Cerastes vipera photographié par Michel Aymerich
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Paysage bas Draa

EusparassusHéron garde boeufsStenodactylus sthenodactyluscorbeaux brunsandroctonus mauretanicusJaculus jaculusMalpolon monspessulanusMeriones libycusSpalerosophis dolichospilus

              
  Ne Tombez plus sous le charme!

Cinq DH est le minimum demandé pour 30 secondes de séance photo, multiplié pax X fois au cours d'une journée...
Cobra moribond présentant un chancre buccal.
5 DH au minimum pour un serpent passé autour du cou d'un(e) touriste, 20 DH au minimum pour une photo. Combien d'argent a été amassé en fin de journée, combien en un mois?
© Michel Aymerich


Réactions de la presse internationale

Chers lecteurs,

Des interviews et des reportages ont été réalisés sur le thème de l'Appel au boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées sur la maltraitance animale et  l'exploitation de la biodiversité au Maroc. Radio France bleue, l'agence de presse espagnole EFE, l'Agence France Presse (AFP), une radio italienne, la revue allemande FOCUS, la Gazette de Montpellier, etc., ont réalisé des interviews...

La chaîne de télévision marocaine 2M, l'AFP et Associated Press ont chacune réalisé un reportage filmé. National Geographic a repris une partie de ce dernier reportage qui peut être visionné en ligne (voir lien ci-dessous)

L' AFP a mis en ligne le documentaire réalisé il y a quelques jours (le lien vers la vidéo se trouve ci-dessous). Bien-sûr, comme on pouvait s'y attendre dans le reportage, les "charmeurs" qui ne charment que les touristes complaisants ne peuvent avouer ce que nous dénonçons tant dans notre appel que dans l'article et le reportage associés. Ils continuent d'affirmer que les cobras sont bien nourris et vivent de nombreuses années (ils se gardent bien d'ailleurs d'affirmer la même chose pour les couleuvres et les vipères, comme s'ils voulaient reprendre d'une main ce qu'ils semblent concéder par mutisme d'une autre). C'est normal, comme il est normal que vous vous serviez de votre sens critique et de votre capacité à vous informer pour ne plus tomber dans le panneau... Des photos existent qui  démontrent la totalité  de ce que nous avançons. Certaines peuvent être vues  sur ce site (cliquez sur le lien situé dans le cadre ci-dessous).

Pour autant, que certain(e)s soient rassurés, nous avons établi le contact tant avec les montreurs de serpents de Marrakech qu'avec des représentants de l'autorité (Eaux et Forêts) à Rabat et des solutions alternatives satisfaisantes pour tous sont proposées par nous. J'y reviendrai en détail par voie de presse et par Internet. En attendant d'autres signatures nous parviennent... Si dans le reportage de l'AFP, le chiffre de 200 signatures est donné, il a depuis été largement dépassé. 400 ont été publiées et il en reste une cinquantaine de nouvelles à insérer au bas de la liste des signataires*. Faîtes de même, c'est le moyen de peser dans le bon sens...

Michel Aymerich, le 22.02.08 (actualisé le 20.04.2008 )

*Actuellement, le nombre des signataires a largement dépassé les 550 et approche les 600!!!

 Liens directs vers deux vidéos:

Reportage de l'AFP:
http://cosmos.bcst.yahoo.com/up/player/popup/?rn=1095452&ch=1299943&cl=6562145&src=fryvideo&lang=fr

Reportage d'Associated Press repris par National Geographic:
http://video.nationalgeographic.com/video/player/news/culture-places-news/morocco-snakes-apvin.html


Pour une alternative écologique et moderne aux spectacles d'hier...

Montreurs de serpents à Marrakech
Montreurs de serpents à Marrakech...Une image du passé qui n'a aujourd'hui plus raison d'être en ces temps d'extinction des espèces...


Eléments d'un projet susceptible à la fois de stopper les pratiques basées sur la maltraitance animale et le pillage de la biodiversité, et d'offrir une alternative viable, durable et avantageuse aux montreurs de serpents...

Deux rencontres avec les représentants des montreurs de serpents de Marrakech nous ont permis de leur exposer quel but nous voulons atteindre :

1)    Abolir les spectacles de serpents*, comme tous les spectacles animaux basés sur la maltraitance animale et le pillage de la biodiversité.

2)    En finir avec la vente d’animaux vivants ou morts dans le souk de Marrakech, comme dans tous les autres souks et autre lieux visités par des touristes ou non. Les « herboristes », par ex., lesquels vendent pour les besoins en sorcellerie des animaux morts ou vivants. Parmi ces animaux, des espèces très menacées et condamnées à la disparition à brève échéance si rien n'est entrepris. Notamment la hyène rayée, mais aussi la panthère, dont il existe encore quelques individus dans le Haut Atlas, le lynx caracal, le serval, le varan gris...

3)    Aider les montreurs de serpents à se recycler après une formation adéquate dans des activités aussi bien utiles que bénéficiant d'un prestige enfin mérité, telles qu’intervenir dans les écoles, entreprises et autres lieux afin de présenter les 25 espèces de serpents du Maroc à l’aide de matériel approprié (photos, brochures…) ; Ces montreurs pourraient également gérer collectivement sous la forme d'une coopérative un vivarium leur appartenant installé sur la Place Jemaa el Fna comprenant 4 pavillons**. Dans le premier pavillon, on pourrait présenter (mais cela reste à l'étude, étant donné les risques de maltraitance) quelques espèces de serpents vivants dans des terrariums très bien entretenus respectant leurs besoins vitaux. Dans les pavillons 2 et 3, il pourrait y avoir dans un une exposition permanente de photos des reptiles du Maroc, et dans l'autre des photos de quelques arachnides (scorpions, araignées...), ainsi qu'une vente de brochures et d'affiches. Et enfin dans le quatrième pavillon, des exposés pourraient être réalisés par les ex-montreurs (« charmeurs »), lesquels présenteraient en différentes langues à des heures indiquées sur une affiche les espèces de serpents. Ils expliqueraient, par ex., comment  différencier une vipère d’une couleuvre, quelle conduite à tenir en cas de morsure par un serpent venimeux (ce qu’il faut faire, mais aussi ne pas faire), ils transmettraient à leur public des éléments de base sur leur biologie, etc.

4)    Suggérer aux autorités du pays et à celles de Marrakech de favoriser l'émergence d'un nouveau concept pour l’ensemble de la Place Jemaa el Fna, lequel s’inspirerait de ce qui se fait par exemple maintenant à Barcelone***, et qui exclurait tout spectacle animal quel qu’il soit… La place pourrait, par exemple, accueillir des groupes musicaux, des groupes de danse de tout le pays comme des pays voisins (Mauritanie, Sénégal, Mali, etc.).

5)    Proposer une alternative à ceux des Aïssaoua qui vivent de la capture des serpents (ils ne doivent pas être confondus avec les montreurs de serpents). Cette alternative consisterait à les recycler en gardes de zones protégées (Parc National, par ex.) et également à les employer en tant que guides naturalistes dans ces zones…

6)    Enfin, œuvrer, comme cela a été suggéré, à créer au moins un Parc National. Nous pensons principalement à la région située à l’ouest de Guelmin, laquelle sert de principal lieu de capture par les Aïssaoua et d’approvisionnement des montreurs de serpents. Cette région est l’un des derniers sanctuaires des cobras et vipères heurtantes, mais aussi de mammifères, tels que le serval et le caracal. On y trouve également des chats gantés, des lièvres, des aigles de Bonelli et encore quelques (rares) gazelles de Cuvier…

Le Maroc est mûr pour de tels changements. Beaucoup de marocains aimeraient se débarrasser de cette image qui leur est collée à la peau d'un pays ne sachant pas guérir des séquelles du Moyen-Âge et  refusent par conséquent tout réductionnisme culturel. Chaque culture nationale est diversifiée et dynamique, elle comprend toujours des éléments contradictoires, réactionnaires et axés sur le progrès, lesquels ne font pas toujours bon ménage. C'est le moins qu'on puisse dire. Quant aux touristes, nombreux, plus nombreux qu'on n'aurait pu le penser, sont ceux qui voient d'un mauvais oeil ces spectacles et ces pratiques insensibles à la souffrance d'êtres vivants à qui on ne veut accorder aucun droit parce qu'ils ne sont pas des êtres humains. Des pratiques qui par ailleurs contribuent sérieusement à appauvrir la biodiversité alors même que le monde est plongé dans une crise écologique sans précédent, laquelle menace, et l'est déjà à plus d'un titre, d'être la plus grande catastrophe à laquelle la vie est confrontée.

Par Michel AYMERICH

* Les spectacles des prétendus "charmeurs" sont interdits en Inde depuis déjà 1972 (Voir article ci-dessous...)

** Ce vivarium pourrait reposer soit sur une structure stable soit sur une structure démontable...
*** Rappelons qu'à Barcelone, capitale de la Catalogne (Espagne), il existait dans un passé récent sur la Place del Pi des spectacles d'animaux où l'on présentait des singes magots. Si en Espagne où malgré l'opposition de beaucoup d'espagnols, les corridas demeurent une honte pour l'Europe, les catalans ont ainsi montré qu'il y a des traditions qui peuvent être avantageusement jetées aux poubelles de l'histoire...


L'Inde a ouvert la voie...

Ainsi que nous pouvions le lire dans un article des Agences AFP et VNA, l'Inde a interdit depuis 1972 les spectacles de serpents.

"Considérés comme des dieux pour savoir dompter les cobras, mais interdits par une loi de 1972, le million de charmeurs de serpent que compte l'Inde sont accusés de mauvais traitements par les défenseurs des animaux qui veulent les transformer en éducateurs spécialisés dans les reptiles. Chaque année, environ 400.000 serpents sont retirés de leur environnement naturel pour danser devant les flûtes de charmeurs sous l'œil des touristes ébahis. Mais leur ondulation au rythme de la musique, on la doit à un entraînement cruel dispensé à coups de mauvais traitements physiques. Amputés de leurs crochets venimeux, ils meurent une fois relâchés dans la nature après six mois et quelques de "prestations", accusent les organisations de défense de la faune. Une loi adoptée en 1972 a poussé la plupart des charmeurs hors des villes, par peur de se faire arrêter par la police, les renvoyant dans les villages où ils gagnent beaucoup moins, selon une étude publiée par le fonds privé Wildlife Trust of India. Ils y "jouissent d'un statut de quasi-dieu car ils sont capables de conquérir ces animaux mortels", explique Bahar Dutt, membre de l'organisation qui a parcouru l'Inde pour mener l'enquête. Conscient que des milliers d'Indiens dépendent de ce métier pour vivre, le trust ne cherche pas à leur retirer ce moyen de subsistance. "Leurs connaissances pourraient de plus être utilisées pour la conservation" des reptiles, explique Mme Dutt. Le fonds propose donc de transformer les charmeurs en "éducateurs aux pieds nus". Embauchés par les centres de conservation de reptiles, ils pourraient partager leurs connaissances sur les animaux, le venin et la médecine traditionnelle capable de guérir les morsures. Comme solution alternative, le Fonds suggère également de faire des charmeurs des membres d'ensembles musicaux, ressuscitant ainsi une vieille tradition indienne qui voulait que les charmeurs fassent partie des "Festivals d'Inde", spectacles typiques qui avaient coutume de tourner en Europe et en Amérique du Nord dans les années 80. Les projets du Fonds trouvent toute leur logique, estime le charmeur Krishan Nath, qui ne demanderait pas mieux que de partager ses connaissances. Le sexagénaire souligne de plus l'actuelle contradiction entre la police qui le traque dans la rue, car sa profession est illégale, et ces nombreuses personnes qui viennent le chercher en désespoir de cause pour guérir une morsure ou capturer un serpent."
    AFP/VNA ( 27/06/04 )



 Reportages sur l'exploitation et la maltraitance des serpents, singes magots et autres animaux à Marrakech
Voir les photos!!!
Appel au boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées sur la maltraitance animale et  l'exploitation de la biodiversité au Maroc
Lire et signer l'Appel
Exposé lors du Premier Congrès Méditerranéen d'Herpétologie
 (Marrakech, avril 2007)
Pour une alternative écologique et moderne à la destruction par capture des ophidiens remarquables par les Aïssaoua au Maroc
Charte du respect des espèces et des écosystèmes
Éléments de réflexion sur des serpents, des scorpions et d'autres "bêtes" dites "dangereuses", et sur nous-mêmes...
Echange entre Pierre Rasmont
et Michel Aymerich
Appel!
pour l'adoption de mesures de protection en faveur de la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus)

Actualisée le 20/04/08
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