Nous
émergeons péniblement d'une longue canicule
accompagnée de multiples conséquences
désastreuses : feux de forêts multipliés, pics
d'ozone couvrant de larges régions de l'Europe, milliers
de personnes âgées décédés à
cause de la chaleur, poissons morts en quantités dans les cours
d'eau à température trop élevée.
Nous
risquons maintenant d'oublier que de tels phénomènes,
vraisemblablement liés au réchauffement planétaire
provoqué par l'industrie humaine, vont très probablement
se reproduire de plus en plus souvent, et avec des intensités
plus grandes encore dans les années prochaines. C'est du moins
ce que prédisent les études scientifiques les plus
sérieuses.
Clairement, notre choix de développement n'est pas durable et,
même si
cette expression est devenue un leitmotiv, les politiques actuelles ne
sont
pas suffisamment infléchies pour mériter cette
qualification.
Agir dès maintenant : c'est l'urgence.
Inutile de nous bercer
d'illusions.
Si rien
n'est fait, nous fonçons dans le mur.
Il nous faut prendre un virage et il ne peut être pris en
douceur.
C'est un virage serré à négocier avec la
société tout entière impliquée comme
elle sait l'être lors d'une entrée en guerre.
Les conditions de vie de la planète sont
dorénavant des conditions de
survie. L'exercice va consister à persuader les citoyens que
rien ne
peut plus être comme avant, que la mobilisation est
générale mais que le jeu
en vaut la chandelle : il s'agit ni plus ni moins que de notre avenir
sur
Terre.
Les solutions sont à rechercher dans un
réformisme démocratique.
L'information sur les enjeux, la vulgarisation des résultats des
recherches, la transparence des politiques, jusqu'aux rencontres
internationales
pour des décisions communes afin que les Etats avancent
ensemble, voilà la
forme de mondialisation qu'il nous faut appeler de nos vœux.
Ajoutons aussi que des gestes concrets et quotidiens
sont déjà à notre
portée pour montrer aux leaders politiques que nous sommes
prêts à
prendre une part des efforts.
Des exemples ? Au premier rang des actions
possibles, la réduction des
climatisations et de la vitesse des voitures. Le transport routier est
une des causes majeures du réchauffement de l'atmosphère
et de la pollution
généralisée par l'ozone. La consommation accrue
d'essence des voitures
rapides augmente l'émission de nombreux gaz responsables du
réchauffement de l'atmosphère et de la formation de
l'ozone. Et bien sûr, en
faut insister sur le choix à l'achat d'une voiture à
faible consommation
amont, il d'essence.