui paye les violons choisit la musique", dit-on... Or, la science actuelle est prisonnière. Que vaut la recherche sur le cancer, lorsqu'on comprend que le cancer est largement le résultat de nos modes de production et de consommation? Le scientifique peut-il dire, je cesse mes recherches et prend la voie de la lutte contre les causes (TOUTES les causes) qui produisent le cancer? Oh, il peut le "dire", mais ensuite?

     Vaste débat aux implications énormes...

     Cordialement, Michel Aymerich 

     PS: Connais-tu le roman philosophique de Daniel Quinn: "Ishmaël" ?  Il est à lire et relire, et à faire lire et étudier. Ce livre est une excellente contribution à une meilleure compréhension des mécanismes idéologiques qui régissent nos sociétés et leurs membres depuis deux millénaires et même plus, dirais-je...

From: "Michel R. Tarrier"
To: "michel AYMERICH"
Sent: Saturday, April 16, 2005 1:40 PM
Subject: Re: Re:Envoi d'un message : texte_Bousquet

    Parfait !

     J'ai contacté J. Bousquet et j'aimerais lire sa réponse aux critiques
avancées de ses erreurs ponctuelles.

     Mais vraiment, j'échange ce type de philosophie même au prix de quelques gourrances, possiblement discutables entre spécialistes.

From: jb
To: Aymerich Michel
Sent: Sunday, April 17, 2005 12:08 PM
Subject: <aucun objet>

    Le galimatias pseudo scientifique est celui de votre correspondant !!! Je me demande quelle est sa qualification pour émettre de tels jugements qui ne démontrent que son inculture !

    Voici la copie du courriel que j’adresse à Michel Tarrier.

    Bonjour !

    Mais tout simplement que ce monsieur devrait se cultiver davantage, que la science bouge, que de très nombreux textes ou livres ont “démontré” que Pasteur est un grand faussaire ! Que les vaccinations sont une énorme arnaque et une source de “fric” inépuisable !

    Que le biologiste ne pourra faire l’économie de solides connaissances en physique. Oui les microbes virus et autres protéines déformées sont endogènes, Béchamp l’a démontré en son temps.

    Quant à savoir si j’ai raison nous allons publier sur mon site les commentaires de médecins vétérinaires biologistes, psychologues à propos de mon texte “Introduction de la conscience dans la matière, de la physique quantique à la biologie”.

    Pour vous donner une idée en voici 2 en PJ.

    Mais je pense que les jugements de gens incompétents car non informés ne sont pas à prendre en considération ! C’est une perte de temps.

    Bien cordialement

    JB

    www.arsitra.org

La beauté, la noblesse, l'harmonie, l'amour, la fidélité, et la force qui se dégagent des animaux, est de loin supérieure de celle de beaucoup d'hommes, qui n'ont aucune éthique de vie...

From: Michel R. Tarrier
To: michel AYMERICH
Sent: Monday, April 18, 2005 9:30 AM
Subject: Re: <aucun objet>
    Il faudra ajouter la réponse (droit de réponse) de cette dame au forum...
    Tu n'as toujours pas le haut débit pour travailler ?

"La beauté, la noblesse, l'harmonie, l'amour, la fidélité, et la force
qui se dégagent des animaux, est de loin supérieure de celle de beaucoup d'hommes, qui n'ont aucune éthique de vie...
"

From: michel AYMERICH
To: Michel R. Tarrier
Sent: Monday, April 18, 2005 12:23 PM
Subject: Re: <aucun objet>

    Sans doute, mais quelque chose me dérange énormément dans les textes que j'ai reçu : la force "immatérielle" du mental, etc.

    Le terme de "fidélité" mis en exergue par toi trahit aussi quelque chose:  la confusion entre animaux en général (qu'est-ce que c'est? les hommes n'en sont-ils pas? les souris seraient-elles fidèles? les scorpions et araignées aussi? sans parler de nombreuses autres espèces? ) et les chiens qu'on "aime" pour leur fidélité. Sans doute d'autres ont-ils aimé leurs esclaves... Ah, on aime un homme "fidèle", mais pas un "infidèle", terme également réservé aux athées et autres "déviants". Trop d'idéologie trop d'irrationalisme aussi, mais les deux vont de pair...

    Je suis déçu et par la réponse et par les textes envoyés...

From: Michel R. Tarrier
To: michel AYMERICH
Sent: Monday, April 18, 2005 3:41 PM
Subject: Fidèle à la mère patrie !

    Michel,

    1) Je demande à Jean de retirer Bousquet du site MEEM. Je n'ai rien contre ses dires mais c'est hors sujet pour nous. Tu fais ce que tu veux pour GEOS. Mais je regrette mon initiative, comme je regrette aussi d'avoir été aseptisé, vacciné, lobotomisé, empapaouté et emberlificoté. Mes parents "ne savaient pas", c'étaient des "gens incompétents car non informés "...

    2) Une tempête dans un verre d'eau que ce mot grossi par moi. J'ai vu ça (www.arsitra.org) en bas de message, je pensais que la mention venait de toi. C'était de Bousquet ? Alors pour clin d'oeil à "l'exaction" de L., j'ai souligné ce mot dont je trouve l'irruption en zoologie non fondée. Pourrait-on parler de "justice" ou d'"injustice" chez d'autres animaux que notre espèce ? Dans un couple "fidèle", l'un des deux doit supporter l'autre. Lequel ? Nous ne sommes pas des Colombidés. L'un des deux peut se tirer parce l'autre sent mauvais du dessous des ailes. Les animaux votent-ils ? Des bonobos homosexuels pacsés et adoptant un enfant ? Je crois qu'il faut arrêter, nous sommes sur une mauvaise pente et penser ainsi conduit à la bêtise totale. Déjà que je ne suis pas très brillant.

From : "michel AYMERICH"
To : "Michel R. Tarrier"
Cc : "christophe girod"
Date : Mon, 18 Apr 2005 22:01:58 +0200
Subject : Re: Fidèle à la mère patrie !

    J'envoie ce mail et cet échange de mails à un certain nombre de personnes ( j'espère que ce sont les mêmes personnes à qui j'avais envoyé malencontreusement le texte de J. Bousquet...)


    Bonjour Michel,

    Oui, j'ai fait de même, j'ai éliminé le texte de J. Bousquet du site du GEOS, ainsi que la réponse dans FORUM. Non seulement, cela nous entraîne dans un marécage inextricable qui peut devenir rapidement hors sujet, mais encore les idées de l'auteur sont un mélange éclectique où quelques idées justes (mais après-tout des idées justes, on peut en trouver chez beaucoup d'auteurs et pas seulement chez des auteurs...) se mêlent à un ensemble douteux reflétant une approche qui semble trop irrationnelle et très subjective et dessert au final la cause que nous défendons.
    Toute critique des "scientifiques" officiels n'est pas bonne à prendre. Je préfère renvoyer dos à dos les tenants d'un rationalisme imprégné d'idéologie commune et les tenants "critiques" de l'irrationalisme se voulant aller à contre-courant, mais somme toute imprégnés de l'autre face de la même pièce idéologique... Peu m'importe les masques dont les uns et les autres s'affublent et peu m'importe que s'identifiant à leurs masques ils finissent par les confondre avec leurs propres visages...
    Sincères, peut-être, mais ne dit-on pas que "l'enfer est pavé de bonnes intentions"...

    Bref, la prochaine fois je tiendrai compte du conseil de Christophe et (re)lirais mieux les textes qu'on m'envoie...

    Michel A.     


From: Christophe Girod
To: "aymerich.michel"
Sent: Tuesday, April 19, 2005 1:38 PM
Subject: Re: Fidèle à la mère patrie !

   
    Ok bien reçu pour moi. Je préciserai juste (mais sans trop vouloir polémiquer) que Bechamp, que Mme Bousquet cite, fait également partie de ces scientifiques très controversés et qui ont tendance à vouloir se poser trop rapidement en victime du complot de la science officielle. De telles positions sont très malheureuses car elles ne permettent aucun débat, les uns et les autres restant sur leurs positions

    Bonne continuation pour le GEOS

    Cordialement


    Christophe

From: Christophe Girod
To: "Aymerich Michel"
Sent: Tuesday, April 19, 2005 2:35 PM
Subject: Re: Fidèle à la mère patrie !

    M. Bechamp etant mort depuis un bon siècle déjà, ma remarque précédente s'appliquait surtout à Mme Bousquet!

    Dernière remarque sur le sujet.

    Christophe

From: l. pierre
To: AYMERICH Michel
 Sent: Monday, April 18, 2005 8:35 PM
 Subject: Pierre L. 2

    Rebonjour Michel

 Je reviens à toi après avoir un peu mieux lu les textes des différents correspondants qui te conseillent de retirer le texte de J.BOUSQUET.

    Contrairement à ce qui a été envisagé, je trouve que la mention du site www.arsitra.org, sur votre propre site est très opportune. Il est dommage que vous ayez décidé de la retirer.

    En effet, le travail d'information fait par cette scientifique, même s'il peut être contestable sur quelques points, reste globalement très valable.
    Je pense qu'il ne faut pas briser les "bonnes intentions". Tu dis bien sûr Michel que l'enfer en est pavé. Encore faut-il savoir ce qu'est l'enfer pour affirmer cela.

    Je pars du principe tout simple qu'une personne qui fait son possible (avec ses moyens) pour affirmer que la civilisation va dans le mur et fait des efforts pour qu'une prise de conscience se fasse est une personne "valable". Rejeter son travail en disant qu'il est teinté "d'irrationnel" c'est fouler au pied les informations rationnelles et donc valables qui s'y trouvent en même temps.
   
    Je pense en disant cela qu'il est capital de ne pas "jeter le bébé avec l'eau du bain".
Il est capital de faire preuve d'indulgence face aux bonnes volontés qui fleurissent par-ci par-là. Additionner et complimentariser ces "bonnes volontés", en faisant preuve d'ouverture et de compréhension, voila me semble-t-il ce qu'il est indispensable d'opérer très vite car le temps nous est compté (mais ça vous le savez déjà). Se comporter en sens inverse de cela engendre les querelles de chapelle dont la civilisation n'a plus besoin.
    
N'oublions pas de bien utiliser ce formidable moyen de communication qu'est Internet car disons-nous bien que nous sommes des "privilégiés" dans ce domaine. Tant de monde souffrant sur la planète n'y a pas accés, pour des raisons personnelles, sociales ou politiques ! Nous ne sortirons pas du merdier dans lequel nous sommes si nous ne sommes pas liés en tenant compte de nos différences de pensées et de fonctionnements. Cela fait peut-être partie des nouvelles formes de pensées dont parle Daniel Quinn dans son discours.

    Nos maîtres mots doivent être : Ouverture et Aventure.
   
Voila ce que j'avais à dire en réaction à ce qui a été écrit. Encore merci pour votre site et votre travail laborieux.

    Bien à toi Michel

     Pierre

From:  Christophe Girod
To: "Aymerich.Michel
Sent: Wednesday, April 20, 2005 11:12 AM
Subject: Re:Fw: Pierre Lautier 2

    Bon ben finalement je vais réintervenir, représentant l'aile "dure" de la position scientifique!

    Je suis allé faire un tour sur le site en question et je suis allé lire les textes de J. bousquet. Bien sûr ces textes ne présentent pas de dangers directs pour la santé (encore que) mais surtout ils représentent une para-science qui a mon avis ne sert à rien, dans le sens où elle ne permet pas une meilleure compréhension du monde qui nous entoure.

    Pire, elle obscurcit cette compréhension en introduisant des notions inutiles et difficilement justifiées, voire pas du tout.

    Le principe sous-jacent de ces théories est le même que celui qu'on retrouve chez Rupert Sheldrake que j'ai déjà cité, celui des champs morphogénétiques ou champs morphiques.

    Je ne sais pas si tu as lu les extraits que l'on peut téléchatger sur son site (je suis en train de le faire) mais la plupart des phrases ne veulent rien dire ou bien s'entourent de périphrases ultra-compliquées pour dire quelque chose de simple.
   
    Passons sur les références religieuses et bibliques, notamment sur les interprétations quantiques de ces références, qui je pense, feraient hurler beaucoup de théologiens.
   
    Les citations insérées le sont hors de tout contexte, ce qui permet de faire appuyer n'importe quelle assertion par une citation d'un grand auteur ou d'un grand physicien. Une perle est la succession d'une citation biblique puis d'une citation du commandant Cousteau.
   
L'auteur semble surtout oublier qu'une théorie scientifique n'est qu'une théorie et pas une vérité assénée et immuable.

    Quelques erreurs relevés : l'ADN n'est pas une sorte de cristal liquide mais une macro-molécule.
   
"le cerveau est un cristal liquide, ses connexions synaptiques sont les lieux où se créent les amines biogènes responsables de l'incarnation des concepts": la phrase se passe de commentaire : il est sûr que dire amines biogènes au lieu de neuromédiateurs (ou  neurotransmetteurs) permet de mieux "noyer le poisson" (heureusement nous sommes en milieu liquide!)

    A priori l'auteur fait une différence entre la vie et la Vie (qui résulte d'un champ).

    Pour conclure, ces para-sciences ont quelque chose de remarquable : elles prétendent que tout le monde s'est trompé (les virologues, les neurologistes, les biologistes...) sauf eux, qu'en conséquence il faut jeter toute la biologie actuelle à la poubelle (biologie actuelle qui fonctionne plutôt bien en dépit de ses insuffisances bien réelles) pour en changer radicalement à coups de champs morphiques et de cristaux. Ces assertions ne s'appuient sur rien ou presque (les exemples cités étant tirés de livre et non d'articles) et les auteurs se posent en victime du complot de la science officielle contre leurs "nouveautés". Pour ce qui est des livres de J. Bousquet, je n'ai pas lu grand chose de différent sur le fond des théories de Sheldrake qui trainent depuis 20 ans et n'ont toujours pas été démontrée.

    Quant au critère de réfutabilité des théories scientifiques, préconisé par Popper, il est bien évidemment innaplicable sur de telles positions puisqu'il n'y a aucun exemple précis sur lequel s'appuier.

    Un bon livre (quoiqu'également criticable sur certains points) sur les para-sciences est "l'imposture scientifique en 10 leçons" de Michel de Pracontal; j'ai été frappé de voir qu'on retrouvait les critères indiqués dans les textes que j'ai lu.. Je pensais que M. de Pracontal avait volontairement forcé le trait.

    Désolé pour la longueur

    Christophe

    Textes lus : Dieu est en Tout
    De la physique quantique à la biologie
    Conséquences de la découverte des champs informationnels
 

From: Christophe Girod
To: "aymerich.michel"
Sent: Wednesday, April 20, 2005 11:22 AM
Subject: Re:Fw: Pierre L. 2

    Par rapport au texte ci-dessous, voilà mes remarques. On est tous d'accord pour dire que la civilisation va dans le mur. il faut se mettre des oeillères pour ne pas le voir : épuisement des ressources fossiles, disparition massive d'espèces...
    Reste à savoir si c'est vraiment grave à grande échelle (j'avais fait hurler les gars de ma promotion en disant que ça n'avait aucun impact à long terme (Millions d'années) sur la Terre, une fois que l'espèce humaine aura disparu, tout rentrera dans l'ordre), mais ce n'est pas le sujet.
    Le problème est que l'on peut dire que la civilisation va dans le mur de manière compréhensible et scientifique : de plus en plus de scientifiques mettent en exergue les réchauffements climatiques, les dangers éventuels liés aux OGM.
    Je trouve au contraire de Pierre L., que c'est très dangereux pour cette prise de conscience d'accepter toutes les bonnes volontés, quoiqu'elles disent. Ca fait perdre de la crédibilité à de nombreuses actions et peut même desservir la cause.

    Il est bien plus probant de s'attaquer au mal avec les mêmes armes que l'adversaire, il y a bien meilleure possibilité d'avoir un débat contradictoire (je réinsiste sur ce terme) qu'avec des théories assez fumeuses et non justifiables.
    Ma position est certainement un peu extrémiste mais je pense qu'on ne peut pas s'en sortir sinon. Les différences de pensée et de fonctionnement oui mais à condition qu'elles ne nuisent pas au but commun visé.

    Peux tu transmettre le message à Pierre L.?

     Christophe

From: Michel R. Tarrier
To: michel AYMERICH
Cc: Jean
Sent: Wednesday, April 20, 2005 11:39 AM
Subject: Affaire Bousquet

    Ca va, pour moi la cause de "l'affaire Bousquet" est entendue. Je vais me cacher.

    Mais c'est salaud, j'imagine ce que dois penser cette dame de bonne volonté devant notre tribunal mongol. C'est de l'inquisition. On pourrait la brûler, la dénoncer pour non conforme à la pensée unique. Quand même, l'église cathodique a élu la semaine dernière Pasteur comme plus grand français. Alors ? De quoi se mêle cette Bousquet ?

    D'ailleurs, je me demande où j'ai mis les pieds ?

    Si ça continue je vais aller voter pour la première fois de ma vie, et payer des impôts aussi, et suspendre des portraits royaux dans mes chiottes à la turc.

    Seule la Nature sans les hommes m'intéresse.

    Vivement que je me retrouve dans mes Atlas, loin de toutes ces vaines gesticulations spirituelles. Une dernière panthère ne voudrait même pas de moi tellement je pue le certificat d'études.
   
    Alors, on ré-entoile Bousquet?

From: "michel AYMERICH"
Sent: Wednesday, April 20, 2005 12:12 PM
Subject: Fw: Re:Fw: Pierre L. 2

    Suite...

    Peut-être, devrais-je mettre sur le site du GEOS l'ensemble des discussions?
 

From: "Michel R. Tarrier"
To: "michel AYMERICH"
Sent: Wednesday, April 20, 2005 12:19 PM

    Oui, je crois que ces échanges valent d'être consultables sur un site comme GEOS. Donc, marche-arrière avec le texte initial de Bousquet.

    Finalement, ça peut contribuer à faire la part des choses et Christophe paraît fort compétent. Et puis c'est un peu d'animation sur le site. […]


From : "michel AYMERICH"
To : Cristophe Girod
Date : Wed, 20 Apr 2005 12:59:30 +0200
Subject : Fw: Bousquet + Ushuaia

    Bonjour Christophe,

    Que penses-tu de l'idée de publier sur le site du GEOS l'ensemble des échanges, SANS (j'insiste là-dessus) pour autant faire de publicité  à J. Bousquet?

    J'ai été jeter un petit coup d'oeil sur le site de J. Bousquet et je n'ai pas pu tenir plus de trois ou quatre minutes. Toute l'approche est bien trop teintée d'irrationnel et je suis convaincu que sur cette voie, les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être résolus. Je pense au contraire que seule la rigueur mise au service de la lutte contre la sixième grande extinction d'espèces et ses causes est véritablement utile et en mesure d'apporter des solutions. Je suis d'accord lorsque tu parles du discrédit que jettent des théories fumeuses sur la cause défendue...

    Si ces gens, Bousquet et consort, parviennent, malgré tout, à apporter quelque chose à la lutte commune, tant mieux... Mais pour cela, ils ont leur site et leurs propres canaux de communication. Le GEOS a sa propre identité qu'il doit sauvegarder et cherche d'autres voies. L'une d'elle étant d'aider à clarifier les choses afin de contribuer à ce que tout un chacun soit en mesure de mieux comprendre la situation. C'est un passage obligé. Sans une claire compréhension des causes de la crise écologique (sans parler de la crise économique, etc.), nous ne pouvons trouver les solutions adéquates. Il ne peut donc être question de s'empêtrer dans une variété d'irrationalisme.

    Des animistes peuvent dire certaines choses très justes sur la responsabilité des monothéismes dans la dégradation générale, en dénonçant le fait que ces religions ont fait de l'homme une espèce couronnant la "création" et ayant droit de vie et de mort sur les autres espèces, ces dernières étant dépourvues de droits face à "l'homme créé à l'image de dieu", etc.
    Pour autant, nous n'allons pas prôner l'approche animiste des choses afin de parvenir à nos fins...
    Je pense qu'un assemblage hétéroclite s'écroule rapidement, il faut de la cohérence.   
     Autre chose est que les uns et les autres, de manière inégale et même très inégale, puissent s'inscrire objectivement - et ce de façon contradictoire (mais la contradiction
n'est-elle pas la source du mouvement?) - dans un vaste ensemble de remise en cause de l'état de choses existant...

    Bien cordialement, Michel

From: C.G.
To: "aymerich.michel"
Sent: Wednesday, April 20, 2005 2:38 PM
Subject: Re:Fw: Bousquet + Ushuaia

    D'accord, comme ça les gens auront les avis et pourront se faire leur propre idée          
    Christophe.



1. Texte de J. Bousquet :
"Pourquoi l'agriculture biologique
est-elle un facteur de survie?"


    Il va bien falloir se rendre à l'évidence : le vivant ne reconnaît que le vivant. Même les plantes - dont on nous dit qu'elles peuvent transformer le minéral - ont en fait besoin d'une vie organique : celle que leur procurent les formes en décomposition, qui constituent le compost. C'est de là que provient la fertilité des sols. Cette fécondité tend à disparaître de notre planète par la faute des techniciens de la Science, qui ont toujours confondu quantité et profits faciles avec qualité. Ce qui nous a conduit, entre autres, à la vache folle et à l'état déplorable des animaux de batterie. Là aussi, lorsque nous ouvrirons les yeux, la note à payer sera bien plus lourde que celle due au Creuztfeld-Jacob.

    Le vivant se nourrit de ce que l'on appelle décomposition ou, mieux encore, de DEFORMATIONS. En effet, lorsque nous mangeons, dans un premier temps nous écrasons les aliments avec nos dents ; ce qui libère l'information subtile de la forme. Au cours d'une deuxième étape, une déformation plus poussée permet l'accès à d'autres informations plus enfouies, moins subtiles. Une troisième phase est liée au processus de fermentation dans les intestins.

    Comment ces informations nous sont-elles accessibles ? Par la connaissance et l'application des lois de la physique à la biologie, à savoir :

    " Si l'on extrait un signe +, le signe - se met dans la courbure ". Nous avons ainsi une forme. Or, si " à une forme correspond une vibration et vice-versa ", toute déformation sera le témoin d'un transfert d'information

  •   soit dans le sens d'un gain : la forme se déploie,
  • soit dans celui d'une perte : la forme alors se défait (entropie).

    Nous pouvons illustrer ces deux éventualités en considérant ce qui se passe, lorsqu'on extrait un neutron d'un noyau. Dans le quart d'heure qui suit, il se transforme en un proton, un électron et un antineutrino. À l'inverse, dans les réacteurs atomiques, on casse les atomes et l'on récupère des neutrinos.

    Cela signifie bien que le porteur de l'information n'est pas seulement la vibration, la fameuse " onde vide ", mais le neutrino, cette énigmatique entité dont jusqu'à maintenant nous pensions quelle était sans charge ni masse. Ce neutrino accompagne le photon et, paraît-il, est capable d'avoir des effets physiques ! On affirme aussi que le cerveau serait sensible à ces " ondes d'espace ". Cette particule, dont on nous dit qu'elle n'interagit pratiquement pas avec la matière, est cependant capable de transformer un corps dans un autre ; par exemple, de transformer un atome de chlore en argon radioactif ! En l'occurrence, il s'agit d'une transmutation.

    Cela se peut-il sans énergie ? Oui, si nous considérons que seule compte l'information immatérielle portée par les vibrations. Une série de faits nous conduit à accepter cette approche.

    D'abord, en biologie, la notion de terrain , qui devrait être le seul critère pris en considération dans tous les cas de pathologie. Toute réalité existante est caractérisée - nous venons de le voir - par son " taux vibratoire " ou niveau d'énergie. Celui-ci varie au cours du temps, qui joue le rôle d'une pression sur les formes (entropie). Le vieillissement résulte d'une lente déformation au cours du temps.

    Une information est donc constamment libérée sous forme de neutrinos (les émissions dues aux formes, dont J. RAVATIN souligne l'importance1).

    Les travaux du physicien J. CHARON nous ont révélé qu'il existe un espace néguentropique dans les électrons. Ils sont constitués d'un gaz de photons et de neutrinos. Si l'information s'accroît sans arrêt dans ces structures, compte tenu de ce que nous avons dit précédemment, elle ne peut se trouver que dans les neutrinos.

    Puis, dans le vivant, nous avons vu l'impérative nécessité pour les protéines de se déformer, faute de quoi il n'y aurait pas de biologie possible. Nous savons aussi QU'AU-DELA DE LA FORMULE CHIMIQUE, LA STRUCTURE SPATIALE OU - mieux - LA STEREOCHIMIE EST ESSENTIELLE.

    En effet, les experts qui nous garantissent la teneur d'un produit en vitamines, oligo-éléments ou autres, se basent uniquement sur la présence chimique de l'ingrédient. Selon toute évidence, ceci ne garantit pas l'activité biologique, dont nous venons de voir qu'elle est liée à la forme active.

    C'est ainsi que la vitamine C de synthèse doit être donnée à des doses non physiologiques pour avoir un peu d'activité ; mais, dans ces conditions, elle devient toxique, ce qui n'est jamais le cas avec la vitaminenaturelle. Il en est ainsi de tout ce qui est obtenu à partir de la chimie de synthèse ou de l'agriculture intensive.

    Cette dernière est ruineuse sur tous les plans. Entre autres, elle dénature la terre qui n'est plus nourrie de " formes qui se déforment ", ce qui nous conduit - de manière inéluctable - vers des famines sans précédent par désertification des sols. En outre, elle donne des produits sans aucune valeur nutritive.

    Dans le monde des nantis, elle est responsable de l'obésité ainsi que de nombreuses maladies, carences et allergies. En effet, nos corps ne trouvent plus suffisamment d'informations utilisables et nous demandent sans cesse des produits de substitution tels que le sucre raffiné, omniprésent dans notre nourriture. Les maladies dites de civilisation sont, dans leur majorité, causées par la mauvaise qualité de l'alimentation.

    C'est la plante qui fait le sol. En effet, ce dernier se nourrit du végétal et de formes qui se déforment ; donc, le terrain s'entretient de lui-même. C'est ainsi que, dans la Tradition, " le divin demande le dixième des récoltes ".

    Nous avons détruit les haies et les talus servant d'abris aux animaux insectivores, qui préservaient nos récoltes et retenaient l'eau indispensable aux cultures. Nous sommes maintenant condamnés à utiliser des poisons toujours plus violents, au lieu d'avoir l'humilité de reconnaître nos erreurs et de revenir à des modes de culture - en bonne intelligence avec la nature - qui auraient un impact harmonieux sur notre santé.

    Les insecticides tuent les oiseaux : c'est un non-sens ! Ils polluent les nappes phréatiques, autre aberration. Les insectes mutent et résistent. La guerre est perdue d'avance et se retourne systématiquement contre nous. Il en va de même pour la chasse aux virus !

    Jean-Marie PELT a montré que les plantes sont capables de s'adapter si elles sont en bonne santé. Au zoo, des impalas sont morts, car les acacias dont ils se nourrissaient dans leur parc sont devenus toxiques. Dans la nature, ces animaux se déplacent, ne laissant pas aux arbres le temps de sécréter leurs " poisons-défenses " pour se protéger des prédateurs. Inutile de greffer à ces végétaux un gène de résistance.

    Il y a de plus en plus de produits toxiques, et les plantes deviennent de plus en plus malades. Evidemment, cela se répercute sur notre santé. Les anciennes variétés de pommes, en culture biologique, possèdent des taux de vitamines cent fois plus élevés que la Golden , qui subit jusqu'à vingt-trois traitements toxiques. Où réside l'intérêt ? Après épandage de lisier, le sol et les pommes récupèrent l'" information " correspondante. Résultat : puisque nous sommes en bout de chaîne alimentaire, les polluants se concentrent dans nos organismes.

    Il est impensable, dans le débat actuel sur les O.G.M. (organismes génétiquement modifiés), de faire l'amalgame entre sélection, greffe ou croisement et l'introduction - en force - d'un ou plusieurs gènes étrangers n'appartenant pas, le plus souvent, à la même espèce !

    Sur l'opportunité des O.G.M., il est inimaginable également de demander leur avis à des cuisiniers, pour lesquels seule compte la saveur des plats ! (Cf. D'un monde à l'autre, émission de France 2, le 8 juin 98). De telles émissions désinforment le public et ne permettent pas à des gens compétents, tels que J.M. PELT, Ph. DESBROSSES et bien d'autres, d'être entendus sans être sans cesse interrompus par des intervenants dont on se demande ce qui les motive, n'étant pas qualifiés en la matière.

    Il n'y a qu'à lire Des poubelles dans nos assiettes [2] pour réaliser que la saveur est souvent due à l'addition de produits chimiques de synthèse, donc à de véritables poisons pour le vivant ! Dans cet ouvrage, vous découvrirez avec effarement que vous pouvez boire à votre insu, entre autres, de l'hémoglobine de bœuf dans votre vin et en absorber dans vos biscottes ! Vous y apprendrez aussi que le parc enchanteur Disney World est construit avec du sang de bovin, comme liant avec le ciment !

    Les saveurs doivent être jugées sur des produits non transformés et la comparaison faite entre des denrées issues de culture biologique et intensive.

    Quant à l'argument scientifique selon lequel la teneur en vitamine C est sensiblement la même dans les deux cas, il est faux, car il ne fait référence qu'au dosage chimique et ne tient pas compte de l'activité biologique.

    Il suffit de comparer les images données par les cristallisations sensibles ou les photos KIRLIAN, entre un produit biologique et un produit industriel, pour attester sans nul doute possible de la vitalité d'un produit sain (bio) et du manque " d'information " d'un produit issu de la culture chimique et intensive.

    Ajouter un gène, c'est adjoindre une information qui peut-être nuisible dans un avenir plus ou moins proche. Dans nos sociétés contemporaines, seul le profit est prioritaire. Là réside notre malheur. Tous les scandales actuels ne cessent de le démontrer : amiante, sang contaminé, Creuztfeld-Jacob, vaches folles, hormones de croissance, vaccinations de masse, etc. Nul ne songe au long terme !

    De toute façon, il est clair que les experts sont souvent incompétents et surtout payés par les lobbies qui désirent - pour mieux tromper le consommateur - avoir l'aval scientifique pour inonder les marchés ! À ce sujet, le livre de Corinne Lepage, On ne peut rien faire Madame le Ministre [3], se révèle très éloquent. Et nous voyons le résultat ! Sans vouloir se montrer pessimiste, le pire est certainement à venir.

    Sur l'environnement, la santé humaine et animale, quelles seront les conséquences des mélanges de gènes dans des aliments tels que :

  • du MAÏS, avec des gènes de luciole, pétunia, blé, scorpion.
  • des POMMES DE TERRE, avec des gènes de poulet, phalène, virus, bactérie, et HUMAINS !
  • du RIZ, avec des gènes de haricot, pois, bactérie, et HUMAINS !
  • des TOMATES, avec des gènes de poisson, virus, bactérie, scorpion, et HUMAINS ! (Source : Greenpeace et Des inconnus dans nos assiettes [4], à lire absolument pour avoir la suite des nombreuses " festivités gastronomiques " concoctées à grands frais dans nos laboratoires !

    Hormis les pires horreurs, que pouvons-nous attendre de ces mélanges de champs énergétiques et de la disparition des fameuses " barrières d'espèces ", autrefois infranchissables et si précieuses, garantes de l'intégrité des natures ? Nul besoin d'être scientifique pour en comprendre l'aberration et l'abomination !

    Maîtres à penser des dernières décennies, nos dirigeants, industriels et scientifiques ont ils perdu la raison ? Car en cette fin du XXème siècle soi-disant civilisé, nous voici - au nom du " progrès " et de la " science " - cannibales involontaires et ignorants !

    D'ores et déjà vous mangez des céréales transgéniques par animaux interposés : la France importe 75% des tourteaux de soja destinés à nourrir les cheptels (volailles, bovins, ovins, poissons d'élevage, caprins etc.[4]! Sauf, bien sûr, ceux élevés sous le label A.B. : Agriculture Biologique, laquelle respecte l'animal et la nature.

    Depuis près de 2 ans, vous mangez des organismes génétiquement modifiés dans les produits contenant de la lécithine (soja), dans le pain et la bière (levures), l'huile de colza, les pétales de maïs, le chocolat, les tomates etc., sans jamais en avoir été avertis ! (Cf. Télérama n° 2528, du 24 juin 1998). Et ce pratiquement sans qu'aucun test de sécurité n'ait été effectué !

    Nous voyons que la loi du feed-back est à l'œuvre : " ce que tu crois bon pour les autres est bon pour toi-même " ! Puisque nous acceptons que les animaux soient sacrifiés dans d'atroces souffrances sur l'autel de la science, il est normal que nous soyons, de même, actuellement utilisés à grande échelle comme rats de laboratoires pour les O.G.M., mais aussi pour les vaccins, les médicaments, etc. !

    Le chercheur mathématicien J.-Cl. PEREZ a mis en évidence " un ordre caché dans l'organisation des bases qui constituent l'A.D.N. en rapport avec le nombre d'or ". " La découverte de cette harmonie secrète qui gouverne le plus infime des éléments codant la vie " lui a permis de " déceler les effets potentiellement pervers de toute modification de l'A.D.N. "[5].

    Par ailleurs, si nous continuons la chasse aux microbes et aux virus, il est probable que nous verrons apparaître de nouvelles formes de prions et autres molécules " déformées ", résultant de l'affaiblissement des terrains fragilisés par une nourriture dévoyée et une médecine purement symptomatique basée sur la chimie.

    Cela nous amène à parler un peu des vaccinations. Il est aujourd'hui reconnu que Louis Pasteur fut un faussaire. BÉCHAMP, TISSOT et d'autres l'avaient en leur temps dénoncé [6]. Leurs expériences irréfutables ont montré que l'approche dudit Pasteur concernant les microbes était fausse, lui-même l'ayant reconnu sur son lit de mort !

    Contrairement à ce que nous croyons - à savoir que les anticorps protègent - il est clair dans ce contexte que leur présence est la marque d'une impossibilité d'adaptation, signe qu'il s'agit là d'une maladie latente ! Voici pourquoi les " bienfaits " de la vaccination ne sont jamais transmis à la descendance, contrairement à la victoire naturelle sur la maladie, qui constitue l'" adaptation ".

    Comment expliquer l'absence de critiques depuis cent ans ? La communauté scientifique, une fois de plus, s'est satisfaite de vues à court terme : la disparition du " microbe ou du virus " et l'apparente " éradication " de la maladie.

    Cela se traduit de nos jours par la non reconnaissance de la qualité des protéines, par exemple dans l'encéphalite spongiforme bovine, du fait :

  • que nous avons " des poubelles dans nos assiettes "[2],
  • d'un taux " admissible " de contaminants (pollution) toujours officiellement minimisé de façon drastique !

    Personne n'a voulu prendre en compte le danger de ces faibles taux, dont on commence seulement à entrevoir la dangerosité. C'est bien regrettable pour ceux et celles qui - ayant été prévenus - en ont ingurgité néanmoins un maximum avec la bénédiction des " autorités " ! Ce n'est pas faute d'avoir essayé d'attirer l'attention, il y a bien des années, sur le danger des faibles doses en la matière ! La liste des incuries est sans limite.

    S'il est possible de faire apparaître tel ou tel microbe ou virus en fonction de la composition et des trois facteurs bioélectroniques pH, rH2 et r du milieu de culture (Cf. les travaux de L.-Cl. Vincent) [7], il faut bien admettre qu'il était déjà présent dans les cellules et que, seule, la nature du terrain lui permettait ou non de se manifester [6] et [7].

    Louis Pasteur l'avait d'ailleurs lui-même prouvé dans une communication à l'Académie des Sciences. En présentant deux poules inoculées, il a démontré le rôle du stress sur le résultat de l'inoculation du bacille du charbon. Seule est morte celle qui avait été soumise à une exposition au froid avant l'injection.
 
    Cela n'a pas empêché nos grands scientifiques de recommencer le test récemment, pour montrer le rôle de l'exposition à la chaleur dans la résistance ou non à une agression. La souffrance des animaux importe peu à ces savants qui, depuis des lustres, font et refont les mêmes expériences sans aucune éthique : ils ne souffrent pas, eux !
 
    Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps avant d'avoir accès à ces informations ? Pourquoi le point de vue d'un savant comme Antoine BÉCHAMP n'est il pas enseigné dans les facultés ? Cela permettrait à des chercheur de vérifier la véracité de ses travaux. Ainsi, le scandale des vaccinations - erreur médicale s'il en est - ne serait pas perpétué. Or, il se poursuit à cause d'un matraquage médiatique de manipulation et de publicité abusive, afin de préserver les énormes intérêts financiers liés aux vaccinations massives, lesquelles contribuent - notamment - au déficit majeur de la Sécurité sociale.
 
    Aujourd'hui, il est temps d'arrêter ces mensonges. La nouvelle médecine, celle de l'information , nous permet une approche de la maladie totalement différente.

    Elle nous fait considérer les vaccinations comme l'une des plus grandes erreurs de notre temps, le vestige médiéval d'une approche anti-scientifique qui refuse de prendre en compte le terrain . Et pourtant, que n'a-t-on rabâché " LE MICROBE N'EST RIEN, LE TERRAIN EST TOUT " ! Ce dernier se caractérise, entre autres, par le taux vibratoire de nos cellules et de nos organes.

    Comme nous l'avons vu, la physique nous apprend qu'à une vibration correspond toujours une forme, et vice-versa . C'est ainsi qu'un terrain affaibli laisse émerger des constituants qui, normalement, ne se manifestent pas. Les prétendus " agresseurs " : " microbes ", " virus " et autres " prions " ne sont rien d'autre que des constituants cellulaires. Ils sont donc des éléments endogènes, et non des " agresseurs venus d'ailleurs " ! Il devient alors aberrant de vouloir immuniser un organisme contre ses propres constituants ! En faisant cela, on change la nature du terrain , donc la vibration, et le virus ou microbe ne se manifeste plus. Divine science !
 
    La conséquence en est qu'une autre maladie aura bien des chances de faire son apparition. Peu de personnes auront alors l'idée d'établir une relation entre elle et cet acte barbare, contre nature, qui consiste à introduire dans l'organisme
 
  • une infâme mixture à base de cellules immortelles (cancéreuses), obtenue à partir d'un sérum de veau fœtal (vive les prions).
  • le fameux adjuvant de Freund, puissant oxydant sans lequel il n'y aurait pas " d'immunisation " - et pour cause !
    On prétend éradiquer des maladies, alors qu'on en fait émerger de nouvelles pires encore, en refusant - par méconnaissance des mécanismes du vivant - de reconnaître les conséquences néfastes du déplacement de terrain . Dès lors, comment s'étonner de la montée en flèche des maladies nosocomiales (relatives à l'hôpital) ? À l'ère de l'asepsie recherchée à grands frais dans ces établissements, le combat est perdu d'avance, comme tous ceux de la médecine issue de l'expérimentation animale d'ailleurs, puisque " c'est uniquement le TAUX VIBRATOIRE CELLULAIRE QUI PERMET - OU NON - l'émergence des fameux " agresseurs " ! 

    L'état de délabrement de certains malades, ajouté à l'agression des traitements médicaux, permet de comprendre le surgissement de ces pathologies. Et ce ne sont pas les techniques de stérilisation de plus en plus sophistiquées, coûteuses et agressives, qui permettront d'enrayer ce fléau.
 
    Où trouve-t-on des " bacilles " chez les individus sains ? Partout où des cellules meurent, libérant leurs constituants : sur la peau, dans les cavités naturelles, le maximum se retrouvant dans l'intestin, car il est le lieu d'aboutissement d'un processus de déstructuration du bol alimentaire. Évidemment, ces bacilles ne sont pas pathogènes. Ils ne sont que les " témoins " d'un processus vital nommé catabolisme. Partout où des cellules meurent - lors d'une injection par exemple - elles libèrent ces fameux " agresseurs " que certains s'obstinent à rendre responsables des maladies, alors qu'ils n'en sont que les témoins !
 
    Tout ceci devrait autoriser ceux qui voudront se donner la peine de réfléchir

  • À réclamer la JUSTE LIBERTE pour eux-mêmes.
  • À ne pas SUBIR des agressions obligatoires, soutenues et perpétuées par l'inqualifiable comportement des " experts ", dont l'information archaïque signe l'inadaptation à l'évolution des sciences.
 
    La motivation n'est plus - loin s'en faut - la santé des peuples, mais la rentabilité et la fortune des laboratoires pharmaceutiques !

    Sylvie SIMON, journaliste, écrivain, a fait une remarquable enquête sur les absurdités, les folies et les dessous de la médecine actuelle dans La dictature Médico-Scientifique [8]. Par ailleurs, l'ouvrage Les victimes de la médecine [9] nous révèle les incroyables dérapages de " l'art médical " actuel !

    Les médecins, ces " derniers intouchables de notre société ", protégés par leur Ordre qui préfère poursuivre ceux qui respectent leur serment d'Hippocrate (Avant tout ne pas nuire), sont officiellement responsables de 35.000 morts par an et de 2.000 pour " bavure médicale ", sans compter les 8000 patients définitivement handicapés[9] ! Toutes ces gabegies débouchent sur des scandales qui nuisent à la qualité de notre vie quotidienne et ruinent notre économie. Ils sont pourtant régulièrement dénoncés par la science et même par certains hommes politiques. C'est grâce au soutien des puissances financières auxquelles ils sont asservis qu'ils ne sont jamais inquiétés[3]. 

    Citoyens consommateurs, il faut que nous prenions notre sort en main et arrêtions ces dérives. Nous ne pouvons plus accepter que toutes ces " erreurs " se perpétuent, ni faire les frais exorbitants - par la dégradation de notre santé et l'augmentation permanente de nos impôts - de " dérapages " conduisant à l'indemnisation des victimes, par Sécurité sociale interposée.

    Seuls les aliments sains issus de l'agriculture biologique, cultivés sans chimie et sans modifications intempestives, peuvent contribuer à la conservation de notre santé et à notre adaptation.

    Halte à l'inconscience, ce " mal du siècle " ! Nous seuls avons le pouvoir de nous prendre en charge et de tout changer.

    RESPECTONS LA NATURE, LES ANIMAUX, TOUS LES ÉCOSYSTEMES
ET NOUS SERONS RESPECTÉS !

J. BOUSQUET

Dr. ès Sciences

Biologie-Biophysique

Chercheur Honoraire au C.N.R.S.

Voir la discussion ci-dessus sur certains aspects controversés du texte :
Réactions et discussions autour du texte de J. Bousquet,
Pourquoi l'agriculture biologique est-elle un facteur de survie?

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