Cerastes vipera photographié par Michel Aymerich
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  Steve Irwin, le célèbre "chasseur" de crocodiles australien, tué par une raie pastenague

Irwin capturant à mains nues un crocodile

  1. J'aurais voulu le connaître, c'est presque un ami qui est mort...
  2. L'Australie rend un dernier hommage à son "Crocodile Hunter"
  3. Steve Irwin, un célèbre chasseur de crocodiles australien, tué par une raie

    J’aurais voulu le connaître,
c’est presque un ami qui est mort…

Irwin, la passion courageuse

    Steve Irwin que j'appréciais pour son engagement envers ces mal-aimés que sont serpents, crocodiles et autres "bêtes", dites dangereuses, est mort, tué par une raie pastenague.

    Il sera mort pour avoir voulu encore et encore prouver au téléspectateur assis dans son fauteuil la nécessité de la coexistence avec les autres êtres vivants, face à l'ignorance, aux préjugés, à l'esprit étroit. Face surtout à la peur irrationnelle des femmes et des hommes de ces sociétés qui prétendent faire de l’homme (oui de l’homme au sens de l’appartenance sexuelle plus que de l’espèce encore, et même, car il faut le préciser, de l’homme blanc…) soit le « roi de la création », soit encore l’aboutissement « logique », linéaire, « voulu » donc, de ce qui ne devient plus que « l’évolution » entre guillemets. Car l’évolution, la vraie, sans guillemets, n’a pas de but, elle ne poursuit pas le but d’aboutir encore et toujours à l’homme, fusse avec un grand « H ».
   
    S. Irwin se comportait comme un homme qui concentrait en lui le savoir accumulé durant de longs millénaires de dizaines et de dizaines d’Aborigènes d’Australie, animés d’une toute autre conception du monde que la nôtre. Un savoir qu’il mettait à profit, à ses risques et périls, au service de la cause du dépassement des préjugés et donc du respect de ceux que les gens (sont-ils alors autre chose que cette masse qui absorbent les individus et d’où l’individu indépendant et critique disparaît?) déclarent sans plus réfléchir « dangereux » et « nuisibles ». Ce faisant, il était amené, presque seul avec son épouse, à devoir fréquemment, trop fréquemment compenser - petit ruisseau fructueux - l’océan de bêtise ambiante. Cela lui aura été fatal.


    En ce sens, je considère qu’il n’a pas été la victime d’abord d’une raie, mais en premier lieu la victime de cette nécessité que lui imposait l’ignorance tueuse trop répandue d’être contredite, contrecarrée, ridiculisée même, afin qu’elle cesse d’exterminer la vie. Car cette dernière ne se laisse pas arbitrairement découper en tranches « utiles » et « nuisibles » ou « attirantes » et « répugnantes », mais forme un tout dynamique où chaque espèce occupe une niche nécessaire aux autres.


    En d’autres termes, Irwin aura été poussé par nos sociétés de la peur de la Nature et droguées par le profit immédiat à adopter trop souvent un comportement de défi qui mettait peut-être trop souvent sa vie en danger.

   
    Toutefois, sa vie prodigieuse aura été exemplaire, il nous aura rappelé combien nous nous sommes éloignés de la réalité pour vivre dans un univers ennuyeux, artificiel, pollué, destructeur de nombreuses formes de vie et menaçant toute vie...

Par Michel  Aymerich


mercredi 20 septembre 2006, 9h08


L'Australie rend un dernier hommage à son "Crocodile Hunter"

L'Australie rend hommage à son héros

BEERWAH (AFP) - Familles, proches et personnalités ont rendu mercredi un dernier hommage à Steve Irwin, l'icône du "Crocodile Hunter" (chasseur de crocodiles) dont la mort, début septembre à la suite d'une piqûre de raie, avait provoqué un choc national.

Près de 5.000 personnes ont assisté à la cérémonie marquée par l'émouvante intervention de la fille de l'animateur d'émissions télévisées, âgée de 8 ans.

La fille de Steve Irwin rend hommage à son père 

"Mon père était un héros -- il a toujours été là quand j'avais besoin de lui", a lancé Bindi habillée de kaki, la couleur fétiche de son père.

"Nous avons tourné des films ensemble, attrapé des crocodiles, nous aimions nous promener dans le bush. Je ne veux pas que la passion de papa s'arrête là. Je veux faire quelque chose pour les espèces en danger comme il l'a fait lui-même", a lu la fillette.

Selon les organisateurs, quelque 300 millions de personnes ont suivi en Australie et dans le monde, la cérémonie retransmise en direct à la télévision.

Le Premier ministre John Howard a ouvert l'office en rendant hommage aux qualités de Irwin et à son "don d'être naturel et authentique".

Les stars du cinéma ou de la musique telles que Russell Crowe, Cameron Diaz, Hugh Jackman, Kevin Costner ou Justin Timberlake ont également rendu hommage au défunt dans un message vidéo enregistré.

Steve Irwin, 44 ans, est décédé le 4 septembre alors qu'il était en train de tourner dans la Grande Barrière de corail un documentaire intitulé "Mortel Océan" quand il a été attaqué par une raie pastenague. Il a été piqué par le dard de l'animal en pleine poitrine.


lundi 4 septembre 2006, 18h06

Steve Irwin, un célèbre chasseur de crocodiles australien, tué par une raie

 PhotoPhoto

SYDNEY (AFP) - L'animateur d'émissions télévisées, Steve Erwin, archétype du "Crocodile Hunter" (chasseur de crocodile) australien, a succombé lundi à 44 ans à une piqûre de raie pastenague.

Propriétaire du zoo de Queensland, dans le nord-est de l'Australie, il avait également joué son propre rôle dans le film "Traqueur de Croco" ("Crocodile Hunter") de John Stainton (USA, 2002).

Star dans son pays, l'aventurier avait accédé à la réputation internationale grâce à des émissions animalières dans lesquelles il aimait s'approcher de très près de bêtes dangereuses.

Il avait déclenché un scandale en 2004 après avoir offert, devant les caméras de télévision, des poulets morts à un crocodile de quatre mètres de long, tout en portant son nouveau-né Bob dans ses bras. Il avait justifié ce geste par le besoin d'éduquer les gens sur les dangers de la nature.

Son audace lui aura finalement coûté la vie: il était en train de filmer pour une émission non loin de la Grande Barrière de corail (nord-est) quand il a été piqué par une raie pastenague, ont précisé des responsables de la police locale.

M. Irwin laisse une femme, et deux enfants de trois et huit ans.

Son émission "Crocodile Hunter", où il apparaissait en tenue d'aventurier, shorts et chemise couleur kaki, avait été lancée en 1992, avant de faire le tour du monde anglo-saxon.

Une popularité qui lui avait valu de faire une brève apparition dans "Dr Dolittle 2", avec Eddie Murphy dans le rôle principal.

Né à Melbourne, dans le sud-est de l'Australie, Steve Irwin avait été élevé à l'autre bout de l'Australie, dans le Queensland où ses parents possédaient un petit parc à reptiles.

Le jeune Irwin offrait ses services de piégeur de crocodiles aux habitants des zones résidentielles où les grands reptiles trouvent régulièrement abri. La mort du "Crocodile Hunter", sorte d'icône nationale, tournait lundi en boucle sur les radios et télévisions du pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Alexander Downer, a loué l'aventurier pour avoir porté l'image du pays à l'étranger, tout en montrant une photo de lui et sa famille lors d'une visite à Noël l'an dernier au zoo de Steve Irwin.

La ministre du Tourisme de l'Etat du Queensland, Margaret Keech, s'est fait l'écho du sentiment national. "Il a tellement fait pour l'Australie", a-t-elle lancé sur une chaîne de télévision.


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