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Steve Irwin, le
célèbre "chasseur" de crocodiles australien, tué
par une raie pastenague
- J'aurais voulu le connaître,
c'est presque un ami qui est mort...
- L'Australie
rend un dernier hommage à son "Crocodile Hunter"
- Steve
Irwin, un célèbre chasseur de crocodiles australien,
tué par une raie
J’aurais
voulu le connaître,
c’est presque un ami qui est mort…

Steve Irwin que j'appréciais
pour son engagement envers ces mal-aimés que sont serpents,
crocodiles et autres "bêtes", dites dangereuses, est mort,
tué par une raie pastenague.
Il sera mort pour
avoir voulu
encore et encore prouver au téléspectateur assis dans son
fauteuil la
nécessité de la coexistence avec les autres êtres
vivants, face à l'ignorance,
aux préjugés, à l'esprit étroit. Face
surtout à la peur irrationnelle des
femmes et des hommes de ces sociétés qui
prétendent faire de l’homme (oui de
l’homme au sens de l’appartenance sexuelle plus que de l’espèce
encore, et
même, car il faut le préciser, de l’homme blanc…) soit le
« roi de la
création », soit encore l’aboutissement
« logique », linéaire, «
voulu » donc, de ce qui ne devient plus que
« l’évolution »
entre guillemets. Car l’évolution, la vraie, sans guillemets,
n’a pas de but,
elle ne poursuit pas le but d’aboutir encore et toujours à
l’homme, fusse avec
un grand « H ».
S. Irwin se comportait comme un
homme qui concentrait en lui le savoir accumulé durant de longs
millénaires de
dizaines et de dizaines d’Aborigènes d’Australie, animés
d’une toute autre
conception du monde que la nôtre. Un savoir qu’il mettait
à profit, à ses
risques et périls, au service de la cause du dépassement
des préjugés et donc
du respect de ceux que les gens (sont-ils alors autre chose que
cette masse
qui absorbent les individus et d’où l’individu
indépendant et critique
disparaît?) déclarent sans plus réfléchir
« dangereux » et
« nuisibles ». Ce faisant, il était
amené, presque seul avec son
épouse, à devoir fréquemment, trop
fréquemment compenser - petit ruisseau
fructueux - l’océan de bêtise ambiante. Cela lui aura
été fatal.
En ce sens, je considère qu’il
n’a pas été la victime d’abord d’une raie, mais en
premier lieu la victime de
cette nécessité que lui imposait l’ignorance tueuse trop
répandue d’être
contredite, contrecarrée, ridiculisée même, afin
qu’elle cesse d’exterminer la
vie. Car cette dernière ne se laisse pas arbitrairement
découper en tranches
« utiles » et « nuisibles »
ou « attirantes » et
« répugnantes », mais forme un tout
dynamique où chaque espèce occupe
une niche nécessaire aux autres.
En d’autres termes, Irwin aura
été poussé par nos sociétés de la
peur de la Nature et droguées par le profit
immédiat à adopter trop souvent un comportement de
défi qui mettait peut-être
trop souvent sa vie en danger.
Toutefois, sa vie prodigieuse aura
été exemplaire, il nous aura rappelé combien nous
nous sommes éloignés de la
réalité pour vivre dans un univers ennuyeux, artificiel,
pollué, destructeur de
nombreuses formes de vie et menaçant toute vie...
Par Michel
Aymerich
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mercredi
20 septembre 2006, 9h08
L'Australie
rend un dernier hommage à son "Crocodile Hunter"

BEERWAH
(AFP) - Familles, proches et personnalités ont rendu mercredi un
dernier
hommage à Steve Irwin, l'icône du "Crocodile Hunter"
(chasseur de
crocodiles) dont la mort, début septembre à la suite
d'une piqûre de raie,
avait provoqué un choc national.
Près de 5.000
personnes ont assisté à la cérémonie
marquée
par l'émouvante intervention de la fille de l'animateur
d'émissions télévisées,
âgée de 8 ans.
"Mon
père était un héros -- il a toujours
été là quand j'avais besoin de lui",
a lancé Bindi habillée de kaki, la couleur fétiche
de son père.
"Nous avons tourné
des films
ensemble, attrapé des crocodiles,
nous aimions nous promener dans le bush. Je ne veux pas que la passion
de papa
s'arrête là. Je veux faire quelque chose pour les
espèces en danger comme il
l'a fait lui-même", a lu la fillette.
Selon les organisateurs,
quelque 300 millions de personnes
ont suivi en Australie et dans le monde, la cérémonie
retransmise en direct à
la télévision.
Le Premier ministre John
Howard a ouvert l'office en rendant
hommage aux qualités de Irwin et à son "don d'être
naturel et
authentique".
Les stars du
cinéma ou de la musique telles que Russell
Crowe, Cameron Diaz, Hugh
Jackman, Kevin Costner ou Justin Timberlake ont également rendu
hommage au
défunt dans un message vidéo enregistré.
Steve Irwin, 44 ans, est
décédé le 4 septembre alors qu'il
était en train de tourner dans la Grande Barrière de
corail un documentaire
intitulé "Mortel Océan" quand il a été
attaqué par une raie
pastenague. Il a été piqué par le dard de l'animal
en pleine poitrine.
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lundi 4 septembre
2006, 18h06
Steve
Irwin, un célèbre chasseur de crocodiles australien,
tué par une raie
SYDNEY
(AFP) - L'animateur d'émissions télévisées,
Steve Erwin, archétype du
"Crocodile Hunter" (chasseur de crocodile) australien, a
succombé
lundi à 44 ans à une piqûre de raie pastenague.
Propriétaire du
zoo de Queensland, dans le nord-est de
l'Australie, il avait également joué son propre
rôle dans le film
"Traqueur de Croco" ("Crocodile Hunter") de John Stainton (USA, 2002).
Star
dans son pays, l'aventurier avait accédé à la
réputation internationale grâce à
des émissions animalières dans lesquelles il aimait
s'approcher de très près de
bêtes dangereuses.
Il avait
déclenché un scandale en 2004 après avoir offert,
devant les caméras de télévision, des poulets
morts à un crocodile de quatre
mètres de long, tout en portant son nouveau-né Bob dans
ses bras. Il avait
justifié ce geste par le besoin d'éduquer les gens sur
les dangers de la
nature.
Son
audace lui aura finalement coûté la vie: il était
en train de filmer pour une
émission non loin de la Grande Barrière de corail
(nord-est) quand il a été
piqué par une raie pastenague, ont précisé des
responsables de la police
locale.
M. Irwin laisse une
femme, et deux enfants de trois et huit
ans.
Son émission
"Crocodile Hunter", où il
apparaissait en tenue d'aventurier, shorts et chemise couleur kaki,
avait été
lancée en 1992, avant de faire le tour du monde anglo-saxon.
Une popularité qui
lui avait valu de faire une brève
apparition dans "Dr Dolittle 2", avec Eddie Murphy dans le rôle
principal.
Né à
Melbourne, dans le sud-est de l'Australie, Steve Irwin
avait été élevé à l'autre bout de
l'Australie, dans le Queensland où ses
parents possédaient un petit parc à reptiles.
Le jeune Irwin offrait
ses services de piégeur de crocodiles
aux habitants des zones résidentielles où les grands
reptiles trouvent
régulièrement abri. La mort du "Crocodile Hunter", sorte
d'icône
nationale, tournait lundi en boucle sur les radios et
télévisions du pays.
Le ministre des Affaires
étrangères, Alexander Downer, a
loué l'aventurier pour avoir porté l'image du pays
à l'étranger, tout en
montrant une photo de lui et sa famille lors d'une visite à
Noël l'an dernier
au zoo de Steve Irwin.
La ministre du Tourisme
de l'Etat du Queensland, Margaret Keech,
s'est fait l'écho du sentiment national. "Il a tellement fait
pour
l'Australie", a-t-elle lancé sur une chaîne de
télévision.
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