Cerastes vipera photographié par Michel Aymerich
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Paysage bas Draa

EusparassusHéron garde boeufsStenodactylus sthenodactyluscorbeaux brunsandroctonus mauretanicusJaculus jaculusMalpolon monspessulanusMeriones libycusSpalerosophis dolichospilus

                
Nos amies les « bêtes »
« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Vache assassinée et ses meurtriers
Espagne...

« Ne serait-ce que pour enseigner la bienveillance à l'humanité, nous devrions avoir de la pitié pour d'autres créatures. »
Plutarque

« Car aussi longtemps que les hommes massacrent les animaux, ils vont s'entretuer. En effet, celui qui sème la graine du meurtre et de la douleur ne peut pas récolter la joie et l'amour. »
Pythagore

« Les naturels sanguinaires à l’endroit des bêtes témoignent d’une propension naturelle à la cruauté. »
Michel de Montaigne

« La grandeur d'une nation peut être jugée par la manière dont ses animaux sont traités
Mohandas Karamchand Gandhi

« Je ne prête pas beaucoup d'attention à une religion humaine pour laquelle les chiens et les chats ne sont pas ce qu'il y a de mieux. »
Abraham Lincoln

« Plus nous allons au contact des animaux et observons leur comportement, plus nous les aimons. »
Emmanuel Kant

« L'amour pour tout être vivant est le plus noble attribut de l'homme. »
Charles Darwin

« Les animaux, dont nous avons fait nos esclaves, nous n’aimons pas les considérer comme nos égaux. »
Charles Darwin

« Je ne vais pas tuer ou faire du mal à toute créature vivante inutilement, ni détruire toute belle chose, mais je vais m'efforcer de sauver et de réconforter toute vie douce, et garder et protéger toute beauté naturelle sur cette Terre. »

John Ruski

« Aimes les animaux : Dieu leur a donné les rudiments de la pensée et de la joie intacts. Ne troubles pas leur joie, ne les tourmentes pas, ne les prives pas de leur bonheur, n'oeuvres pas contre l'intention de Dieu. »

Fyodor Dostoievsky

« Vous ne serez jamais, et dans aucune circonstance, tout à fait malheureux si vous êtes bon envers les animaux. »

Victor Hugo

« Si un homme aspire à une vie juste, il doit commencer par s'abstenir de faire du mal aux animaux. »

Léon Tolstoï

« L'Homme meurt, l'Animal périt. »

Martin Heidegger

« L’animal ne possède rien, sauf sa vie, que si souvent nous lui prenons. »

Marguerite Yourcenar

« La question n'est pas : peuvent-ils raisonner ? Ni, peuvent-ils parler ? Mais : peuvent-ils souffrir ? »

Jeremy Bentham

« Apprendre à un enfant à ne pas marcher sur une chenille est aussi précieux pour l'enfant que pour la chenille. »

Bradley Miller

« Vous mettez un bébé dans son lit avec une pomme et un lapin. S'il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une nouvelle voiture. »

Harvey Diamond

« L'homme est un animal qui a trahi, et l'histoire est sa sanction. »

Émil Cioran

« Je ne suis pas un écologiste qui dit qu’une souris a autant de responsabilité que moi, je suis un écologiste qui dit que j’ai plus de conscience que la souris et que je suis donc responsable aussi de la souris. »

Jean-Marie Pelt

« On me demande parfois : Pourquoi dépensez-vous autant de votre temps et d’argent à parler de la bonté des animaux quand il y a tant de cruauté faite aux hommes ? Je réponds : Je travaille à ses racines. »

George T. Angell

La recension de citations à propos de la condition souffre-douleur des animaux, que l’on mange et que l’on ne mange pas, est inépuisable, tant le thème a inspiré les plus généreux et lucides penseurs, dont les bouchers ne sont que des sous-espèces de ceux-ci.

Comment ne pas appeler à un mieux-être, comment s’accommoder du pire, pour nous-même ainsi que pour tout être ? Le Principe de la Cruauté (Clément Rosset) est une vérité certaine, mais l’élan pour secourir, pour voler au secours, pour mettre un terme à une douleur innommable, injustifiée, relève du plus insensible des hommes.

En août 2006, dans le district de Maoding de la province chinoise du Yunnan, 55 000 chiens ont été liquidés en quelques jours et jusqu’au dernier, par des méthodes expéditives, sur ordre des autorités locales : adultes assommés à coup de gourdins, chiots pendus au bout d’une corde jusqu’à ce que mort s’ensuive. Un pareil massacre s’est poursuivi dans d’autres provinces de la Chine, pour endiguer la propagation de la rage. Vacciner les chiens aurait, paraît-il, coûté une centaine d’euros par dose. La Chine entretient un rapport assez ambigu avec ses chiens. À Pékin, au nom de l’hygiène publique, la possession d’un unique chien de compagnie est limitée à celle d’un sujet de moins de 35 cm de hauteur. L'enregistrement du compagnon coûte 500 euros, auxquels s'ajoute une taxe annuelle d’un montant similaire. Ces sommes, exorbitantes dans le contexte économique chinois, ne freinent pas la passion canine de certains Pékinois (pas les chiens, mais les habitants de Pékin !). Mais paradoxalement, les restaurants les plus huppés, notamment de Shanghai, proposent des mets de luxe à base de viande de chiens, lesquels sont notamment appréciés par les Chinois du Nord-Est, d’origine coréenne.

Chien encore vivant après avoir été écorché
Chine... Chien dépecé vivant!!!

Chien massacré
Chine...

Selon leur médecine traditionnelle, la viande de chien est jugée très fortifiante, et recommandée pour les reins et la peau. La soupe au chien figure ainsi sur la plupart des cartes des restaurants coréens. Si la préférence gastronomique va à la viande de Saint-Bernard, plus exactement croisés avec des bâtards locaux, c’est que leur taille de molosse en rend l’élevage rentable. Il existe ainsi des fermes canines d’engraissement, abritant plusieurs centaines de chiens, enfermés à l’étroit dans des conditions déplorables et attendant leur abattage. A l’intention de mes anciens amis maoïstes pour certains devenus anarcho-écologistes plus ou moins ultras, surfant sur le fil du rasoir entre les manifs pacifistes et l’activiste vivifiant, souvenons-nous des exterminations des chiens des années 1950, puis aussi de celle des passereaux, organisées par le Grand Timonier ! Dans l’un de ses innombrables délires et pour économiser la part des récoltes picorée par la gent ailée, Mao Tsé-Toung pensait qu’en empêchant les oiseaux de se poser et de dormir, ils s'effondreraient tôt ou tard d'épuisement. Il avait donc ordonné aux paysans d’arpenter la campagne, non seulement armés de frondes et de fusils à plombs, mais surtout de casseroles sur lesquelles ils frappaient de toutes leurs forces. Loin du maoïsme et du chien cuisiné, argumenté par une campagne de prophylaxie de la rage, le Maroc ordonne épisodiquement une chasse ouverte aux chiens errants, lors de chacune d’elle, plus de 10 000 toutous sont au mieux ramassés (il faut voir dans quelles conditions !) et euthanasiés, au pire empoisonnés sur place. Le vaccin antirabique coûte l’équivalent de 3 euros. Pas riche (?), le Royaume bénéficie d’innombrables soutiens coopératifs sur n’importe quel prétexte, sauf celui-là.

Hécatombes plus contemporaines : combien de bovins ont été abattues pour lutter contre la maladie de la vache folle, combien de poulets sont égorgés pour arrêter la grippe aviaire, tous massacres qui s’exécutent dans le plus grande aboulie convenue ? On pouvait aussi, lors de l’ouragan Katarina (et de bien d’autres), être scandalisé de voir comment les barques de sauvetage passaient devant des chiens suppliants, les ignorant et les abandonnant à la montée des eaux. On ne peut alors que songer à tous ces chiens démineurs et sauveteurs, qui ont courageusement rescapé tant et tant de vies humaines dans les avalanches et les décombres des séismes. Ainsi va la conscience humaine.

Pourrait-on encore, aujourd’hui, lors d’un cours de biologie scolaire, demander à nos enfants de disséquer vivante une grenouille clouée sur une planche ? Certainement pas, certainement plus. Bien des sociétés ne l’ont jamais fait, la nôtre oui. Il est donc indéniable qu’une prise de conscience globale est en marche, que des progrès éthiques s’affirment, avec une profonde remise en question à 360 º de notre rapport au Vivant, humanité comprise. On a comme l’impression de sortir d’une ère barbare, notamment initiée par l’avènement des monothéismes, où nous foulions du pied toutes les douleurs au nom de la domination. Le sexe féminin, les autres races, le monde animal et végétal, notre environnement, rien ne valait la peine de rien, sinon de soumettre, d’exploiter.

Homme penduSpectacle!!!
Etats-Unis (années 20)

Spectacle de l'horreur. Les monstres sourient
On commence avec des animaux non humains,
on continue avec des humains infériorisés...

Cette loi du plus fort est la plus ignoble des choses. Au nom d’habitudes, de traditions, mais aussi de trop nombreux lobbies du profit libéral et invétéré, certains secteurs, certains pays, traînent la patte. Et puis l’Église s’accroche, des intégrismes de toutes confessions se dressent, mais rassurons-nous, ce ne sont que d’ultimes soubresauts qui stigmatisent la mort de l’immonde intolérance, de l’impardonnable indifférence. Il ne faut pas cesser les coups d’état citoyens pour vaincre les tortionnaires, qu’ils soient banquiers ou religieux. Alors, d’ici quelques décennies, lorsque notre civilisation sera vraiment au bout du rouleau, lorsqu’il ne sera même plus question de passer le flambeau, lorsque toutes les ressources seront taries et que la vie ne sera que conflits, le monde sera juste et bon ! Il est de coutume d’entendre les hommes se lamenter en affirmant qu’ils aimeraient faire marche arrière – comme on fait en dansant le tango - pour recommencer autrement. La formule vaut pour l’humanité et son transit terrestre. Le bandonéon s’éteint, l’erreur est humaine, l’erreur était la règle de l’homme.

En matière de pratiques envers le monde animal, de plus en plus de législations veillent à corriger le tir en poursuivant ce qui semble reprochable. Chaque fois, pour en arriver là, pour mentaliser les décideurs, une frange rebelle et « utopique » de l’opinion publique a du désobéir, prendre certains risques pour contrer les attitudes conservatrices, réactionnaires, conventionnelles, dogmatiques. La désobéissance seule engendre de nouvelles lois. La majorité endormie aime que l’on qualifie de terroristes, d’extrémistes, de marginaux, de vauriens les résistants anti-conformistes qui montrent le chemin. Le temps qu’on s’y habitue, que l’on négocie et qu’on les enveloppe dans un fait divers, à la page délinquance. Peu importe.

En Catalogne, quatorze villes se sont proclamées anti-corrida, la Grande-Bretagne a aboli la chasse à courre, le Tadjikistan a interdit les combats de coq, etc. L’alibi principal de ce revirement repose sur l’éducation des jeunes générations. Que peut-on espérer d’un futur adulte élevé dans une culture sanguinaire, toute fondée sur l’avilissement du plus faible ? Si l’on accuse parfois l’islam d’une certaine tendance à la cruauté, n’y a-t-il pas une résonance avec le décor quotidien des carcasses animales partout suspendues dans les marchés, avec cette façon de transporter le doux agneau sans le moindre égard, d’égorger la brebis comme s’il s’agissait d’un rite cynique pour être un homme, un vrai, et pas une femme ou une « tapette » !? Le couteau dans le rouge est glorieusement affiché dès l’âge des crayons de couleurs. Drôle d’initiation au respect et à la commisération que l’univers des rangées de chèvres et de moutons pendus, écorchés vifs, ponctuant « familièrement » le chemin des écoliers musulmans. Quant aux chrétiens qui tuent leur cochon dans l’ambiance bon enfant de fêtes bucoliques, c’est tout aussi monstrueux. Il y a urgence à démythifier ces imbéciles rituels des terroirs qui ne correspondent qu’à des abominations, honteusement banalisés dans les inconsciences régionales collectives. Il est grand temps de ne plus considérer toutes les traditions comme respectables par ce qu’elles sont des traditions. En encourageant publiquement la cruauté, on pervertit la mentalité de la jeunesse. Et qu’on ne nous parle pas d’hypocrisie ! Bien sûr qu’on ne veut pas la voir, la tête morte, aux yeux exorbités, de la vache qui doit finir en steak tartare dans nos assiettes. Affaire de pudeur. Ceux qui argumentent ainsi copulent-ils sous les yeux de leurs progénitures ? La pudeur est aussi une conduite de vie. Le massacre animal, l’exhibition publique de carcasses de viande morte, c’est aussi et surtout de la pornographie bien-pensante.

Dromadaire égorgé en public
Maroc...

Spectacle où la pitié est exclue
Maroc...

« Les aliments sont les lettres d’un alphabet dont on écrit des chants de guerre ou des chants de paix ! »

G. Dupuy

Michel TARRIER

Extrait de "L’homme contre-nature"
Essai (À paraître).

"Pour un système idéaliste, les animaux jouent virtuellement le même rôle que les juifs dans un système fasciste" (T. Adorno). Voir la page...


la Charte du Respect des Espèces et des Ecosystèmes


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