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Éléments de
réflexion sur des serpents, des
scorpions et d'autres "bêtes" dites "dangereuses", et sur
nous-mêmes :

« Cette phobie des animaux
correspond surtout à une conception de la nature occidentale et
moderne.
Nous y rangeons l’incontrôlable : pulsions, émotions,
rêve, sexualité… » (François Terrasson)
Photo ©Michel
Aymerich
"Deux
attitudes me paraissent nuisibles, d'une
part la "parano" totale que l'on voit au Maroc à propos de tout
ce
qui rampe, d'autre part, le "waltdisneyisme" [...]"
"[On] ne peut
identifier un comportement uniquement défensif avec un
comportement agressif."
Pierre Rasmont et Michel Aymerich
(En Annexe: Gandhi
et l'unité du vivant)
From: michel
AYMERICH
To: Pierre
Rasmont
Monday, October 31, 2005
Bonjour,
En regardant le Site
"Biodiversité
du Maroc", je viens de m'apercevoir [de deux choses] [...]
A
propos de la Couleuvre de Shokar, je suis étonné par deux
choses. Tu
écris qu'elle mord volontiers ou quelque chose dans le
même genre. J'ai eu
l'occasion de capturer à mains nues ou de tenir en main environ
6 exemplaires
différents, tous adultes, de cette espèce. Des
exemplaires à forme rayée ou à
forme claire, pas un n'a mordu ou tenté de le faire. Un
Aïssaoui que je
connaissais et qui a maintenant émigré en Espagne me
disait également que ce
serpent ne mordait pas. Donc, ma question est la suivante: as-tu
été mordu par
un ou plusieurs exemplaires de cette espèce?

Couleuvre de Shokar, Psammophis shokari,
non pas maintenue, mais sur
la main.
Oued Massa, nord de Tiznit.
Photo
©Michel Aymerich
Par
ailleurs, sur les photos du
Site, tu tiens ce serpent d'une telle manière que l'on peut
supposer - et cela
plus encore après la lecture du texte d'accompagnement - que ce
serpent
présente ou pourrait présenter un danger potentiel. C'est
dommage. Déjà en
France, les couleuvres (sans parler des vipères qui n'attaquent
jamais) se font
régulièrement tuées. Encore hier, le frère
de l'amie de mon frère rapportait
avoir été témoin du massacre d'une couleuvre. Au
Maroc, la situation à l'égard
des serpents est souvent encore plus hystérique, les ouvrages de
vulgarisation
destinés à faire connaître et respecter les
serpents étant complètement absents
de ce pays et les gens laissés dans une ignorance
héritée du passé. Une
ignorance qui fait que même des lézards, telles les
tarentes communes ou geckos
de Mauritanie [et autres geckos], sont craints dans certaines
régions, alors les
serpents...

Un gecko, le Ptyodactyle d'Oudri, une
terreur pour certains Nomades!
Photo
©Michel Aymerich
Le
sais-tu? même un serpent mort et bien mort, même ses os
sont craints. D'où la
pratique consistant avec un bâton à placer un serpent mort
sur des branches élevées...
Bref,
tout cela pour dire qu'il faut faire gaffe de ne pas entretenir des
préjugés.
C'est pourquoi pour ma part, chaque fois que je le peux, je publie une
photo de
quelqu'un et même plutôt d'une femme tenant de façon
très détendue un serpent.
Afin de TUER deux préjugés. Le premier consistant
à croire que tous les serpents du
Maroc sont
dangereux, le second que les serpents puisqu'ils sont des serpents
agressent...
A
plus tard, Michel Aymerich
From:
Pierre Rasmont
To: michel
AYMERICH
Monday, October 31, 2005
Salut,
[...]
Lorsque
j'ai capturé cette couleuvre de Shokar,
elle était en train d'avaler un psammodrome.
Lorsque je l'ai prise en mains, elle m'a mordu
furieusement, un peu
comme le font les couleuvres de Montpellier ou les coronelles. Il y avait plein d'enfants autour de moi qui
criaient "Monsieur, ti va mourir, ti va mourir". Je
les rassurais tout calme. Et soudain j'ai
vu que les crochets à venin de
l'animal étaient nettement plus grand que ceux de la couleuvre
de
Montpellier dont
j'ai l'habitude. Et aussi que ces
crochets, dans la position de morsure que l'animal prenait,
étaient vraiment à
une fraction de mm de ma peau. Et
l'animal continuait d'essayer. J'ai
jugé bon d'abandonner le test et de laisser partir l'animal
avant qu'il ne
trouve la "bonne" position.. Je me suis fais une petite frousse
rétrospective. Un grand
herpétologue
(K. Schmidt, si mon souvenir est bon) est mort après une morsure
d'un
opisthoglyphe réputé inoffensif jusque-là. Je n'avais pas envie de faire le suivant. Je prends déjà bien assez de
risques avec ma spécialité (les
hyménoptères) qui tue 100 fois
plus que
les serpents. Il est tout à fait possible que je sois
tombé sur l'unique
exemplaire irascible, ou alors que je l'ai dérangé en
plein milieu de son repas
et que, comme Jean Gabin, il n'apprécie pas du tout et se
fâche
tout rouge!
Tu as
sans doute raison à propos de la
nécessité de "décharger" la haine des marocains.
J'ai
souvent
l'attitude inverse. Il y a deux raisons
à cela.
La
première est familiale. J'ai
tellement pris l'habitude de prendre les serpents sans aucune
hésitation,
couleuvre ou vipère, que mes enfants, depuis leur plus jeune
âge, en font
autant. Dans les Maures, ou je passe
pas mal de vacances, pas de problèmes car il n'y a pas de
vipère du tout. Par contre, lorsque
je suis allé dans les
Pyrénées avec elles, j'ai dû leur faire tout une
instruction afin qu'elles
abandonnent l'habitude de sauter sur tous les serpents pour me les
ramener en
me demandant "c'est quoi ça papa". Mes
trois filles se sont déjà fait
mordre par des couleuvres de
Montpellier, esculape, échelon. Je
dois
les freiner pour qu'elles évitent le reste!
Pareil avec les champignons! C'est
le revers d'une éducation très
"naturaliste". Ainsi, mes filles sont
revenues un jour à la
maison avec des rongeurs malades qui 1) ont provoqué la mort
rapide des tous
les hamsters et souris domestiques de la maison 2) nous ont
refilé à ma femme
et moi une méningite virale qui nous a esquinté pour
plusieurs mois. Pas plus tard qu'avant
hier, ma seconde
fille nous est revenue avec un pigeon mourant... J'aime
leur décomplexion et leur indépendance par rapport aux
médias mais ça me donne parfois des frissons.
La
seconde raison est que je suis
prof de zoologie et que je DOIS apprendre à mes étudiants
les attitudes qui
minimisent les risques. Et pour moi,
rien à faire, un opistoglyphe reste un animal dont la morsure
est
potentiellement dangereuse. J'apprends
toujours à mes étudiants à manipuler les serpents
et je les fais mordre par des
espèces inoffensives (ils en sont tout fiers après!) mais je ne peux me permettre ce risque avec
des espèces
opistoglyphes, même avec une bête c. de Montpellier. J'ai déjà eu une jambe
cassée et deux maladies de Lyme parmi mes
promotions, et une recherche par les secours en montagne. Je dois quand
même leur montrer une attitude
sécuritaire à certains moments.
Deux
attitudes me paraissent nuisibles, d'une
part la "parano" totale que l'on voit au Maroc à propos de tout
ce
qui rampe, d'autre part, le "waltdisneyisme" qui tend à
représenter
tous les animaux sauvages comme de gentils nounours comme dans Bambi. Aux USA, ils ont d'innombrables
problèmes
avec les ours dans les parcs nationaux à cause de cela: les
enfants veulent les
caresser! Notez bien que j'ai aussi eu
ma dose: j'ai voulu tâter la laine d'un bison (habitude
d'agronome en visite
dans les foires agricoles) et je me suis pris un coup de cornes dont je
me
souviendrai toute ma vie. Même
blague
avec un éland du Cap dans un élevage.
Alors,
une fois pour toutes, j'ai décidé
de devenir prudent auprès de mes étudiants. Les tortues
molles mordent
atrocement, les hérons crèvent les yeux, les serres de
rapace font de sacrées
coupures, un croco, même bébé, fait des blessures
graves, une seule piqûre de
bourdon a failli tuer un collègue, d'autres m'ont mis knock-down
et ont envoyé
deux assistants en réanimation. Un
vrai
zoologiste doit savoir cela. Aimer un
animal c'est aussi respecter ses défenses et savoir les
éviter. Je ne voudrais pas
être jamais mordu par une
grande vipère du levant ou heurtante! Par de paranoïa, mais
pas d'angélisme non
plus.
[...]
Pierre Rasmont
From: michel
AYMERICH
To:Pierre
Rasmont
Tuesday,
November 01, 2005
Bonsoir,
Merci
de ta réponse exhaustive.
Pour ma
part, je peux témoigner avoir été mordu
certainement plus d'une centaine de fois par des couleuvres de
Montpellier,
depuis l'adolescence jusqu'à aujourd'hui. Mordu par de petits
exemplaires, mais
surtout pas de moyens et grands exemplaires d'une taille d'1.60 et
1.65m ou
plus. En France et au Maroc. Sans conséquences!
 
Michel Aymerich se laissant mordre par
une
couleuvre de Montpellier près d'Aït Baha.
Images
tirées du reportage "Sentinelles de la Nature: Maroc" du
réalisateur Stephane
Druais
Une
seule fois, adolescent,
j'avais été mordu par un exemplaire moyen, une femelle
d'environ 1.10m qui
avait entièrement avalé mon doigt. C'est bien sûr
parfaitement exceptionnel et
incroyable. Je l'avais laissé faire pendant 10 minutes
peut-être ou même plus.
Je ne savais pas à l'époque, j'avais 14 ou 15 ans, qu'il
existait en France une
espèce de couleuvre venimeuse. Elle avait eu tout le temps
d'injecter un
maximum de venin, ce qu'elle s'était acharnée à
vouloir faire, en colère
qu'elle était que je la maintienne dans mes mains. Le
résultat avait été un
gonflement du doigt mordu et une douleur dans une glande située
sous
l'aisselle. Je ne sais bien sûr pas si elle possédait
beaucoup de venin au
moment où la chose s'est passée.
J'ai
par ailleurs été envenimé 4 fois par des
vipères (une péliade et trois aspics) et 6 fois environ
ou 7 ? par différentes
espèces de scorpions (Buthus
occitanus, Androctonus
amoreuxi et Hottentota
franzwerneri adultes). Je ne compte pas les innombrables
piqûres
de guêpes et
d'abeilles.
Exceptées
les morsures de vipères et particulièrement la
dernière
en date, il y a 7 mois, toutes les envenimations ont été
bénignes. Les piqûres
de scorpions étaient franchement tolérables et ne m'ont
en rien paralysé dans
mes prospections, etc.
Je me
souviens, par contre, d'une piqûre bien plus
douloureuse que toutes les autres, bien qu'à la
différence de celles des
vipères elle ne m'ait pas envoyé à hôpital,
c'était une piqûre de Vive à la
plage. Mais une demi-heure plus tard tout effet avait disparu.
Mais
revenons
aux serpents. J'ai eu l'occasion de capturer une couleuvre de
Moïla, également
opisthoglyphe, qui a au début tenté à plusieurs
reprises de mordre. Il est vrai
que je la provoquais systématiquement pour obtenir d'elle des
photos en
position de coiffe déployée comme un cobra. Une fois
calmée et n'étant plus
provoquée, j'ai pu, ainsi que ma femme (ex-femme) [...],
manipuler
ce serpent...
 
Couleuvre de Moïla, un serpent
opisthoglyphe des régions sahariennes.
Photos ©Michel
Aymerich
Je
comprends ta position de père et de professeur, elle est
responsable. Pour ma part, je tente d'être responsable d'une
autre manière et
dans une autre perspective. Mais mon "public" n'est pas le même.
Je
tente de l'être non pas en incitant à prendre à
mains nues des serpents
venimeux, mais à montrer que certains de ces serpents et
peut-être tous peuvent
être manipulés (quoi qu'il faille s'entendre sur la
définition) uniquement par
quelques rares personnes qui ont appris à le faire en calculant
très exactement
les risques.
 
A
gauche, Androctonus mauretanicus,
l'unique espèce véritablement dangereuse au Maroc, ne
pique que maltraité. A droite, un scorpion du genre Buthus photographié au
Maroc.
Photos ©Michel
Aymerich
Personnellement,
je peux manipuler quasiment tous les scorpions
sans me faire piquer. J'ai appris cela après des années
d'expérience. Je peux
refermer ma main dessus sans me faire piquer. Pourquoi le faire? 1)
parce que
c'est possible 2) pour démontrer
(et
c'est l'essentiel) par A+ B, sans théoriser, mais par la
pratique, que ces
espèces n'attaquent jamais, jamais, jamais et qu'elles ne sont
donc pas agressives. Ceci est valable
aussi pour les
cobras, les vipères heurtantes, les Cerastes, les Echis, quoi
que puisse en dire
parfois une littérature dite scientifique qui semble plus
rapporter des
commérages d'autres scientifiques que rapporter une
expérience vécue.
Quant
à
cette dernière expérience, elle-même ne peut pas me
convaincre. C'est
prétentieux? Je ne pense pas. Combien de fois, ai-je entendu des
scientifiques
parler de comportement "agressif" d'un serpent ou autre
"animal", alors qu'il ne s'agissait que d'un comportement
défensif
parfaitement logique.
En
d'autres termes, lorsqu'on ne chosifie pas un représentant
d'une espèce et qu'on respecte certaines règles, on peut
arriver en apparence à
de véritables prouesses. Une énorme vipère
heurtante, certes captive, certes
"amadouée", d'une taille d'1.50 m m'est passée sur le
pied
au niveau
de la cheville de ma jambe nue. Je ne risquais rien, sans doute bien
moins
qu'en étant dans une voiture en circulation. Probablement rien
du tout dans de
telles conditions. Une autre fois, c'était une vipère
à cornes au Maroc que
j'avais laissé approcher ma main. Elle l'avait analysée
de la langue et c'est
tout. Une autre fois encore, c'était une [vipère des
pyramides] Echis leucogaster
qu'une marocaine non
sans hystérie demandait qu'on tue. Indigné qu'elle
puisse souhaiter qu'on tue
ce serpent, et parce qu'elle affirmait que les serpents attaquaient, je
l'ai
libéré de sa boite, je me suis assis par terre en short
et j'ai laissé
l'Echide s'approcher de ma cuisse nue. Le serpent l'a longée
pour ensuite
s'éloigner à la recherche d'un abri.
Mais
dans la littérature sur les serpents,
y compris celle de "spécialistes", peut-être des
spécialistes de ceci
ou de cela, mais pas du comportement, on peut lire que les
vipères des
pyramides sont des serpents très "agressifs". Je rejette ce
terme qui
n'est pas et ne peut pas être scientifique, car il est subjectif
et rien
d'autre. Du point de vue d'un violeur une femme qui se défend
est
"agressive". Objectivement, elle ne l'est pas puisqu'on ne peut
identifier un comportement uniquement défensif avec un
comportement
agressif.
C'est
sur la base de tels raisonnements et surtout sur la base
d'observations réitérées de comportements, mais
surtout de situations qui
mettaient en œuvre un serpent ou un scorpion ou encore un autre
"animal" (un chien par ex.) et moi-même que j'ai fini par
comprendre
que si on "offrait" à un scorpion sa propre main comme refuge,
il
l'accepterait sans se comporter comme un homme le ferait s'il
était scorpion.
Bien qu'évidemment, il y a une différence
considérable entre un chien et un
scorpion, un chien pouvant être dressé ou devenu fou, pas
un scorpion.
Pourquoi
tant de détails, tant d'insistance à écrire dans
ce sens de ma part? parce que
je suis convaincu qu'une des causes de la destruction de ce qu'on
appelle la
Nature repose sur le préjugé selon lequel beaucoup de ses
représentants
agressent ou peuvent agresser l'homme ou la femme,
particulièrement ses enfants
qu'il met au-dessus de tout. Particulièrement les siens
d'ailleurs et non ceux
des autres.

Les inoffensifs soliguges, eux aussi,
n'agressent jamais. Ils ne mordent
qu'après qu'on ait tenté avec un bâton ou un
balais de les écraser!
Photo ©Michel
Aymerich
Or, non
seulement bien des accidents qui semblent confirmer
certains préjugés auraient pu être
évités si l'on s'était abstenu de chosifier
un animal quel qu'il soit (on ne caresse pas un chien sans son
consentement,
pas plus qu'on ne touche une personne humaine qu'on ne connaît
pas sans qu'elle
le désire ), mais encore il y a lieu de distinguer entre
prédateurs et proies.
Pour des vipères et des cobras, comme pour des scorpions, nous
ne pouvons être
des proies. Donc, ils ne viendront jamais nous chercher. Nous pouvons
être
perçus comme des prédateurs, pourrait-on penser. Oui et
non. Nous ne serons perçus
comme tels que si nous adoptons un comportement similaire: telle
gestuelle,
tels mouvements trop vifs, etc., mais notre seule présence ne
sera pas perçue
comme dangereuse par [les représentants de] ces classes
animales. Notre présence en
elle-même ne
suffit pas à provoquer une réaction défensive
suivie d'une morsure ou d'une
piqûre. C'est pourquoi certains hommes ont pu facilement se
laisser enfermer une semaine durant dans une petite pièce avec
cobras, mambas,
vipères,
crotales, etc. et en ressortir indemnes.

L'homme a émigré en
Espagne, le cobra est mort sur la place Djemaa El Fnaa
pour le plaisir des touristes Photo ©Michel
Aymerich
Je vais
le dire pour provoquer, je
préfère mille fois me laisser enfermer avec 100 serpents
venimeux quels qu'ils
soient dans un espace où je pourrai bien-sûr me nourrir et
me déplacer quelque
peu que dans une prison où sont enfermés des assassins,
des bandits, des criminels.
Je
considère que nous aurions tous intérêt à
envisager cet aspect des choses. Il
est source d'un rapport profondément modifié aux autres
êtres vivants, issus de
la "Nature", dont on doit alors accepter qu'ils ne peuvent être
considérés comme des êtres malfaisants parce
qu'intrinsèquement
"agressifs" ou à l'inverse des êtres si "gentils" qu'on
puisse les approcher ou les saisir* comme des objets dépourvus
de
personnalité...
Michel Aymerich
* Ainsi
le thaïlandais Boonreung
Bauchan, appelé "the Snake Man", parce qu'il avait en 1998
passé toute une semaine enfermé avec des serpents
venimeux, sans se faire mordre, est mort en 2004 des
conséquences de la morsure d'un mamba qu'il tenait en main. C'est là
toute la différence qui semble avoir échappé
à une presse trop heureuse d'alimenter les
préjugés du genre : "il l'avait bien cherché", dès 1998 ...
|
Réflexions
d'un autre type : De
la signification et des conséquences du massacre des serpents
sur les hommes.
|
|
Appel au
boycott des spectacles de serpents et autres pratiques basées
sur la maltraitance animale et l'exploitation de la biodiversité
au Maroc
|
Appel!
pour
l'adoption de mesures de protection en faveur de la Couleuvre de
Montpellier (Malpolon
monspessulanus)
|
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|
Exposé
lors du Premier Congrès Méditerranéen
d'Herpétologie
(Marrakech,
avril 2007)
Pour une alternative
écologique et moderne à la destruction par capture des
ophidiens remarquables par les Aïssaoua au Maroc
|
Gandhi
et l'unité du vivant
"[...] En outre, quelques amis
européens qui vivaient avec Gandhi dans son Ashram [lieu de
retraite spirituelle, ndlr] étaient choqués qu'il laisse
entrer librement serpents,
scorpions, et
araignées dans les
dortoirs. Des animaux qui vivaient leur vie. Il
interdisait même aux gens de constituer des réserves de
médicaments contre les morsures venimeuses. Il croyait à
la possibilité d'une coexistence pacifique et il s'avéra
qu'il eut raison. Il n'y eut pas d'accidents. Les gens dans l'Ashram
regardaient bien évidemment dans leurs chaussures s'il n'y avait
pas un scorpion avant de les enfiler. Même lorsqu'on se
déplaçait sur le sol dans la pénombre, on pouvait
facilement éviter de piétiner ses colocataires. [...]"
(Et - pour citer encore une fois Gandhi: " Je crois à Advaita (non-dualité), je crois à l'unité
essentielle de l'humanité et de tout ce qui vit. C'est pourquoi
je crois que lorsqu'un homme gagne en spiritualité, c'est le
monde entier qui gagne avec lui, et quand un homme échoue, c'est
le monde entier qui échoue dans la même mesure."
(traduction par Michel Aymerich)
In NAESS, Arne: "Selbst-Verwirklichung:
Ein ökologischer
Zugang zum Sein in der Welt.", in: SEBD, John u.a.:
"Denken wie ein Berg. Ganzheitliche Ökologie: die Konferenz des
Lebens.", Freiburg i.Br. 1989, SS. 38 ff.
Les serpents ne
sont pas haïs partout dans le monde, c'est ce dont témoigne
cet article du mois de septembre 2006 de l'agence Reuters ci-dessous :
Hystérie
collective au Népal après la mort d'un serpent
KATMANDOU
(Reuters) - Des dizaines d'enfants d'une école népalaise
ont été pris de
malaises, conséquence probable d'un phénomène
d'hystérie collective, après la
mort d'un serpent, animal sacré dans la religion hindouiste.
Près
de 70 enfants et adolescents, âgés de 9 à 16 ans,
ont ressenti ces malaises
depuis mardi. "Ils se mettent à crier, à pleurer et
s'évanouissent",
a déclaré jeudi Rishikesh Baral, le directeur adjoint de
l'école secondaire de
Laxmi, près de Pokhara, à 125
km à l'ouest de Katmandou.
Le
serpent, découvert la semaine dernière dans
l'école, a été tué à la demande de
la direction, ce qui a apparemment provoqué les scènes
d'hystérie des enfants
craignant un châtiment divin.
Jeudi,
des cérémonies religieuses ont été
organisées dans l'établissement pour
éloigner des lieux "l'esprit" du serpent, animal sacré
associé au
dieu Shiva.
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la Charte du
Respect des Espèces et des Ecosystèmes
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