27. A propos de "l'aventure humaine" (celle
de "Ceux-qui-prennent")
Par Pallida et Jeapi
26. L'hypothèse Gaïa... (Echange de mails)
24. La femme avec le
serpent (commentaire d'une photo de Paul Outerbridge). Par Michel
AYMERICH.
23. Echange de mails
sur le thème de l'effroyable surpopulation humaine.
22. Réflexions
d'un autre type : De
la signification et des conséquences du massacre des serpents
sur les hommes. 26 juin 2007. Par Michel AYMERICH.
21. Une tribu indienne vierge
de tout contact
avec les barbaries contemporaines. Juin 2007. Par Michel AYMERICH.
20. A Propos du texte
: "AVIS DE
TEMPÊTE A L'AUBE D'UNE NOUVELLE ERE Energies
fossiles et climat, réagissons!". Remarques de Pierre
RASMONT.
19. Le pays de
la corrida cachait une autre horreur : l'enfer des galgos.
Par Michel TARRIER.
18. A propos des cobras et autres serpents
des places de Jemaa-El-Fna et d'ailleurs... Par David OUDJANI.
17. Cher Michel
Tarrier (en guise de réponse à deux de ses
contributions sur le FORUM du GEOS) Par Hassan DOUZI.
16. Le faucon que mes yeux ont rarement
aperçu... Par Belkacem K.
15. Hommes de ma patrie,
par Saïd.
14. Venez
très nombreux faire du bruit le 16 décembre à
Merzouga : Méga concert sous l’égide
de l’UNESCO d’un artiste au grand
cœur ! par
Michel TARRIER.
13. Rira bien qui
rira le dernier... par Michel TARRIER.
12. À quand le grand Sit-in Place Jemaa-El-Fna des
stars amies de Marrakech ? A propos de
Julia Roberts et des spectacles indignes de Marrakech, par
Michel TARRIER.
11. Le grand jeu de l'Île de
Pâques, par
Michel TARRIER.
10. Observations
naturalistes au Sénégal, par Olivier LEBLANC.
9. Echange
de mails autour d'un "Petit
compte-rendu non exhaustif de la
soirée d'hier avec Nicolas Hulot et Dominique Voynet".
8. Esculape, dieu
romain de la médecine.
Association REPT.
7. La vie dans la haie.
Association REPT.
6. Avis aux promeneurs et
aux jardiniers. Association REPT.
5. Si utiles, tant mal
aimés. Association REPT.
4. Un
rapport secret sur le prochain choc climatique. Michel TARRIER.
Egalement lien vers le rapport traduit en français...
3. Exhortation
contre le spécisme. Michel TARRIER.
2. Réactions
et discussions
autour du texte de J.
Bousquet, Pourquoi
l'agriculture biologique est-elle un facteur de survie ?
1. Texte
de J. Bousquet :
Pourquoi
l'agriculture biologique est-elle un facteur de survie ?
27.
A propos de "l'aventure
humaine"
(celle de "Ceux-qui-prennent")
De : jeapi
Date : 4
octobre 2007 18:35:01 GMT+02:00
À :
J. D.
Objet : re:
Ceux-qui-laissent et ceux-qui-prennent ...
Cher Jean,
J'ai longtemps
réfléchi à l'analyse des oeuvres de Quinn par
M. Aymerich et mes conclusions sont encore plus
misanthropes et pessimistes !
En effet : tant que
l'espèce humaine est restée au
niveau "chasseur-cueilleur", elle n'a rien fait d'autre que ce que
faisaient toutes les espèces animales qui lui étaient
contemporaines.
Tuer ou cueillir pour manger et manger pour vivre.
L'agriculture lui a
permis de se sédentariser .... et
c'est là que le bât a commencé à blesser car
elle est passée de la
notion de simple subsistance à la notion de production
excédentaire et donc d'expansion !
L'Homo que l'on dit sapiens va disparaître de la
planète du fait de l'acquisition suprême qu'est son
intelligence ...
Pour moi, pas de
notion religieuse derrière tout ça,
mais le constat amer que le point de non-retour a hélas
été
dépassé du fait de la course aux profits à
laquelle est intimement liée
la "société de consommation" ...
L'animal, qui ne
possède pas l'intelligence, n'a aucun
désir de conquête, aucune méchanceté
réfléchie, aucune rancoeur
mais un INSTINCT DE SURVIE ......... que l'Homo sapiens a perdu
!
Continue donc
à rendre la vie douce aux péliades dans
ton plat pays car, là est la vérité : le respect
de la VIE
qui nous entoure, tout simplement.
Je suis un "mauvais
citoyen" car je consomme
peu (encore trop mais il est impossible de renoncer à la
civilisation) et je
dois t'avouer que lorsque je réfléchis un peu, j'ai
parfois
honte d'appartenir à l'espèce humaine ...
Allez,
bonne soirée mon ami, je souhaite que l'avenir
me donne tort .... mais je crains beaucoup d'avoir raison !
**Un livre
à lire (très ardu) : "Et
si l'aventure
humaine devait échouer" de feu Théodore Monod -
Editions Grasset.
From: Pallida
To: Aymerich Michel
Subject: RE : Fwd: Ceux
qui laissent et ceux qui prennent ...
Bonjour
Michel,
En
vous remerciant
sincèrement de tous vos courriers auxquels, hélas; je ne
prends pas le temps de
répondre du fait d'un emploi du temps débridé et
aussi mea-culpa de ma
négligence.... Je viens de lire cet ultime message et suis
heureux de savoir
que quelque part existe mon alter ego de pensée!
Je me
permet de
"pousser" plus loin le commentaire sur l'instinct de survie qu' Homo
sapiens aurait perdu en disant qu'au contraire celui-ci est
tellement présent
qu'il l'a poussé à devenir le dominant de la chaîne
vivante de toutes les espèces
(animales, végétales) en oubliant ce qu'il a
été il y a peine 10 000
ans.
Mieux
encore, de part son
"intelligence" Homo sapiens
est devenu le conquérant que l'on
connaît, le manipulateur, le créateur pour s'assurer de la
pérennité à
n'importe quel prix! On sait les souffrances, les horreurs et le
cortège de
destructions irréversibles (avec leurs réactions en
chaînes) dont il n'était
même pas conscient ou préférerait taire qui ont
été engendrés par sa soit-disante
supériorité.
Je
suis certain que
l'évolution a fait un couac en le dotant de cette
dernière et que toute
merveilleuse qu'elle puisse être, elle n'en est pas moins une
arme de
destruction massive dans sa finalité!
Nous
sommes pris dans un
engrenage et ne savons plus comment freiner la machine, trop de choses,
trop
vite... Il serait grand temps que cela s'arrête!... Pas pour
nous! Non! Loin de
là (nous ne faisons que passer et quelques milliers
d'années ne pèsent pas
lourd ) mais pour tout ce qui vit et pour la boule bleue qui nous sert
de
vaisseau spatial et temporel et qui ne peut pas contacter de base de
lancement
pour appeler:
"AU
SECOURS, VIRUS DESTRUCTEUR A BORD DETECTE NOM DE
CODE: HOMO SAPIENS
SAPIENS !"
...
ce n'est pas de la
science-fiction... nous y allons à grands pas!
Que
ne sommes nous restés
à l'état de grands singes!
Tout
est si vrai hélas
dans cette analyse "au couteau" et comme le dit si bien votre ami
Jeapi: j'aimerais tant avoir tort!
Mon
épitaphe était, est
et restera : "Le véritable crime de l'homme, c'est d'être
né!" ...
A
méditer en toute humilité et loin de toutes
pensées et croyances
politico-religio-humano-sectaires! simplement avec la vision de l'
Orang-Outang
ou du Chimpanzé! ...ce ne devrait pas être trop difficile
pour nous qui sommes
SI BIEN !
Le
roi des pessimistes...
Cordialement.
26. Une discussion sur
le thème du devenir des espèces et sur
"Ceux-qui-prennent" et "Ceux-qui-laissent"
PALLIDA a écrit :
Bonjour,
je viens de lire
vos pages et je peux vous affirmer que je suis consterné devant
l'ampleur des
dégâts (connus et inconnus) que nous infligeons tous (y
compris moi) à notre
petite sphère bleue.
Je
pense sincèrement et
ceci sans catastrophisme que devant tant de profits, d'individualisme,
l'homme
(puisqu'il s'agit bien de lui et de lui seul) est bien la seule
espèce de
mammifère qu'il faudrait voir en voie d'extinction (c'est
terrible de devoir
penser ainsi!), mais du paysan indien au
génie scientifique, qu'est-ce qui justifie, qui excuse, une
telle prétention?
Nous
sommes ici par le
grand jeu de la Nature, par une merveilleuse alchimie, un assemblage
génial de
molécules, d'atomes, etc. qui a fait de nous ce que nous
sommes
et qui nous a
inscrit dans le grand Jeu de la Vie et rien de plus... et c'est pure
folie que
de se croire autre chose que ce que nous sommes!
Dans
la grande machinerie
de l'évolution, de la simple poussière d'étoile
d'il y a 14 milliards d'années
à nos jours, comme disait un philosophe: "Le véritable
crime de l'homme,
c'est d'être né!" Il faudra m'expliquer pourquoi
nous
sommes la seule
espèce (douée d'intelligence, ce dont je doute
profondément) à nous sentir si
supérieure?
Peut-être
DOIT-il en être
ainsi...encore pendant quelques milliers d'années avant de
retourner au
néant...?
Nous
ne sortirons pas
vainqueurs de toute cette désolation que nous semons. Au mieux
nous allongerons
notre "temps de passage" mais à quel prix pour tout ce qui nous
entoure?
Je
suis natif d'un coin
de campagne et ai pas mal voyagé et partout je n'ai rien
trouvé qui me
réconcilie avec la nature humaine. La seule confiance que
j'accorde sans
restriction va à la Nature qui, bien avant nous, a su
gérer
son évolution et à
son rythme. Le constat (sans animosité aucune) est que je ne
crois plus en
l'Homme. Amer savoir que je tire du voyage! Pour reprendre une
expression
lourde de conséquences: L'homme a programmé sa propre
solution finale.
Laissons
le facteur temps
agir... nous y arriverons!
Je reste
pétri
d'admiration devant des personnes comme vous qui vous battez au
quotidien pour
faire savoir, reconnaître et essayez de sauver ce qui peut
l'être! Respect à vous tous
de par le monde car même
devant le constat d'échec où nous courons vous aurez eu
le mérite d'avoir
essayé et d'y avoir cru. Admiration sincère.
Un
habitant de la
planète.
-----
Original Message
-----
From:
michel aymerich
To: PALLIDA
Sent:
Sunday, May 20, 2007 2:28 AM
Subject:
RE :
Commentaires
Bonjour
ou bonsoir (il
est tard),
Tout
d'abord, merci de
votre soutien moral.
Je vous comprends, mais
je ne peux me permettre d'adopter votre pessimisme ou même toute
forme de
pessimisme ou bien alors à la manière d' Antonio Gramsci
lorsqu'il conseille :
"Il faut allier le pessimisme de
l'intelligence à l'optimisme de
la
volonté"
Que
faire d'autre, sinon?
Je ne pense pas que
l'homme en tant que tel soit la cause du problème. Les peuples
de
chasseurs-cueilleurs, tels les Indiens d'Amazonie, les
Aborigènes d'Australie,
les Bushmens du Kalahari et bien d'autres ne se sont pas
comportés et ne se
comportent pas, lorsqu’ils sont eux-mêmes et non
acculturés, comme des
"terminators", des exterminateurs subjectifs ou objectifs de toute
vie, y compris humaine...
Le
problème vient d'un
type de civilisation que l'auteur américain Daniel Quinn
qualifie de "Ceux-qui-prennent" par opposition à
"Ceux-qui-laissent" (les peuples
cités ci-dessus). Ce type de civilisation trouve sa source dans
la révolution
agricole commencée il y a dix mille ans, une révolution
dirigée contre les
peuples de chasseurs-cueilleurs et contre toutes les espèces
sauvages et ce
jusqu'à aujourd'hui...
En ce
sens, on ne peut
désigner l'homme en tant qu'Homo
sapiens comme étant
coupable. Comme s'il
l'était génétiquement.
Je vous envoie ci-joint
copie d'un texte (* Voir lien ci-dessous) que j'avais
adressé à mon ami Michel
Tarrier dans lequel à sa
demande je résumais brièvement, très
brièvement, trop brièvement la pensée de
D. Quinn dont je conseille vivement la lecture de ses ouvrages, tout
particulièrement son "Ishmael".
[...]
Meilleures
salutations,
Michel Aymerich
-----
Original Message
-----
From: PALLIDA
To: michel
aymerich
Il
est évident que votre
commentaire est on ne peut plus juste. Homo sapiens n'est par-lui
même LE
responsable direct de cette hécatombe de plus en plus visible
puisqu'il
s'inscrit au même titre que tout ce qui fait
de la Terre ce qu'elle est dans la merveilleuse
machinerie de l'univers, mais je ne peux
concevoir
dans une évolution dite "normale" (avec tout ce que cela
implique,
disparition de certaines espèces au profit de nouvelles,
périodes de
désertification, de glaciation etc.) pourquoi,
soudain, une
étincelle que je nommerai "intelligence" (puisqu'il faut des
mots
pour nous comprendre) est venue gripper la machine et que l'homme soit
de ce
fait l'être tel que je connais?
Y
a-t-il eu erreur dans
la programmation de l'évolution? Le facteur "intelligence"
est-il
l'élément anarchique (un mal) nécessaire afin de passer à autre chose? L'homme est-il
un "moyen" pensé
et prévu par l'évolution et inéluctable pour
accéder à l'étape supérieure et
surtout sans lui?... j'en doute fortement...
Ou
alors serait-ce le
seul et unique "couac" de l'évolution? je le pense
malheureusement...
Sur
les millions
d'espèces de notre planète, nous sommes la seule à
ne jamais vivre pour vivre.
Depuis
que nous nous
sommes doués d'intelligence, nous avons créé autre
chose: la grande quête du
plus, du mieux qui engendre gratuitement égoïsme,
individualisme, esprit de supériorité,
création de besoins (même s'ils ne sont pas
justifiés), goût de la possession, du
pouvoir, de la gloire... Nous
défions les lois élémentaires de la vie:
manipulations génétiques, fission de
l'atome pour nous assurer suprématie et
pérennité! Nous piétinons allègrement
la
merveille qu'est la Vie sous toutes ces formes.
Lutter,
se battre pour
survivre et rester inscrit dans Le Grand Livre est une
nécessité naturelle
depuis la nuit des temps (certains y sont parvenus, d'autres ont
disparu ou
évolué), mais vivre pour
gâcher,
éradiquer, anéantir, modifier les bases de ce qui existe
et vit. NON! Aucune espèce n'a
jamais été programmée pour
cela. Pour qui nous prenons nous?! Nous nous sommes octroyés le
droit de décider
au nom de la sacro-sainte intelligence. Ce n'est pas de notre
compétence.
Nous sommes si insignifiants, seulement de passage et même avec
tous les savoirs
mis en commun, nous sommes à des années lumière
d'égaler "CE" qui a
fait que nous sommes là.
Depuis
votre commentaire,
je me suis permis de rectifier la pensée (qui n'est pas de moi)
dont je vous
faisais part: Le véritable crime de l'homme c'est d'être
né! en "Le
véritable crime de l'homme c'est d'être né pour
être "intelligent"!
Je ne
crois en aucun dieu
et pas en l'homme, en revanche compréhension, respect et
humilité resteront les
mots qui m'aideront à terminer mon passage sur la planète
bleue.
Ne
m'en veuillez pas trop de tant de
noirceur.
Cordialement.
Guy.
-----
Original Message
-----
From:
michel aymerich
To:
PALLIDA
Bonsoir,
Je fais la distinction au
sein des Homo sapiens, car je
pense que la question est culturelle
(historique)
et non génétique (une tare propre à
l'espèce, en l'occurrence l'intelligence).
La preuve
EST l'existence
de cultures très différentes, et même tout à
fait opposées, c'est à dire
antagoniques en ce qui concerne leur rapport aux autres espèces
et aux
écosystèmes. Ce qu'on appelle la Nature.
En
accusant l'espèce tout
entière et en faisant par conséquent fi de ces nombreuses
preuves apportées par
les faits démontrant l'antagonisme en question, on commet une
erreur de méthode
qui conduit évidemment au pessimisme sur l'espèce.
Ceci
étant dit, je ne
pense pas que la solution soit un simple "retour" au "passé", un
passé, précisons-le tout de suite, qui
n'est pas un passé pour tous les peuples, mais l'est pour nous...
Je pense plutôt qu'il nous faut
accomplir une formidable révolution de nos modes de
pensée et d'action sur la
Nature (et donc aussi vis à vis des peuples de
chasseurs-cueilleurs qui en sont une partie constituante et
intégrée), ce qui touche par conséquent
à nos modes
de production et de consommation, à notre culture, à nos
rapports sociaux, etc.
En ce
sens, je pense
qu'il nous faut démontrer bien plus d'INTELLIGENCE et non moins
de celle-ci face aux défis
posés.
J'observe qu'il est bien
plus aisé de parler et conscientiser en matière
d'écologie les personnes
formées et lettrées qu'illettrées et ignorantes,
même si rien n'est totalement
mécanique et que des nuances soient à apporter à
ce propos.
Nous avons besoin de bien
plus qu'une « étincelle » d'intelligence, afin
d'opérer le tournant nécessaire,
ou bien alors de ce type d’étincelle de laquelle jaillit la
flamme !
Là où je peux vous
comprendre/rejoindre
partiellement, c’est lorsque vous émettez un doute productif sur
une forme
d'"intelligence", une forme inadéquate, destructrice et en fin
de
compte historiquement et pratiquement idiote, si ce n'est la plupart du
temps
criminelle...
A
quoi bon accumuler des
connaissances dans des domaines qui ne mènent qu'à plus
d'aliénation face à la
Nature et à toujours plus de destructions, mettant en
péril toutes les espèces,
y compris la nôtre.
Oui,
je pense que
"l'aborigène", comme on l'appelle, possède ou
possédait une intelligence
culturelle moyenne largement supérieure à celle moyenne
des citoyens de nos
cultures, oui supérieure à celle de beaucoup de nos
scientifiques.
Je
n'écris
toutefois pas tous...
Car je n'oublie pas
l'intelligence remarquable d'un T. Monod.
Ces
hommes et ces femmes
(les aborigènes, par ex.) possèdent un savoir ininterrompu,
hérité depuis des
millions d'années, et non un savoir "traditionnel"
âgé au plus de quelques
milliers
d'années, marqué par le stigmate de la
rupture conduisant à
l'ignorance qu'a été la "révolution"
néolithique (l'affirmation de
plus en plus totalitaire de l'agriculture...)

Vidéo avec
représentation de l'affiche du film de Werner Herzog :
Le pays où
rêvent les fourmis vertes, exposant à travers une
histoire particulière l'antagonisme entre deux cultures: celle
"blanche", vorace et autophagique
qui structurellement s'oppose aux équilibres dynamiques de la
Nature contre celle "noire" et autolimitatrice qui vit depuis des temps
immémoriaux en symbiose avec toutes les autres espèces
animales et végétales.
Aujourd'hui
l'écologie et
la philosophie écologiste redécouvrent ce que ces hommes
"savent" et
en redécouvrant cela, nous apprenons à être de plus
en
plus modestes et à douter
jusqu'à nos capacités d'explication,
phénomène tout à fait dialectique qui fait
que plus on sait, moins on a le sentiment de "savoir".
C'est
pourquoi ces
guillemets, car je pense parfois qu'il s'agit moins chez ces peuples
d'un
"savoir" au sens intellectuel que nous prêtons au mot que d'un
savoir-vivre, lequel est caractérisé par une
espèce de "science"
immédiate, comparable dans le meilleur sens du terme à
celui que possède toutes
les autres espèces animales sauvages (nous sommes aussi des
animaux, plus
précisément des primates, plus précisément
encore des grands singes...).
En
fin de compte, que
devons-nous savoir pour vivre? Une des réponses est : jamais
oeuvre humaine ne
dépassera ni même égalera "l'oeuvre", si le terme
est permis (employons-le à titre de procédé
littéraire), de
centaines de millions d'années
d'évolution des espèces et des écosystèmes
étroitement liés.
Nous devons être humbles, apprendre à
l'être toujours plus et apprendre
à
protéger, à respecter, à
admirer, à servir la Nature (espèces et
écosystèmes et non jardins à la
française), oui à la servir et non plus à la
piller, à l'exploiter, à la
ruiner, à la détruire...
Il
nous faut donc une
nouvelle civilisation qui pour moi ne peut être que la
société sans classes de la
décroissance, tant populationnelle qu'économique,
basée sur la plus haute démocratie et constituée
d'individualités authentiques (hautement formées et
qualifiées, cultivées, responsables). Une
décroissance, donc, dans le
sens de moins, mais
mieux…
BUT: Quelques centaines
de millions d'humains à l’échelle mondiale. Combien
exactement? A « calculer »
en s'inspirant du passé, puis à voir empiriquement en
fonction de la réalité...
Pourquoi la
société sans classes?
Parce
que le capitalisme
est foncièrement incompatible avec la solution de la crise
écologique.
A ce
sujet, celui du
capitalisme et non de ce type de société, je recommande
fortement la lecture du
livre
de Michel Tarrier*...
Meilleures
salutations, Michel
Aymerich
*Un pavé
dans la mare
écologique!
Un nouvel ouvrage de
Michel TARRIER:
"2050,
Sauve qui
peut la terre!"
*Liens
vers le texte dont il est question ci-dessus : Lire
& vers quelques autres réflexions sur
le thème de
" Ceux-qui-laissent" et de " Ceux-qui-prennent" : Lire
|
26. L'hypothèse
Gaïa...
(Echange de mails)
From:
michel aymerich
Sent:
Friday, July 06, 2007 2:09 AM
Subject: L'hypothèse
Gaïa...
L'hypothèse Gaïa...
"De
concert avec le célèbre biologiste
Lynn Margulis, James Lovelock a conçu une hypothèse
scientifique permettant de
considérer que les systèmes vivants de la terre
appartiennent à une même entité
régulant l'environnement de manière à
préserver les conditions favorables à la
vie : tel est le sens de l'hypothèse Gaïa, nom Grec de la
déesse de la terre.
Il s'agit de
reposer la problématique de l'histoire de la vie et de la terre.
Notre "monde vivant",
étonnante anomalie au regard de la
planétologie
comparée, ne foreme-t-il pas un système, un "tout"
comparable à un
organisme auto-régulé dont il nous resterait à
comprendre ce que Lovelock
appelle la "géophysiologie" ?
http://www.ecolo.org/lovelock/lovebiofr.htm
De: "PALLIDA"
<snaky25@orange.fr>
À:
"michel
aymerich"
Objet: Re:
Guy
Date:
Fri, 6 Jul
2007 19:19:38 +0200
Bjr
Michel et encore merci de vos courriers.
Il va
sans dire
que si vous souhaitez utiliser mes écrits, vous avez toute mon
approbation mais
je doute qu'avec mes lacunes dans de nombreux domaines ils ne vous
soient
d'un grand poids dans la balance... mais s'ils pouvaient seulement
faire
réfléchir quelques uns ou donner l'envie à
d'autres de vouloir savoir... vous
m'en verriez très heureux!
J'adhère
totalement à l'hypothèse dont vous me parlez et en
ce sens elle rejoint la vision que j'ai de la globalité du monde
vivant.
La Vie
est unique et si fragile! Depuis la fusion des 2 premières
poussières
d'étoiles après le BIG BANG... l'Histoire
s'est mise en marche... La nôtre
viendrait beaucoup plus
tard... poussières, fusion, gazs, magma, refroidissements,
roches..., des
millions d'années... et puis l'EAU... et le Miracle (au sens
littéraire du
terme) qui ne pouvait jamais se produire... et voilà la cellule,
la Vie
à l'unité... Nous
appellerons la suite Evolution,
dérive des plaques... puis
assemblage et puis à nouveau le chaos... à plusieurs
reprises... mais toujours la
Vie qui s'accroche, qui se
transfome, qui résiste, végétale ou animal,
qu'importe, elle est là et malgré
les pires cataclysmes, il faut compter avec. On est ici dans le
Merveilleux!
D'une
seule cellule, des milliers d'espèces vont se créer,
des millions d'êtres vont se succéder dans une harmonie
réglée par une loi
fondamentale: la survie: "à tous prix"... mais sans
l'intervention
d'un être dit supérieur. Fatalisme? Non je dirai respect
d'un tout!... et puis
voilà une espèce a developpé ce que nous
appellerons
"Intelligence"... pure vanité!
Devions-nous
apparaître dans ce monde du vivant pour
anéantir, tranformer ce qui ne devait pas l'être ou
seulement naturellement
(atome, génétique etc...)? pour imposer notre dictat?
Est-il
"normal" que cette planète avant de
retourner au néant (puisque c'est la Loi cosmique) passe
à une accélération de sa propre
destruction du fait de la présence de cet apprenti-sorcier
qu'est l'homme
puisqu'il lui faut un nom de nomenclature... ou est-il logique, est
prévu que
cet être soit le moyen pour Gaïa de passer à une
autre étape? La victime qui
consciente du danger crée son propre bourreau.
Géophysiologie?
J'aime beaucoup.
Cordialement.
Guy
25. La femme avec le
serpent
(commentaire d'une photo de paul
Outerbridge)
Par Michel Aymerich
Woman with
Snake, 1938. Photo Paul Outerbridge
Ici,
le serpent
et la femme, avec l'arbre pour cadre naturel, représentent une
unité
fructueuse unifiant la procréation, la naissance, la mort et une
nouvelle vie. L'ophidien est porté tel un
nouveau né par une femme aux traits et à l'expression
franchement féminins qui l'observe - quelque
peu soucieuse - avec une responsabilité maternelle. Ses
écailles ventrales segmentées, ses anneaux formant un
cercle et sa couleur
noirâtre suggèrent les entrailles de la femme. La langue
dardée nous rappelle qu'il s'agit bien d'un serpent. La partie
terminale de son corps descend, longe les formes féminines
jusqu'à se confondre avec celles-ci en en épousant les
contours et semble discrètement à la façon d'un
long phallus vouloir aller rejoindre le vagin
dans un acte prometteur de vie. Ici, point d'absurde phobie, point de
diabolisation, point de consternant
"péché", point de contrition aussi autodestructrice
que destructrice du vivant, mais une
érotique nudité assumée sans complexes au Paradis
constitué de la forêt et de ses habitants, et formant une
totalité vitale aux parties interdépendantes...
|
24.
Echange de mails sur le
thème de l'effroyable surpopulation humaine
Réponse à
un mail qui a servi de base au texte publié sur ce site:
"Réflexions d'un autre type: De la
signification et des conséquences du massacre des serpents sur
les hommes"
(Voir ci-dessous)
De : Jacques
À : michel
aymerich
Envoyé le :
Dimanche, 24
Juin 2007, 4h23mn 51s
Objet : Re:
Introduction
au Diaporama sur les serpents du Maroc
Je pense que dans les milieux
naturalistes (j'en fait partie), il y a des gens qui, malheureusement,
se
satisfont souvent de leur petit fond de commerce (spécialiste de
ceci ou de
cela..) et dans les associations des "militants" qui se satisfont de
leur petit rôle (responsable de ceci ou de cela)... Leur
rafraîchir la mémoire -
à eux aussi - concernant la surpopulation humaine ne peut pas
faire de mal !
Vous avez bien fait de mettre les pieds dans le plat ...
Ceci dit, bravo pour
votre combat marocain, vos observations de terrain et bravo pour votre
site,
vos prises de positions et vos infos... et bon courage pour la suite.
Jacques,
membre de
diverses organisations d'étude et de protection de la nature et
quelque peu
irrité par l'inertie de la plupart des défenseurs de la
faune sauvage..
Original
Message -----
From:
michel aymerich
Sent: Tuesday, June 26,
2007 2:25 AM
Subject: Tr :
Introduction au Diaporama sur les serpents du Maroc
Merci de votre
mail
encourageant...
J'ai également fait partie pendant des
années d'une
association d'écologistes et fréquenté un certain
nombre de naturalistes, comme
j'ai également connu des militants qui pour beaucoup d'entre-eux
correspondent
exactement au portrait que vous en avez donné...
Bien
sûr, il y a les autres, il y a toujours
quelques exceptions, mais dans l'ensemble, hélas, je pense que
vous avez
raison!
C'est
consternant... C'est aussi pourquoi
j'écris comme je le fais et c'est aussi pourquoi Michel Tarrier
écrit et
intervient de manière multiple comme il le fait...
Merci
de nous montrer que l'inertie
constatée vous irrite également, surtout concernant cette
question taboue de la
surpopulation humaine.
Encore
une fois, de tels mails comme le
vôtre sont encourageants...
Meilleures
salutations, Michel Aymerich
PALLIDA
a écrit :
De nouveau Guy, je
regardais dernièrement une émission sur la population
terrienne et d'éminentes
personnalités affirmaient que vers 2050/2070 nous serions
environ 10 milliards
et que par un "automatisme de masse", cette population cesserait
par-elle même de s'accroître du fait du manque
d'approvisionnement en matières
vitales (eau, nourriture, place...) et que même avec un
diagnostic alarmant,
l'humain trouverait manière de vivre dans l'adaptation qu'il
aura fait de son milieu!.
Il est évident que je me suis rangé du côté
des "idiots".
C'est à hurler! Comment
peut-on imaginer un instant (et sans avoir fait Sc.Po. etc...)
léguer une
planète "saine" (et ce n'est déjà plus le cas)
avec le constat que
nous pouvons en faire dès aujourd'hui!
Adaptation! Oui mais en
quoi et COMMENT? Si elle est naturelle et s'inscrit dans l'ordre et le
déroulement de la vie d'un milieu, rien à dire... mais
puisqu'aujourd'hui
adaptation passe par sciences (toutes ou presque) comment ces
érudits peuvent
penser que leurs sciences (souvent de l'inutile) pourront permettre au
genre
humain (le divin!) de continuer le massacre (à tous les niveaux)
sans un jour
se retourner contre lui!
C'est folie et
prétention!... regardons simplement le mal engendré sur
les cent dernières
années. Quelle preuve faut-il de plus?
"Il n'est pire
aveugle que celui qui... " et comme les aveugles sont la plupart du
temps
des décideurs, les producteurs, les législateurs... et
les profiteurs!
Que peut-on dire à un
malade que les médecins ne veulent pas réellement soigner
QUAND CELA EST ENCORE
POSSIBLE?
... qu'il faut attendre
encore?... que ce n'est pas si grave?... jusqu'à l'acharnement
thérapeutique?
OUI et APRES ??????
Il faut refuser de se
contenter d'un: "Désolé, nous ne savions pas, nous
n'avions pas prévu,
nous sommes humains et donc faillibles, nous nous sommes
trompés..."
Nous devons garder à
l'esprit que nous n'aurons pas deux essais en ce domaine! Triste et
effrayante
constation!
Amicalement.
Guy
23. Réflexions d'un autre type : De la
signification et des conséquences du massacre des serpents sur
les hommes
"La loi
de la majorité n'a rien à dire là ou la
conscience doit se prononcer." ( Gandhi)
Par Michel AYMERICH
Face
à la profonde barbarie
- il n'y a pas d'autre adjectif objectif - multiforme et
omniprésente qui
caractérise selon mes observations quotidiennes les "cultures"
(beau
mot pour caractériser d'insoutenables pratiques) dominantes
et leur culte du
machisme, du sexisme, du racisme, du spécisme
(discrimination envers ceux qui sont sans plus de réflexion
qualifiés d'
"animaux" en opposition à l'Homme!) et de la violence
structurelle qui en est la cause et
le corollaire, l'envie me démangeait depuis longtemps de porter
un coup
moral aux tueurs de serpents (venimeux ou non).

Serpent inoffensif (couleuvre fer à cheval) tué au Maroc
pendant la digestion d'un agame, dont les pattes lors du processus de
décomposition du serpent ont traversé la peau de ce
dernier.
©Photo
Michel Aymerich
C'est
pourquoi j'ai décidé d'introduire un petit texte en guise
d'introduction dans le
diaporama de présentation des serpents du Maroc, visible sur ce
site (voir lien ci-dessous)-
une présentation rappelons-le qui n'avait jamais eu pour but en
soi de montrer des images
de serpents et de m'autosatisfaire de la présentation
de toujours plus d'espèces de ce pays...
L'attitude
envers les serpents est pour moi une pierre de touche morale, logique
et éthique, car ils représentent, notamment avec les
araignées et les scorpions, les animaux mal aimés sans
lesquels le respect authentique et conséquent de la Nature est
impossible. Cette
dernière ne peut en effet être privée d'une partie
importante sinon essentielle de ses composantes, d'après les
critères arbitraires habituels gouvernant les
sociétés
caractérisées par l'état d'agression contre la Nature
commencé depuis le néolithique et devenu actuellement un état de
guerre permanent contre celle-ci. [...]
Cliquez-ici
pour lire tout le texte.
|
Interview avec Bernard Werber
http://www.terre.tv/indexvod.php?case=1&ref=00030
Après
avoir visionné cette interview qui dure quelques minutes,
où le thème de la surpopulation humaine est
abordé, vous pouvez également cliquer sur le lien du site
www.terre.tv se
trouvant en haut à gauche.
Ensuite vous pouvez de nouveau cliquer sur un autre lien vers une
seconde
interview avec Bernard Werber (Pensées
de terriens,
Bernard Werber) tout
aussi intéressante sinon plus encore que la
première... Ce second lien se trouve sur la droite, parmi une
série d'autres
liens...
Tous
les commentaires sur ces deux
interview sont les bienvenus. Ils pourraient même,
éventuellement, être publiés
sur le site du GEOS, lequel tente d'apporter sa pierre à
l'édifice d'une
nouvelle civilisation qui réconciliera la majorité de
l'espèce humaine à
laquelle nous appartenons avec les autres espèces (la Nature).
|
22. Une tribu indienne vierge de
tout contact
avec les barbaries contemporaines

Va t'on
chercher à les « civiliser » (leur
inculquer notre barbarie),
les christianiser, les islamiser, les prolétariser, les
complexer en matière de
sexualité, leur faire croire qu'ils doivent cacher leur corps
(car ce serait
« honteux » d'être nu!), leur
inculquer un prétendu
« savoir » qui fasse d’eux des êtres ne
sachant plus comment vivre,
en faire des consommateurs avides de « biens »
superficiels (et
surtout aussi inutiles que nuisibles chez eux et ailleurs), leur
faire manger des
tomates et autres fruits et légumes sans saveur produits sous
serre, leur faire croire que
parce qu'ils sont des hommes ils sont et doivent être par nature
(sic !)
en opposition avec les autres espèces et les
écosystèmes (la Nature en général), en faire des
pollueurs vivant au
milieu de leurs déchets en plastique, leurs canettes en
aluminium, leurs
piles contenant du mercure, les emprisonner entre quatre murs avec
fenêtre
donnant sur d’autres murs, etc., bref, faut-il leur faire croire
qu'ils
ont commis le péché d'Adam et Eve et que pour cela
ils doivent être exclus
du paradis pour nous rejoindre emmurés dans notre enfer
terrestre?
Michel Aymerich
Mon, 4 Jun 2007 21:04:54
+0200
Cher
Michel, je ne
partage pas tes craintes, c'est à dire que je ne me fais aucune
illusion!!
Dans
notre monde de
connards, cette tribu n'a continué de (sur)vivre justement QUE
parce qu'elle
n'était pas repérée
Elle
l'est maintenant?
Adieu,
donc....
Karim A.
Mon, 4 Jun 2007
Bien
sûr que oui ! Et
vite fait !
Au mieux
il seront
prostitués pour l'écovoyeurisme culturel et, MIRACLE,
leurs objets seront
commerce EQUITABLE...
Le temps
de cet échange
de messages et les plus jeunes arborent déjà des tee
shirts fluos MacDo et Las
Vegas.
Michel
Tarrier
Mon, 4 Jun 2007 21:04:54
+0200
Ils ont
eu le grand
malheur de rencontrer des hommes appartenant à notre
civilisation, celle du
marche ou crève, détruits et fais des profits pour
détruire encore plus et
toujours.
Nous ne
sommes même pas
capable de laisser ce patrimoine humain, si merveilleux, tranquille et
nous
allons nous empresser de leur donner des Tee-shirts Coca cola et
autres, qui
vont les dénaturer à jamais.
Michel,
nous faisons parti d’un monde inhumain,
galvanisé par la bêtise et le « moi » !
Ne
t’inquiètes pas, nous allons bientôt
les voir à la télé avec leurs sauveurs, nous
n’avons plus de femme à barbe à
montrer dans nos cirques, nous avons mieux. Ce n’est pas la
première fois que
ce genre d’annonce me fait bondir, foutons leur la paix, pauvres
hommes, ils
n’avaient pas besoin de nous, non vraiment pas !
Amicalement,
Joël
Sat, 9 Jun 2007
19:24:20
+0200
Bjr, aucun commentaire
à ajouter de ma part, vous avez écrit ce que je
pense...
[...]
Guy (Pallida)
Une tribu
indienne vierge de
tout contact (juin 2007)
"La tribu
Metyktire, qui n'a
jamais eu de contact avec la civilisation occidentale, a
été localisée par
hasard dans la forêt amazonienne.
Une tribu indienne qui
n'avait jamais eu de contact formel avec la civilisation occidentale a
été
découverte dans une région reculée de l'Amazonie,
ont annoncé les autorités
fédérales brésiliennes, vendredi 1er juin.
La tribu Metyktire, qui compte
quelque 87 membres, a été découverte la semaine
dernière dans une zone rendue
difficile d'accès par la forêt dense et l'absence de
rivières à proximité, à
environ 2.000
kilomètres au nord-ouest de Rio de
Janeiro, a déclaré Mario
Moura, un porte-parole du Bureau fédéral indien.
Un sous-groupe des Indiens
Kayapo.
Cette tribu est un sous-groupe
des Indiens Kayapo et vit sur les 4,1
millions d'hectares que couvre la réserve indienne Menkregnoti,
a-t-il précisé.
Les Indiens Kayapo n'avaient pas eu de contact significatif avec les
Metyktire
jusqu'à l'apparition inattendue de deux Indiens Metyktire dans
un village
Kayapo la semaine dernière, a-t-il ajouté.
"Nous
ignorons la raison pour laquelle ils ont décidé de
rentrer en contact
maintenant... seul le temps le dira. C'est un processus très
lent",
a-t-il
observé. Les tribus isolées sont
généralement découvertes quand des bûcherons
ou des cow-boys empiètent sur leurs territoires.
Un mode de vie traditionnel
respecté.
Patrick Cunningham, du
Groupe de soutien à la culture des peuples indigènes,
basé à Londres, qui
participe à une expédition dans cette région, a
indiqué dans un e-mail que les
membres de cette tribu parlent une ancienne version de la langue Kayapo
et
vivent nus. A l'image de nombreux membres moins intégrés
des Indiens Kayapo,
les hommes portent le pénis en fourreau et certains ont des
plateaux dans la
lèvre inférieure, a-t-il indiqué. Les femmes se
rasent le haut de la tête.
Environ
700.000 Indiens vivent au Brésil, la plupart en Amazonie. Quatre
cent mille
d'entre eux vivent dans des réserves où ils tentent de
préserver leur culture,
leur langue et leur mode de vie traditionnels. (AP)"
"AVIS DE
TEMPÊTE A L'AUBE D'UNE
NOUVELLE ERE
Énergies
fossiles et climat, réagissons!" [1]
©Photo
Michel Aymerich
Remarques de Pierre
RASMONT
"L'explosion
de la population humaine est un résultat de l'utilisation
massive
des ressources fossiles pour produire des engrais. Selon ces
spécialistes, sans intrants agricoles azotés, la
population humaine
"tenable" de la planète est d'environ 2 milliards d'habitants
(au
lieu de 6 milliards actuellement)." Extrait du texte
ci-dessous...
Salut
à tous, Voici un
texte
intelligent.
Grosso modo, il reprend à peu près
tout ce que je dis à mes
étudiants.
Les infos techniques de son
auteur sont à peu près correctes et c'est TRÈS
RARE.
Je diverge à propos du
nucléaire. Les infos de l'auteur sont basées sur la seule
filière actuelle
(à neutrons lents). Il existe aussi la filière à
neutrons rapide qui a
les avantages
1) d'avoir un rendement nettement meilleur (10 à 100* meilleur);
2) de générer beaucoup moins de déchets (1% des
déchets de la filière
actuelle);
3) de consommer les déchets actuellement accumulés en
guise de
combustibles.
Je diverge aussi sur l'Airbus
A380 et sur les compagnies Low-cost.
Le premier est le fruit
d'un pari intelligent sur le fait que toutes les compagnies
aériennes seront en
faillite d'ici une dizaine d'années, tout au plus.
Les seules qui
subsisteront seront celles qui feront du transport
intercontinental. Leur
concurrence sera avec le transport par bateaux. Airbus 380 consomme un
tiers de la consommation des meilleurs avions actuellement
dispos. Le
bateau met 1 semaine pour faire Le Havre-New-York, avec un long manque
à gagner
et un coût d'hôtellerie énorme, l'avion une seule
journée avec un manque à
gagner réduit et aucun frais d'hôtellerie.
En ce qui concerne les
compagnies low-cost, elles
sont DEJA le signe du déclin de
l'aéronautique. Elles se sont montées en rachetant
tous les zincs
d'occasion des compagnies en faillite, et en engageant des pilotes
chômeurs
(j'ai des copains qui ont été dans cette
situation). Elles ont tiré au
maximum sur les normes de sécurité dans les contraintes
d'entretien
périodiques. Et elles se sont installées sur les
aéroports marginaux de régions
frappées par la récession économiques où
les élus étaient à l'affût du moindre
emploi nouveau. Bref, les low-cost
sont déjà en train de se repaître des
cadavres de l'aéronautique.
Mais pour le reste, le gars a
presque tout bon.
Je pense que l'auteur est
aussi un peu trop optimiste sur un point. L'épuisement des
ressources
pétrolières (à partir de 2008 selon les
estimations les plus précises et up-to-date des
milieux de l'investissement pétrolier) aura un corollaire que
tout le monde oublie. Sans INTRANT pétrolier, les
rendements agricoles
estimés vont chuter de 3 fois. En Belgique, par exemple,
le rendement
actuel du froment est de 100 Q/ha. Sans intrants
pétroliers, ce rendement
chutera aux environs de 30 Q/ha. Le même calcul peut
être fait pour à peu
près toutes les cultures du monde.
Par un autre calcul réalisé
par les spécialistes en Azote (c'est une
spécialité marginale pour moi),
l'explosion de la population humaine est un résultat de
l'utilisation massive
des ressources fossiles pour produire des engrais. Selon ces
spécialistes, sans intrants agricoles azotés, la
population humaine
"tenable" de la planète est d'environ 2 milliards d'habitants
(au
lieu de 6 milliards actuellement). Vous remarquerez que le ratio
2/6
établis de cette manière correspond à peu
près au ratio 30/100 que je viens de
vous présenter à propos du rendement du froment en
Belgique.
Le Peak-Oil est prévu
en
2008, le Peak-Coal vers
2050. D'ici là, la population humaine mondiale
devrait passer de 6 milliards d'hommes à 2 milliards
d'hommes.
On peut grignoter quelques
centaines de millions de rescapés ici et là, on peut
tenter de gagner une ou
deux décennies mais inexorablement, c'est vers ça qu'on
va. On peut aussi
faire le calcul par d'autres voies mais on arrive toujours au
même résultat.
Cela fait froid dans le dos.
A une échelle belgo-belge, le
débat "sortie du nucléaire" est, au minimum
dérisoire. Prenons
en compte qu'il faut 15 ans pour construire une centrale dont on
connaît les
plans, et probablement 30 ans pour une centrale pour une nouvelle
filière
(neutrons rapides, en l'occurrence). Si les décisions
prises MAINTENANT
impliquent de se priver d'une telle nouvelle source d'énergie
alternative,
elles pourraient être simplement criminelles.
A tout hasard, je vous file
aussi un petit texte d'anticipation sur la vie en 2043.
Il est très
exagérément optimiste, à mon sens, mais il est
juste sur de nombreux
points. Il est optimiste sur le fait suivant: en 2043, on ne se
préoccupera plus des rejets intempestifs de CO2 mais bien de
dégotter les
moindres parcelles d'énergie disponibles. Si notre
civilisation est
capable de supporter le choc, cela ressemblera un peu à ce
texte.
Si notre civilisation implose, alors, cela ressemblera à la
Bosnie, à l'Irak ou
au Darfour...
Bye, Pierre
---------------------------------------------------------------------------------------
Prof. Pierre Rasmont
Laboratoire de Zoologie
Université de
Mons-Hainaut
Avenue Maistriau, 19
B-7000 Mons (Belgique)
| 21/02/2007
Michel
Aymerich a écrit : |
Bonjour Pierre,
Je
pense que tu voulais écrire 9 au lieu de 2 milliards!!!
"Le Peak-Oil est prévu en 2008,
le Peak-Coal vers 2050. D'ici
là, la
population humaine mondiale devrait passer de 6 milliards d'hommes
à 2
milliards d'hommes. "
A
propos, m'autorises-tu à publier ton mail dans le Forum de GEOS?
Mes
meilleures salutations, Michel Aymerich
Non, je voulais bien dire 2 milliards d'homme vers 2100.
Dès lors que la fabrication d'engrais dépend
presque exclusivement des
combustibles fossiles, au fur-et-à-mesure que ceux-ci vont
s'épuiser, les
rendements agricoles vont chuter.
Sans engrais, grosso modo, la portance de la terre
se balade aux environs de 2
milliards d'hommes, status quo ante
l'invention des engrais azotés de synthèse.
J'ai
déjà tourné et retourné ce problème
sans y trouver d'autre issue: de la
même manière que la population humaine, dopée par
les combustibles fossiles,
est passée de 2 milliards à 6 durant la deuxième
moitié du 20ème siècle, elle
repassera inexorablement de 6 à 2 milliards d'hommes durant ce
siècle.
Le texte que tu nous a transmit contient cette
idée sans oser l'exprimer.
N'ayons pas peur des chiffres.
Mais ceci éclaire le nucléaire et
TOUTES les recherches sur les énergies
alternatives SANS TABOU, d'un œil nouveau. Les erreurs d'orientation se
solderont par des millions de morts.
Dans ce sens, la position de la France est
extraordinairement favorable par
rapport à tous les autres pays d'Europe. Elle dispose d'un
expérience
considérable en énergie nucléaire et elle a un
très gros staff de recherche et
développement.
Il reste qu'il NE FAUT PLUS CONSTRUIRE de centrales
de la filière actuelle (dont
le but premier, ne l'oublions pas, était de fournir le plutonium
des bombes,
l'électricité n'était qu'un by-product).
IL
faut investir EN MASSE dans le développement des centrales
à neutron rapide
qui génèrent 100 fois moins de déchets.
Je te
passe 2 PDF à ce sujet [1].
Bien évidemment, IL FAUT développer
les énergies alternatives, dont je ne vois
d'ailleurs qu'une seule bien palpable: l'éolienne. Nos
aïeux l'avaient bien
compris, qui parsemaient les paysages de moulins à vent. Par
contre, l'erreur
est de connecter les éoliennes au réseau
électrique. Il serait BIEN PLUS
intéressant de construire les industries énergivores
(engrais azotés, par
exemple, production d'aluminium, autre exemple), DIRECTEMENT AU PIEDS
d'un parc
d'éoliennes. Ce qui supprimerait le problème du transport
et de l'inclusion
dans un réseau à demande permanente d'une énergie
par essence intermittente. On
passerait ainsi à une organisation industrielle par phase: y du
vent, on
produit; y en a pas, on manutentionne et on transporte.
Le deuxième texte que j'ai transmis hier
contient une idée intéressante: la
nécessité d'investir MASSIVEMENT dans la recherche
agronomique. Il n'y aura
plus de pesticides, il faudra donc que des armadas de biologistes
découvrent et
utilisent les agents de lutte biologique. Et, lors des crises de
pullulation,
on réquisitionnera les habitants pour écraser les
ravageurs dans les champs,
comme cela a été le cas en 1937 en Belgique avec les
doryphores.
L'idée de cultiver le colza ou la
canne-à-sucre pour produire des carburants
est une HÉRÉSIE agronomique. Toutes les terres seront,
comme par le passé,
monopolisée pour la production vivrière.
On continuera de produire du bois d'œuvre et
à recueillir les houppiers et les taillis
pour le bois de chauffage, comme par le passé. Mais cela ne fera
qu'une
fraction de l'énergie dispo.
Pour résumer, je vois le paysage comme
ça :
- nucléaire
neutrons rapides pour le réseau électrique
- éoliennes
pour la production industrielle
- bois de chauffage
- divers bricolages
locaux à base d'hydroélecrique, géothermique,
etc... sans
jamais transporter l'électricité
- disparition TOTALE
et rapide de l'aéronautique continentale (subsisteront les
transports VIP intercontinentaux).
- en ce qui concerne
le transport de passagers continentaux, c'est l'autocar
qui est le mieux placé plutôt que le train
électrique, moins souple et plus
énergivore.
- à petite
distances, c'est la BICYCLETTE qui fera la révolution.
A
titre indicatif, les pays scandinaves ont déjà pas mal
intégré ces
perspectives dans leur plans de développement.
Bye,
Pierre
Prof. Pierre
Rasmont
Laboratoire de
Zoologie
Université
de Mons-Hainaut
Avenue
Maistriau, 19
B-7000 Mons
(Belgique)
[1] Deux documents PDF : Déchets
nucléaires: quels scénarios de production? Par
Benjamin DESSUS; Réacteurs à neutrons rapides. Par W.
HANNUM, G. MARSH, G. STANFORD.
| 22/02/2007. Michel
Aymerich a écrit : |
Bonjour Pierre,
Merci pour ta réponse,
mais la phrase ne contenait pas la date de 2100.
" Le Peak-Oil est
prévu en 2008, le
Peak-Coal vers 2050. D'ici là, la population humaine
mondiale devrait
passer de 6 milliards d'hommes à 2 milliards
d'hommes. "
D'où une
difficulté à bien l'interpréter...
Toutefois, je réitère ma
question: puis-je publier sur le site du GEOS dans la rubrique FORUM
ton mail
auquel j'ajouterai après quelques menues corrections ton second
mail et les
documents PDF joints?
Je
pense que tout
échange d'idées et d'informations sur ce sujet
méritent d'être portés à la
connaissance du plus grand nombre...
Amicalement, Michel
Salut,
J'ai
du mal de dire si 2050 ou 2100 sont des moments clef.
Soyons
logique, on peut assez facilement prévoir quand une
denrée sera à sa
production maximale (Peak Oil,
Peak Coal).
Après ce moment, la courbe de
demande décroche irrémédiablement de la courbe de
demande.
On
rentre alors en situation de pénurie.
C'est
la pénurie de combustible fossile qui entraînera la
décroissance de
l'effectif de l'humanité.
La
pénurie commencera vers 2008 (Peak
Oil) mais, bien entendu, il y aura assez
rapidement une reconversion vers le charbon, avec une grosse
série de
bouleversements stratégiques.
Le
Peak Coal
étant vers 2050, là, les choses vont s'empirer
sérieusement
puisqu'il n'y a plus d'alternative fossile.
En fait, je ne sais pas comment exprimer
mon idée. La régression de
l'humanité va commencer très vite (2008) et, par une
dynamique pénible, va
retomber un de ces jours à 2 milliards. La dynamique sera
pénible dès
2008, elle deviendra très très pénible (atroce?)
après 2050.
Donc, je réécris la phrase
de cette manière, à la fois plus exacte et moins
déterministe.
Le
Peak-Oil est
prévu en 2008, le Peak-Coal
vers 2050.
Durant cet intervalle, la population humaine mondiale va commencer de
décroître. A la fin de cette dynamique récessive
(date non connue et non prévisible),
elle devrait être passée de 6 milliards d'hommes à
2 milliards d'hommes.
Intéressant ce type
d'échange. Merci d'avoir noté mon incohérence, ou
plutôt, d'avoir perçu mon hésitation.