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Ne
Tombez plus sous le
charme!
Cobra moribond
présentant un chancre buccal.
5 DH au minimum pour un serpent passé autour du cou d'un(e)
touriste, 20 DH au minimum pour une photo. Combien d'argent a
été amassé en fin de journée, combien en un
mois?
© Michel Aymerich
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Réactions
de la presse internationale
Chers
lecteurs,
Des
interviews et des
reportages ont été réalisés sur le
thème de l'Appel
au boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées
sur la
maltraitance animale et l'exploitation
de la biodiversité au Maroc. Radio France bleue, l'agence
de presse espagnole EFE, l'Agence France Presse (AFP), une radio
italienne, la revue allemande
FOCUS, la Gazette de Montpellier, etc., ont réalisé des
interviews...
La
chaîne de
télévision marocaine 2M, l'AFP et Associated Press ont
chacune réalisé un reportage filmé. National
Geographic a repris une partie de ce dernier reportage qui peut
être visionné en ligne (voir lien ci-dessous)
L'
AFP a mis
en ligne le documentaire réalisé il y a quelques jours
(le lien vers la vidéo se trouve ci-dessous).
Bien-sûr, comme on pouvait s'y attendre dans le reportage, les
"charmeurs" qui ne charment que les touristes
complaisants ne peuvent avouer ce que nous dénonçons tant
dans notre appel que dans
l'article et le reportage associés. Ils continuent d'affirmer
que les cobras sont bien nourris et vivent de nombreuses années
(ils se gardent bien d'ailleurs d'affirmer la même chose pour les
couleuvres et les vipères, comme s'ils voulaient reprendre d'une
main ce qu'ils semblent concéder par mutisme d'une autre). C'est
normal, comme il est normal que vous
vous serviez de votre sens critique et de votre capacité
à vous informer pour
ne plus tomber dans le panneau... Des photos existent qui
démontrent la totalité de ce que nous
avançons. Certaines peuvent être vues sur ce site
(cliquez sur le lien situé dans le cadre ci-dessous).
Pour
autant, que
certain(e)s
soient rassurés, nous avons établi le contact tant avec
les montreurs de
serpents de Marrakech qu'avec des représentants de
l'autorité (Eaux et Forêts) à Rabat et des
solutions alternatives satisfaisantes pour tous sont proposées
par nous. J'y reviendrai
en détail par voie de presse
et par Internet. En attendant d'autres
signatures nous parviennent... Si dans le reportage de l'AFP, le
chiffre de 200
signatures est donné, il a depuis été largement
dépassé. 400 ont été publiées
et il en reste une cinquantaine de nouvelles à insérer au
bas de la liste des
signataires*. Faîtes de même, c'est le moyen de peser dans
le bon sens...
Michel
Aymerich, le 22.02.08 (actualisé le 20.04.2008 )
*Actuellement,
le nombre des signataires a largement dépassé les 550 et
approche les 600!!!
Liens
directs vers deux vidéos:
Reportage de l'AFP:
http://cosmos.bcst.yahoo.com/up/player/popup/?rn=1095452&ch=1299943&cl=6562145&src=fryvideo&lang=fr
Reportage
d'Associated Press repris par National Geographic:
http://video.nationalgeographic.com/video/player/news/culture-places-news/morocco-snakes-apvin.html
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Pour une alternative écologique et
moderne aux spectacles d'hier...

Montreurs de serpents à
Marrakech...Une image du passé qui n'a aujourd'hui plus raison
d'être en ces temps d'extinction des espèces...
Eléments
d'un
projet susceptible à la fois de stopper les pratiques
basées sur la maltraitance animale et le pillage de la
biodiversité, et d'offrir une alternative viable, durable et
avantageuse aux montreurs de serpents...
Deux rencontres avec les
représentants des montreurs de serpents de Marrakech nous ont
permis de leur exposer quel but nous voulons atteindre :
1)
Abolir les spectacles de serpents*, comme tous les spectacles animaux
basés sur la maltraitance animale et le pillage de la
biodiversité.
2)
En finir avec la vente d’animaux vivants ou morts dans le souk de
Marrakech, comme dans tous les autres souks et autre lieux
visités par des touristes ou non. Les « herboristes
», par ex., lesquels vendent pour les besoins en sorcellerie des
animaux morts ou vivants. Parmi ces animaux, des espèces
très menacées et condamnées à la
disparition à brève échéance si rien n'est
entrepris. Notamment la hyène rayée, mais aussi la
panthère, dont il existe encore quelques individus dans le Haut
Atlas, le lynx caracal, le serval, le varan gris...
3)
Aider les montreurs de serpents à se recycler après une
formation adéquate dans des activités aussi bien utiles
que bénéficiant d'un prestige enfin mérité,
telles qu’intervenir dans les écoles, entreprises et autres
lieux afin de présenter les 25 espèces de serpents du
Maroc à l’aide de matériel approprié (photos,
brochures…) ; Ces montreurs pourraient également gérer
collectivement sous la forme d'une coopérative un vivarium leur
appartenant installé sur la Place Jemaa el Fna comprenant 4
pavillons**. Dans le premier
pavillon, on pourrait présenter (mais cela reste à
l'étude, étant donné les risques de maltraitance)
quelques espèces de serpents vivants dans des terrariums
très bien entretenus respectant leurs besoins vitaux. Dans les
pavillons 2 et 3, il pourrait y avoir dans un une exposition permanente
de photos des reptiles du Maroc, et dans l'autre des photos de quelques
arachnides (scorpions, araignées...), ainsi qu'une vente de
brochures et d'affiches. Et enfin dans le quatrième pavillon,
des exposés pourraient être réalisés par les
ex-montreurs (« charmeurs »), lesquels
présenteraient en différentes langues à des heures
indiquées sur une affiche les espèces de serpents. Ils
expliqueraient, par ex., comment différencier une
vipère d’une couleuvre, quelle conduite à tenir en cas de
morsure par un serpent venimeux (ce qu’il faut faire, mais aussi ne pas
faire), ils transmettraient à leur public des
éléments de base sur leur biologie, etc.
4)
Suggérer aux autorités du pays et à celles de
Marrakech de favoriser l'émergence d'un nouveau concept pour
l’ensemble de la Place Jemaa el Fna, lequel s’inspirerait de ce qui se
fait par exemple maintenant à Barcelone***, et qui exclurait
tout spectacle
animal quel qu’il soit… La place pourrait, par exemple, accueillir des
groupes musicaux, des groupes de danse de tout le pays comme des pays
voisins (Mauritanie, Sénégal, Mali, etc.).
5)
Proposer une alternative à ceux des Aïssaoua qui vivent de
la capture des serpents (ils ne doivent pas être confondus avec
les montreurs de serpents). Cette alternative consisterait à les
recycler en gardes de zones protégées (Parc National, par
ex.) et également à les employer en tant que guides
naturalistes dans ces zones…
6)
Enfin, œuvrer, comme cela a été suggéré,
à créer au moins un Parc National. Nous pensons
principalement à la région située à l’ouest
de Guelmin, laquelle sert de principal lieu de capture par les
Aïssaoua et d’approvisionnement des montreurs de serpents. Cette
région est l’un des derniers sanctuaires des cobras et
vipères heurtantes, mais aussi de mammifères, tels que le
serval et le caracal. On y trouve également des chats
gantés, des lièvres, des aigles de Bonelli et encore
quelques (rares) gazelles de Cuvier…
Le Maroc est
mûr pour de tels changements. Beaucoup de marocains aimeraient se
débarrasser de cette image qui leur est collée à
la peau d'un pays ne sachant pas guérir des séquelles du
Moyen-Âge et refusent par conséquent tout
réductionnisme culturel. Chaque culture nationale est
diversifiée et dynamique, elle comprend toujours des
éléments contradictoires, réactionnaires et
axés sur le progrès, lesquels ne font pas toujours bon
ménage. C'est le moins qu'on puisse dire. Quant aux touristes,
nombreux, plus nombreux qu'on n'aurait pu le penser, sont ceux qui
voient d'un mauvais oeil ces spectacles et ces pratiques insensibles
à la souffrance d'êtres vivants à qui on ne veut
accorder aucun droit parce qu'ils ne sont pas des êtres humains.
Des pratiques qui par ailleurs contribuent sérieusement à
appauvrir la biodiversité alors même que le monde est
plongé dans une crise écologique sans
précédent, laquelle menace, et l'est déjà
à plus d'un titre, d'être la plus grande catastrophe
à laquelle la vie est confrontée.
Par Michel AYMERICH
* Les spectacles des prétendus "charmeurs" sont interdits en
Inde depuis déjà 1972 (Voir article ci-dessous...)
** Ce vivarium pourrait reposer soit sur une
structure stable soit sur une structure démontable...
*** Rappelons qu'à Barcelone, capitale de la Catalogne
(Espagne),
il existait dans un passé récent sur la Place del Pi des
spectacles d'animaux où l'on présentait des singes
magots. Si en Espagne où malgré l'opposition de beaucoup
d'espagnols, les corridas demeurent une honte pour l'Europe, les
catalans ont ainsi montré qu'il y a des traditions qui peuvent
être avantageusement jetées aux poubelles de l'histoire...
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L'Inde
a ouvert la voie...
Ainsi que nous
pouvions le lire dans un article des Agences AFP et VNA, l'Inde a
interdit depuis 1972 les spectacles de serpents.
"Considérés
comme des dieux pour savoir dompter les cobras, mais interdits par une
loi de 1972, le million de charmeurs de serpent que compte l'Inde sont
accusés de mauvais traitements par les défenseurs des
animaux qui veulent les transformer en éducateurs
spécialisés dans les reptiles. Chaque année,
environ 400.000 serpents sont retirés de leur environnement
naturel pour danser devant les flûtes de charmeurs sous l'œil des
touristes ébahis. Mais leur ondulation au rythme de la musique,
on la doit à un entraînement cruel dispensé
à coups de mauvais traitements physiques. Amputés de
leurs crochets venimeux, ils meurent une fois relâchés
dans la nature après six mois et quelques de "prestations",
accusent les organisations de défense de la faune. Une loi
adoptée en 1972 a poussé la plupart des charmeurs hors
des villes, par peur de se faire arrêter par la police, les
renvoyant dans les villages où ils gagnent beaucoup moins, selon
une étude publiée par le fonds privé Wildlife
Trust of India. Ils y "jouissent d'un
statut de quasi-dieu car ils sont capables de conquérir ces
animaux mortels", explique Bahar Dutt, membre de l'organisation
qui a parcouru l'Inde pour mener l'enquête. Conscient que des
milliers d'Indiens dépendent de ce métier pour vivre, le
trust ne cherche pas à leur retirer ce moyen de subsistance. "Leurs connaissances pourraient de plus
être utilisées pour la conservation" des reptiles,
explique Mme Dutt. Le fonds propose donc de transformer les charmeurs
en "éducateurs aux pieds nus". Embauchés par les centres
de conservation de reptiles, ils pourraient partager leurs
connaissances sur les animaux, le venin et la médecine
traditionnelle capable de guérir les morsures. Comme solution
alternative, le Fonds suggère également de faire des
charmeurs des membres d'ensembles musicaux, ressuscitant ainsi une
vieille tradition indienne qui voulait que les charmeurs fassent partie
des "Festivals d'Inde", spectacles typiques qui avaient coutume de
tourner en Europe et en Amérique du Nord dans les années
80. Les projets du Fonds trouvent toute leur logique, estime le
charmeur Krishan Nath, qui ne demanderait pas mieux que de partager ses
connaissances. Le sexagénaire souligne de plus l'actuelle
contradiction entre la police qui le traque dans la rue, car sa
profession est illégale, et ces nombreuses personnes qui
viennent le chercher en désespoir de cause pour guérir
une morsure ou capturer un serpent."
AFP/VNA ( 27/06/04 )
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Reportages sur
l'exploitation et la maltraitance des serpents, singes magots et autres
animaux à
Marrakech
Voir les photos!!!
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Appel
au boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées
sur la
maltraitance animale et l'exploitation
de la biodiversité au Maroc
Lire et
signer l'Appel
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Exposé
lors du Premier Congrès Méditerranéen
d'Herpétologie
(Marrakech,
avril 2007)
Pour une alternative
écologique et moderne à la destruction par capture des
ophidiens remarquables par les Aïssaoua au Maroc
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Charte du respect
des espèces et des écosystèmes
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Appel!
pour
l'adoption de mesures de protection en faveur de la Couleuvre de
Montpellier (Malpolon
monspessulanus)
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